8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 17:25

Mis à jour le 14/5/2017

Comment avoir cette ingratitude immonde envers des ancêtres spirituels qui nous ont tout légué, médecine, philosophie, géométrie, arts et sculpture... Langue, poésie...  Patrimoine matériel et immatériel.

Et ce pays-là aurait des dettes ?

Il nous semble que c'est plutôt nos générations qui ont une dette immense vis à vis de ce petit pays qu'est la Grèce. Dette qui n'a pas de prix.

Écrire cet article fait réaliser la cruauté d'une propagande généralisée : celle de la finance et des banques.

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 08:58

Le chef du gouvernement grec a multiplié ces derniers jours les interviews dans la presse européenne pour réclamer à ses partenaires européens "un peu d'air pour respirer". Il demande un délai de deux ans -2016 au lieu de 2014- pour redresser les finances de son pays, tout en promettant que la Grèce remboursera bien les aides reçues.

Mais Angela Merkel et François Hollande ont botté en touche jeudi. La chancelière a certes assuré savoir "combien ces efforts sont difficiles pour la Grèce". Mais, a-t-elle enchaîné, il faut "attendre le rapport de la troïka" des créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) qui doit être publié fin septembre avant toute nouvelle décision sur l'aide apportée à la Grèce.

"Nous voulons, je veux que la Grèce soit dans la zone euro", a martelé le président français. "C'est une volonté que nous avons exprimé depuis le début de la crise", a-t-il dit. Angela Merkel s'est toutefois gardée d'exprimer ce souhait.

Selon un sondage du jour réalisé par l'institut Emnid pour la chaîne de télévision N24, 75% des Allemands refusent tout assouplissement des engagements de réformes pris par la Grèce, et 69% rejettent l'idée d'un troisième plan d'aide à Athènes.

Aucune conférence de presse commune n'était prévue à l'issue du dîner. Cette rencontre a également été l'occasion d'aborder le conflit en Syrie et la situation humanitaire dans le pays, ainsi que la mise en oeuvre des décisions adoptées lors du dernier sommet européen de la fin juin.

Ces dernières sont "de bonnes décisions pour la croissance, la stabilité et la supervision bancaire", a déclaré François Hollande. "Il nous revient de les faire rentrer en application", a-t-il ajouté.

"Nous avons à mettre en oeuvre, si des pays en décident justement, les décisions que nous avons prises à la fin du mois de juin pour venir en soutien, notamment sur le plan bancaire, à des pays comme l'Espagne", a poursuivi le président français.

Lors de ce sommet de juin, le chef du gouvernement italien Mario Monti avait obtenu la possibilité d'une recapitalisation directe des banques par les capitaux européens.

Allant dans le sens des exigences allemandes, François Hollande s'est dit "favorable à aller plus loin plus vite sur la supervision bancaire avec la Banque centrale européenne".

La Commission européenne doit présenter le 11 septembre ses propositions pour mettre sur pied un superviseur bancaire au sein de la zone euro, qui pourrait voir le jour début 2013, avait indiqué début août une source européenne.

 

La Voix Du Nord extrait

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:27

Les Echos.fr extrait

 

La presse italienne soulignait dans son ensemble samedi que le sommet de vendredi à Rome des dirigeants des quatre principales économies de la zone euro était un "premier pas" vers la croissance de l'UE, même si le principal reste encore à faire.

"Premier pas de l'Europe pour la croissance", titre en première page le Corriere della Sera, après la rencontre entre le chef du gouvernement italien Mario Monti, le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

"Sommet de Rome: 130 milliards d'euros tout de suite" en faveur de la croissance, poursuit le journal, rappelant le principal point d'accord entre les quatre dirigeants qui se sont fixé pour "premier objectif" la "relance de la croissance" qui passe par la mobilisation de "1% du PIB européen, c'est-à-dire 120 à 130 milliards d'euros", selon M. Hollande.

"La rencontre de Rome n'a pas fourni, bien entendu, de solutions définitives et détaillées" pour aucun des problèmes soulevés, rappelle le Corriere, même si M. Monti "cherchait non pas un accord, mais une convergence" de vues "et sur de nombreux points elle existe désormais".

