13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 10:32

 

Sur le blog de Bernard Rondeau daté 12 juin

 

Hier après midi, un 4ème round de négociations se tenait au ministère de l'immigration, en présence de représentants du ministère du travail, pour définir des critères de régularisation pour les travailleurs sans papiers.
Raymond Chauveau et Francine Blanche, de la CGT, ont apporté à des centaines de grévistes présents sur le piquet de grève de la Bastille les dernières évolutions de ces discussions.Et celles-ci vont dans la bonne direction.

D'abord, pour être candidat à la régularisation par le travail, il faudra avoir effectué 12 mois d'activité sur 2 ans et ce chez plusieurs employeurs. Dans ce cadre, la grève de 8 mois compte pour 8 mois d'activité salariée.
 
Pour Raymond Chauveau: "la grève a payé".
Pour les travailleurs sans papiers intérimaires, il leur faudra avoir effectué 310 heures sans la même société d'intérim et c'est celle-ci qui remplira le cerfa avec un engagement de 12 mois de mission sur 18 mois.
Pour les femmes travaillant dans l'aide à la personne, le ministère de l'immigration s'engage à poursuive l'expérimentation de 2008 et à l'amplifier. Ces travailleuses pourront continuer à travailler avec des APS (autorisation provisoire de séjour) tout en cherchant des promesses d'embauches.
Pour le travail au noir, les discussions doivent se poursuivre entre ministères et syndicats la semaine prochaine. Idem pour les agents de sécurité ou la CGT devrait être reçue par le ministère de l'intérieur.
Un texte définitif reprenant l'ensemble de ces critères sera rédigé pour vendredi prochain (18juin). Pour Francine Blanche, s'exprimant devant les grévistes : "tant que le texte n'est pas écrit, il faut rester vigilant et maintenir le piquet de grève à Bastille... mais il temps pour chacun de préparer son dossier. On est au bout grâce à vous, on est en train de gagner grâce à vous, on a le texte vendredi".
Autre avancée notable, le dépôt de dossier se fera dans la Direction départementale du travail correspondant à l'adresse de l'entreprise et la procédure de traitement des dossiers sera accélérée.
La joie des travailleurs sans papiers, en grève depuis le 12 octobre 2009, ne les empêche pas de rester mobilisés devant l'opéra de la Bastille jusqu'à vendredi prochain. Ils attendent impatiemment le texte définitif de régularisation.
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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 17:12

 

Nouvelobs.com

 

(...)

 

Recettes supplémentaires et réduction des dépenses

 

 

Le Premier ministre a détaillé les moyens mis en œuvre parvenir à réduire le déficit de 100 milliards d'euros. Il a déclaré que "nous allons trouver pour la moitié dans des réductions de dépenses et pour la moitié dans des augmentations de recettes". Sur les 50 milliards d'euros de réduction, 45 milliards proviendront de la baisse des dépenses publiques et les 5 milliards restants de la réduction des niches fiscales.

 

 

Quant aux augmentations de recettes, François Fillon mise sur "35 milliards de rattrapage, après la crise, des pertes de recette conjoncturelle". "Au fur et à mesure que la croissance revient, les recettes recommencent à croître", a-t-il expliqué. Les 15 autres milliards "correspondront à la fin des mesures que nous avons prises pour relancer l'économie et qui n'ont naturellement pas vocation à durer au delà de cette période de relance". (...)

 

 

[Et toujours pas de taxation des très très hauts revenus !]

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 07:19

 (Info recueillie ici à partir d'un commentaire de lecteur sur LeFigaro.fr)  

 

Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac, a proposé de supprimer la niche fiscale "Copé", l'une des plus coûteuses.

 

Celle-ci est relative à la défiscalisation des plus values réalisées lors de la vente de parts d'entreprises.

 

Invité de Questions d'info LCP/France Info/AFP, M. Cahuzac était interrogé sur les niches fiscales et la manière de les réduire.