"Croissance, un plan de 130 milliards", titre à la Une la Repubblica, estimant que le sommet de Rome marque une étape fondamentale dans la naissance d'un "deuxième euro".

Le sommet de l'UE des 28 et 29 juin "sera le premier dans lequel les leaders européens abandonneront l'espoir de sauver le vieil euro et chercheront de donner vie à une nouvelle union monétaire libérée des tares génétiques" qui ont conduit à la crise de la zone euro, ajoute le journal.

"Ayant perdu quatre ans dans le sauvetage de l'euro n° 1" depuis le début de la crise financière en 2008 "les Européens ont très peu de temps pour mettre en chantier l'euro n° 2", poursuit le quotidien.

"La bonne nouvelle est qu'ils en sont tous conscients et qu'ils concordent tous, plus ou moins, sur la recette de la nouvelle union monétaire. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il ne réussissent toujours pas à se mettre d'accord sur les dosages de la recette", estime La Repubblica.

La Stampa publie un éditorial du titre "Les petits pas d'une nouvelle Europe", estimant que la rencontre de Rome a utilement remplacé les sommets bilatéraux France-Allemagne qui étaient supposés faire avancer l'UE.

"Les quatre principaux pays de la zone euro ont un ton plus légitime d'un groupe de travail préparant" les travaux des sommet de l'UE, poursuit La Stampa, relevant "l'absence totale d'arrogance" de ce groupe.

"L'utilité de ce quartette qui ne prétend pas guider l'Europe est paradoxalement encore plus importante du fait qu'il s'agit de pays qui se trouvent dans des conditions très diverses, avec des approches et des priorités qui exigent un débat sérieux et difficiles pour trouver une conciliation", conclut le journal.

 

Commentaire :

 

 

Les petits épargnants et les gros riches retirent leur argent des banques en Grèce. C'est la saignée de l'argent et c'est la mort annoncée du cheval Europe.

 

Il faut dire que ce n'est pas le manque de patience qui leur fait défaut.

 

Depuis combien de temps on vire de l'argent aux banques au lieu de le mettre dans les véritables circuits économiques ?

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 16:02

Extrait de LaVoixduNord éco

 

Le chef de l'Etat, qui prendra ses fonctions le 15 mai, est attendu par les dirigeants européens et les marchés sur sa promesse de "renégocier" le pacte de discipline budgétaire pour le "compléter" par une panoplie de mesures pour relancer une croissance atone sur le Vieux Continent.

 

 

Très offensif pendant la campagne, surtout vis-à-vis de la chancelière allemande Angela Merkel qui a inspiré le traité budgétaire signé début mars par 25 Etats de l'Union européenne, François Hollande n'a pas mis d'eau dans son vin une fois élu.

 

 

Il s'est immédiatement donné pour "mission" d'apporter "à la construction européenne une dimension de croissance, d'emploi, de prospérité", avant de s'afficher en porte-parole des "peuples" qui, "dans toutes les capitales", "veulent en terminer avec l'austérité".

 

 

La nouvelle position de la France a reçu les soutiens de plusieurs pays, de la Belgique à l'Irlande en passant par l'Italie.

 

 

Pour autant, la partie s'annonce serrée. L'Allemagne a envoyé au nouveau président un double message: main tendue sur la croissance, fermeté sur l'austérité.

 

 

"Le pacte budgétaire n'est pas négociable", a martelé lundi la chancelière conservatrice. "Il n'est pas possible de tout renégocier après chaque élection" car dans ces conditions "l'Europe ne fonctionne plus", a-t-elle insisté.

 

 

François Hollande et Angela Merkel, qui composent le nouveau couple franco-allemand, se sont parlés dès dimanche soir et devraient se voir très rapidement après le 15 mai.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 22:13

 

Article modifié le 22/02/12

 

 

Extraits du blog européen de Jean-Luc Mélenchon  

 

 

Lundi 30 Janvier (...) 25 Etats membres de l'UE se mettaient d'accord pour valider un traité « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire » (TSCG) visant à imposer une règle d'or renforcée aux Etats.

  

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 25 ont prévu de le signer le 1er Mars prochain et de le ratifier avant le 1er Janvier 2013.