 

Il n'a pas apprécié "la méthode utilisée par Jean-François Copé qui, en fiscalisant les indemnités journalières des accidentés du travail, a estimé qu'il avait supprimé ainsi une niche fiscale". "Le bénéfice fiscal de cette décision pour l'Etat, est de 120 à 130 millions d'euros", a-t-il dit, soulignant que les niches fiscales coûtaient au total "75 milliards d'euros en année pleine".

 

M. Cahuzac a estimé qu'il fallait examiner "les niches les plus coûteuses", comme la "niche Copé" instaurée par ce dernier quand il était ministre du Budget.

 

Cette niche, a-t-il affirmé, "a coûté à l'Etat 18,6 milliards d'euros en 2008 et 2009" et sa "suppression permettrait de soulager un peu des finances publiques".

 

La "niche Copé" permet à "une personne physique ou morale, holding par exemple, qui vend des parts d'entreprise détenues depuis plus de deux ans", de garder "la plus value réalisée à l'occasion de cette vente" totalement défiscalisée. Le président de la commission a affirmé que cette niche avait "profité à Lagardère, Bolloré, les grandes banques".

 

"Il ne s'agit pas de PME ou de TPE, il ne s'agit pas de start up, il ne s'agit pas de chefs d'entreprise que la collectivité pourrait légitimement aider" mais "d'entreprises, de holdings très bien installées, parfaitement profitables -et tant mieux pour ces entreprises- qui n'ont pas peut-être pas besoin du surcroît de ce cadeau-là".

 

Il a précisé que l'ensemble du "paquet fiscal" représentait actuellement le même montant annuel que cette seule niche.

 

 

Notre commentaire:

 

La suppression de certaines niches fiscales s'imposerait.

 

C'est plus juste que de les raboter toutes de 10%, comme le propose le Premier ministre.

 

Car les pourcentages favorisent mathématiquement et nécessairement les plus gros revenus.

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 06:09

Objet : RTE Socialement responsable?

 

Bonjour,

 

Il est des faits divers qu'une entreprise comme RTE n'aimerait pas voir s'étaler dans la presse mais c'est ce qu'il risque de se passer si un brin d'humanisme n'éclaire pas vos pensées.

Devant le peu de considération de la part du collège de direction de RTE sur la situation d'un agent que RTE TENE a mis à la rue sans preuve et sans respect des prérogatives de la Pers 846, RTE le conduit aujourd'hui à une déchéance que même des sans papiers ne subissent pas!

  

Aujourd'hui, il se trouve pris en otage entre RTE et la CPAM! Agent en longue maladie, il se retrouve sans le moindre sou depuis le 22 avril 2010.

 

Plus aucune indemnité ne lui est versée.

 

Il ne peut s'inscrire à Pôle emploi au motif de sa mise en longue maladie!

 

Cela est innacceptable!

 

On assiste impuissant à un match de tennis entre la CPAM et RTE, chacun se renvoit la balle et personne coté direction ne prend conscience que c'est une famille de 5 personnes qu'on laisse crever à petit feu!!

 

Aujourd'hui, c'est une assistante sociale qui vient les achever en leur annonçant que si la situation persiste, on leur retire leur enfant pour le placer!!

 

Cet acharnement doit cesser de la part de RTE qui se dit entreprise responsable et humaine, qui négocie les risques psycho sociaux en ce moment et qui pratique tout autrement.

La réalité du terrain est tout autre que les salons feutrés de la tour Bellini!

 

Des questions ont été posées à l'ARH et à la DRH, pas de réponse, silence radio sur toute la ligne!

 

Je vous parle du cas de Rodrigue DESCHAMPS pour ceux qui n'en aurait pas encore entendu parlé.

 

Cette situation ne peut perdurer et doit être résolue dans les plus brefs délais, l'attente a été assez longue.

 

Il en va de la vie de 5 personnes!

 

Les mots utilisés ici sont certainement crus pour certain, peut être qu'ils ouvriront les yeux à ceux qui ne regarde pas en bas de la tour car la vie est un tout autre monde.

 

Vous avez mes numéros de portable pour m'annoncer une bonne nouvelle concernant ce dossier.

 

Un élu en colère!