 

 

Avec l'ensemble des partis de l'autre gauche européenne, le Front de Gauche fait campagne contre ce traité et demande la tenue d'un référendum sur sa ratification.

 

 

La tenue d'un tel référendum en France est possible, il suffit pour cela qu'un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales en prenne l'initiative (article 11 de la Constitution). La bataille pour un référendum commence maintenant !

 

[ Mais aussi le Gouvernement peut en prendre l'initiative lui-même comme en 2005 sous l'impulsion du Président de la République ]

...

Assistance financière: attention menace !

 

- D'un côté, le texte insiste sur le fait que "le contenu du présent traité ne doit en aucun cas affecter les conditions de politique économiques en vertu desquelles une assistance financière a été octroyée" à un Etat par l'UE et le FMI (considérant)

 

- De l'autre, il est indiqué qu'à partir du 1er Mars 2013, aucune aide financière ne sera octroyée au titre du mécanisme de stabilité financière si l'Etat concerné n'a pas ratifié le traité ! Pire : ce n'est pas seulement sa transposition mais son application dans les temps (1 an après l'entrée en vigueur du traité dans le pays) qui sera nécessaire ! (considérant)

 

Respect de la règle d'or :

 

c'est 3% de déficit public et 0,5% de déficit structurel maximum… Problème: il n'existe pas de définition fixe du "déficit structurel". En Avril 2011, dans son rapport sur la dette publique française, l'OCDE appelait encore à une harmonisation de la définition du "déficit structurel" .

Une petite place pour le Parlement européen

 

Une nouveauté datée du 19 Janvier 2012.

- Une possibilité : le président du Parlement européen invité aux sommets de la zone euro
N'allez pas croire qu'il y soit invité à tous les coups ou qu'il y ait un quelconque pouvoir. C'est bien écrit " le président du Parlement européen peut être invité pour être entendu ". Les chefs d'Etat ont donc la possibilité de l'inviter pour l'auditionner. (article 12.4)

   

- Une obligation : le Président de la Zone euro devra aussi rendre rapport devant le Parlement européen après chaque sommet de la zone euro (article 12.4)

 

-Cela ne donne pas franchement plus de poids au Parlement européen mais au moins aura-t-il l'assurance d'être informé.

Par contre ça institutionnalise un peu plus ce président de la zone euro et ces sommets.



Incorporer le traité au traité de Lisbonne

 

Depuis le 6 Janvier il est clairement stipulé qu'au plus tard 5 ans après son entrée en vigueur, une initiative doit être prise pour permettre cette incorporation (article 14.6)

A noter: En Juin 2011, le déficit structurel de la France était de 3,9% du PIB selon la Commission européenne (quoique la Cour des Comptes discute les chiffres de la Commission estimant que la France n'a pas réalisé les efforts structurels que lui attribue la Commission). Le ramener à 0,5% du PIB suppose une réduction d'environ 74 milliards d'euros soit environ 14 milliards de plus que le budget de l'éducation nationale !

...

 

La Cour européenne de Justice sanctionnera les Etats qui ne transposent pas la règle d'or dans leurs Constitutions 

 

- La Commission européenne désignera les Etats qui devront être jugés par la CJUE : Il est prévu prévoit la Commission fasse un rapport sur la mise en place par les Etats membres de l'article 3.2 du traité (constitutionnalisation de la règle d'or et mise en place d'un mécanisme national automatique de correction défini par la Commission et sous le contrôle d'autorités nationales indépendantes)

...

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 21:41
    sur le blog de Jean-Luc Mélenchon
 
ici article modifié le 07/03/12

Historique par Bruxelles

Facilité européenne de stabilité financière (FESF) – établi en mai 2010, le FESF est un organisme intergouvernemental doté d’une capacité de prêt de 440 milliards d’euros aux États membres de la zone euro ayant besoin d’une assistance financière. Les États membres de la zone euro garantissent eux-mêmes les prêts. Le FESF sera remplacé par le MES le 1er juillet 2013.

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)– également créé en mai 2010, le MESF peut prêter jusqu’à 60 milliards d’euros aux États membres de la zone euro ayant besoin d’une aide financière. Le MESF est garanti par le budget de l’Union européenne, bien que les versements effectués ne soient pas réellement prélevés sur le budget lui-même. Le MESF sera lui aussi remplacé par le MES le 1er juillet 2013.

Mécanisme européen de stabilité (MES) – ce mécanisme permanent de résolution de crise de l’UE sera opérationnel à partir du 1er juillet 2013. Il se substituera au MESF et au FESF en tant qu’instrument utilisé pour apporter aux États membres de la zone euro l’aide financière dont ils auront besoin. L’assistance sera accordée sous une stricte conditionnalité et subordonnée à un programme d’ajustement macroéconomique. Les modalités de fonctionnement du MES ont été adoptées lors du Conseil européen de mars 2011. Il aura une capacité de prêt effective de 500 milliards d’euros. Pour permettre sa création, un accord a été trouvé sur une modification de l’article 136 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne [ce n'est plus le Conseil qui décide]

Réflexions

Le Mécanisme européen de stabilité : un remède pour saigner les Etats

Ce mécanisme est présenté, de même que son prédécesseur le « Fonds européen de stabilité financière » (FESF) comme un mécanisme de solidarité entre les Etats membres de la zone euro. Certes il engage les finances des Etats au bénéfice d’autres Etats mais toute « assistance financière » est subordonnée à de « strictes conditionnalités ». Entendez par là des plans de rigueur de la troïka (Commission-BCE-FMI) dont on a pu observer les conséquences désastreuses sur la Grèce, le Portugal et l’Irlande. Ce mécanisme organise donc la casse sociale et la récession en fait de « solidarité ». D’ailleurs, les Etats sont réticents à demander une telle « assistance financière ». Mais sous la double pression de la troïka et des agences de notation, ils finissent par la demander. Sachez d’ailleurs qu’ils peuvent désormais être mis sous pression pour demander une telle assistance « par précaution ».

 

Le traité MES a été signé le 2 février 2012 par les Etats membres de la zone euro. Ce jour-là, les derniers amendements convenus le 9 Décembre 2011 et dans le cadre du nouveau traité « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire » ont été intégrés dans le traité dont une première version avait été signée le 21 Juillet 2011.

 

Ses rédacteurs souhaitant voir ce mécanisme entrer en vigueur dès Juillet 2012, sa ratification expresse a été demandée aux Etats membres. Il y avait donc urgence à faire ratifier ce texte par les Etats ayant un droit de veto sur son entrée en vigueur (la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne qui participent au capital souscrit du MES à hauteur de plus de 10%).

  

En France où les travaux parlementaires seront clos début Mars, l’Assemblée nationale votera sur cette ratification le 21 Février

  

 [Ratifié le 21/02/12 par l'Assemblée nationale ]

 

 

Quelques remarques sur les considérants du traité :

 

- Complémentarité avec le TSCG : Il est précisé dès les [premiers] considérants, le (5), que « le présent traité et le TSCG (traité « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire ») sont complémentaires dans la promotion de la responsabilité budgétaire et de la solidarité au sein de l'Union économique et monétaire ». Le fait que l’octroi d’une assistance financière soit odieusement conditionné par la ratification du TSCG se trouve ainsi justifié.

 

- La collaboration étroite avec le FMI : il est stipulé aussi dès les [premiers] considérants, le (8), que « le MES coopérera très étroitement avec le Fonds monétaire international ("FMI") dans le cadre de l'octroi d'un soutien à la stabilité. Une participation active du FMI sera recherchée, sur le plan tant technique que financier. Il est attendu d'un État membre de la zone euro demandant l'assistance financière du MES qu'il adresse, lorsque cela est possible, une demande similaire au FMI ». De fait le FMI est « si possible » présent à toutes les étapes (l’évaluation du risque conduisant à octroyer l’aide, la négociation du plan de rigueur, le contrôle de la mise en œuvre de celui-ci, et même lors des votes des organes décisionnels du MES où le FMI « peut être invité comme observateur »)

Comment fonctionnera le MES ?

 

Mécanisme européen de stabilité financière
(mise en place initialement prévue pour Juillet 2013, finalement Juillet 2012)

Nature

Institution financière internationale relevant du droit international public (pleine personnalité juridique) établie à Luxembourg (avec un bureau à Bruxelles)

Capacité de prêt

500 milliards d’euros (montant pouvant être augmenté par le conseil des gouverneurs)

Gestion du MES

Attention : les membres n’ayant pas versé les montants qui lui sont exigibles ne peuvent pas exercer leur droit de vote dans les organes du MES

 

- Le Conseil des gouverneurs composé des représentants des ministres des finances des Etats membres de la zone euro. Le  président de l’eurogroupe, le commissaire européen en charge des affaires économiques et monétaires et le président de la BCE y sont présents comme observateurs. Le FMI peut être invité comme observateur.

A noter : les gouverneurs doivent être nommés dans les 15 jours qui suivront l’entrée en vigueur du traité  

    

- Le président du Conseil des gouverneurs (mandat de 2 ans) qui peut être le président de l’Eurogroupe si les représentants des Etats le décident.

     

- Le Conseil d'administration est composé d’un administrateur par Etat membre désigné par son gouverneur, un administrateur observateur pour la Commission et un administrateur observateur pour la BCE. Le FMI peut être invité comme observateur.

 

 

- Le directeur général : Elu par le Conseil des gouverneurs pour un mandat de 5 ans il préside les réunions du Conseil d’administration et participe à celles du Conseil des gouverneurs. Il gère les affaires courantes conformément aux décisions des deux Conseils.

Capital

Budgets nationaux des Etats membres de la zone euro* au prorata du PIB (80 milliards versés en 5 versement annuels représentant chacun 20% du montant total à verser – 620 milliards dont 15% doivent être versés comme paiement anticipé

 

- premier versement : dans les 15 jours suivant l’entrée en vigueur du traité
- Ce montant peut être modifié par le Conseil des gouverneurs par un vote à l’unanimité
- Ce montant est immédiatement augmenté en cas de nouvelle adhésion au MES (nouvel Etat membre de la zone euro)
- en cas de retard de paiement, l’Etat membre perd son droit de vote et peut (sur décision du conseil des gouverneurs à la majorité qualifiée de 80% donc veto France et Allemagne) devoir payer des intérêts !

        

Fonds de reserve et autres fonds

Sanctions versées par les Etats membres au titre du Pacte de Stabilité et de Croissance et des procédures pour déséquilibres économiques

 

Revenus des investissements décidés par le conseil d’administration (si le MES ne procède à aucune opération d'assistance financière, tous ses gains devront être reversés, après déduction du coût de fonctionnement et des couts administratifs, aux Etats membres ; même chose si les niveaux du capital libéré et du fond de réserve sont au-dessus du niveau requis après une opération d’assistance financière)

Emprunts

Le MES est habilité à emprunter sur les marchés de capitaux (« banques, institutions financières, autres personnes et institutions ») pour réaliser ses buts.

(décision du directeur général conformément aux lignes directrices établies en la matière par le Conseil d’administration par vote à la majorité qualifiée de 80%)

Bénéficiaires

- Etats membres de la zone euro qui ont ratifié et appliqué le traité sur la discipline budgétaire (traité « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire » dit TSCG)

 

(Les Etats qui deviendront membres de la zone euro devront devenir membres du MES)

Forme de l'assistance financière

- prêts à taux préférentiel (fixés par un vote du Conseil des gouverneurs, ils pourront être fixes ou variables mais seront toujours supérieur aux coûts de financement pour le MES et prévoiront une "marge de risque appropriée") plafond des prêts cumulés : 500 milliards (devrait être réévalué)

 

- lignes de crédits

- rachat de titres de dette sur le marché primaire

- rachat de titres de dette sur le marché secondaire (décision prise sur la base d’une analyse de la BCE constatant une situation exceptionnelle)

- prêts pour la recapitalisation des institutions financières d’un Etat membre

A noter : la liste des instruments financiers peut être modifiée par le Conseil des gouverneurs (vote à l’unanimité)

Conditions d'activation et de versement de l’assistance financière

1. Demande de l’Etat en difficulté ou « à titre de précaution » (il faut savoir que les Etats sont très largement incités voire menacés par le Commission avant de demander une « assistance financière »)

 

2. Commission et BCE « si possible en collaboration avec le FMI » évaluent le risque pour la zone euro      

  

3. Le Conseil des gouverneurs donne son accord de principe à l’octroi d’une assistance financière

Cas normaux : vote à l’unanimité
Dans les cas d’aides d’urgence : le vote à la majorité qualifiée de 85% donc Allemagne, France, Italie ont le droit de veto
     

  

4. Accord sur un plan de rigueur (dit « programme d’ajustement ») élaboré et négocié entre l'Etat demandeur d'assistance et la BCE et la Commission européenne « lorsque cela est possible conjointement avec le FMI . La Commission signe le protocole d’accord au nom du MES.

 

5. Décision du Conseil d’administration (qui comprend échéancier etc) sur l’octroi du prêt

Cas normaux : majorité qualifiée de 80% : Allemagne et France ont droit de veto dans le cas d’un Etat en difficulté ; unanimité requise dans le cas d’une assistance « à titre de prévention »
Dans les cas d’aides d’urgence : le vote à la majorité qualifiée est de 85% donc Allemagne, France, Italie ont le droit de veto

     

6. La Commission et la BCE « lorsque cela est possible conjointement avec le FMI » contrôlent le respect du plan d'ajustement, respect auquel l'octroi des différentes tranches du prêts est subordonné (le Conseil d'administration vote à l’unanimité le versement des différentes tranches d’aide sur la base du rapport de contrôle)

Garanties

- budgets des Etats membres de la zone euro

Immunité

Tout le personnel est à l’abri de poursuites à l'égard d'actes accomplis en qualité officielle, sauf si simplement le directeur général en décide autrement pour les simples agents du MES (pour le président du conseil des gouverneurs, un gouverneur, un gouverneur suppléant, un administrateur, un administrateur suppléant ou le directeur général c’est le Conseil des gouverneurs qui statue)

 

Les archives et les documents du MES ainsi que ses locaux sont inviolables.

La propriété, le financement et les actifs du MES, où qu'ils se trouvent, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, saisie, par une action de l'exécutif, judiciaire, administrative ou législative

Secret professionnel

Tous les membres et employés du MES sont contraints au secret professionnelle avant et après la cessation de leurs fonctions

Impôts

-Les agents du MES sont soumis à un impôt interne perçu au profit du MES sur les salaires et émoluments payés par le MES. Cet impôt est fixé par le conseil des gouverneurs

 

-Le MES, ses revenus, avoirs, biens et opérations autorisés par le traité MES sont exonérés d’impôt direct

Transition avec le FESF

Entre l’entrée en vigueur du traité MES (prévue en Juillet 2012) et la dissolution du FESF (Juillet 2013) la capacité de prêt totale MES+FESF ne dépasse pas 500 milliards d’euros

 

Le MES peut acquérir les droits et assumer les obligations du FESF si le Conseil des gouverneurs le décide

Entrée en vigueur

Dès que les Etats représentant 90% du capital souscrit l’auront ratifié (droit veto : Allemagne, France, Italie et Espagne).

 

Si possible : en Juillet 2012

Voilà pourquoi il est aussi urgent pour les tenants de ce traité de faire passer tout ça vite et sans débat public dans nos assemblées françaises

*La clé de répartition pour le capital du MES est le même que pour celui de la BCE, soit:

Pays: Clé MES

Allemagne: 27,146
Autriche: 2,783
Belgique: 3,477
Chypre: 0,196
Espagne: 11,904
Estonie: 0,186
Finlande: 1,797
France: 20,386
Grèce: 2,817
Irlande: 1,592
Italie: 17,914
Luxembourg: 0,250
Malte: 0,073
Pays-Bas: 5,717
Portugal: 2,509
Slovaquie: 0,824
Slovénie: 0,42

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  • : Le blog a été créé le 14/06/2007 en vue d'un programme social, économique et politique nettement égalitaire, démocratique et à gauche. Toute présentation sur internet différente de la nôtre -notamment avec de nombreuses publicités- n'est pas de notre responsabilité. L'article fondateur de la coordination suite au 6 mai 2007 est le premier inscrit en date sur ce blog. La rédaction d'un programme arrimé à des principes fondamentaux et écrite en quatre ans est intitulée "programme de A à Z". A la lettre "N" nous tentons d'expliciter ce qu'est un "NON" avec un rappel des 55% de votants opposés à l'Europe de 2005. Monique Renouard Bretagne
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