 

Philippe SAUVAGE

Secrétaire Général de l’UFICT CGT ENERGIE NORD

Mandats: CCE, CE de TENE, DP de TENE hors GET,

CSP Nord-Est

 

[Pour plus d'informations, consultez le blog de Jacques Tourtaux, et les articles sur la situation de Rodrigue Deschamps]

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 21:03

Nicolas Sarkozy l'a dit, le gouvernement l'a répété : les « hauts revenus » passeront à la caisse pour financer les retraites. Un tabou est tombé. Mais de qui parle-t-on, au juste ? Là, les choses se compliquent. En 2007, François Hollande avait créé la polémique en lançant son fameux « Je n'aime pas les riches. » C'est-à-dire, selon lui, ceux qui gagnent plus de 4 000 euros net par mois (pour un célibataire). Depuis, tout le monde ou presque botte en touche. Maurice Lévy et Frédéric Saint-Geours, présidents respectivement de l'Afep et de l'UIMM, « ne savent pas ».

 

Même embarras dans les rangs du gouvernement. Craignant sans doute de froisser l'électorat de l'UMP, ni Xavier Bertrand ni Eric Woerth n'ont cité de chiffre. Seul François Baroin, le ministre du Budget, s'est mouillé, indiquant un seuil compris entre trois et quatre fois le plafond de la Sécurité sociale, soit entre 8 655 et 11 540 euros brut par mois. La gauche ne s'est pas montrée plus loquace. Challenges propose donc ses propres pistes sur les « hauts revenus » et les « riches ».
 

 

Qu'est-ce qu'un « haut revenu » ?


Celui qui est juste au-dessus du sien, se moquent à l'unisson le politique Jean Arthuis et l'homme d'affaires Michel Lacoste. Mais le chiffre avancé par les Français (à partir de 6 400 euros mensuels pour une famille de quatre personnes) n'est pas très éloigné de l'estimation de l'Insee (voir ci-contre). Dans une étude publiée en avril, l'Institut qualifie en effet de « hauts revenus » les 10 % de Français gagnant plus de 3 000 euros par mois (pour une personne seule), et de « très hauts revenus » le 1 % de chanceux qui déclarent vivre avec plus de 7 000 euros chaque mois. A comparer au revenu médian, qui plafonne à 1 500 euros par mois par personne... et aux 5 800 happy few en haut de l'échelle, dont le revenu plancher mensuel est de 57 500 euros.

 

 

Même au sein des « hauts revenus », les inégalités sont immenses et ne cessent de se creuser, comme l'avaient déjà constaté les économistes Thomas Piketty et Camille Landais. Plus on est riche, plus on s'enrichit : entre 2004 et 2007, les 10 % de « hauts revenus » ont vu leur situation s'améliorer de 11 %, et le 1 % de « très hauts revenus » de 16 %, quand les 90 % les moins favorisés ont vu leurs revenus croître de 9 %. Car plus on est riche, plus on tire ses revenus du patrimoine (foncier, valeurs mobilières) et des revenus exceptionnels (plus-values, stock-options). Or, entre 2004 et 2007, ces derniers ont respectivement bondi de 46 et 55 % ... pour une maigre hausse de 11 % des revenus du travail.

 

Autre constat : par le jeu des niches fiscales, les « très hauts revenus » sont relativement peu imposés (20 % en moyenne en 2007). Un chiffre qui peut laisser des traces. « Les Français ne crient pas, encore, haro sur les riches, note Jean-Daniel Lévy, directeur du département Politique Opinion de l'institut CSA Mais, depuis la crise, ils estiment qu'ils doivent aussi participer à l'effort national. » Comment, dès lors, taxer les « hauts revenus » ? « La solution la plus simple est d'ajouter une tranche d'impôt sur le revenu (IR) », estime l'économiste François Ecalle, professeur à Paris I.

C'est ce que propose également Jean Arthuis, le président de la commission des Finances du Sénat : « Il faut abroger le bouclier fiscal et l'ISF, et introduire une tranche supplémentaire de l'IR, à 45 %, au-delà de 100 00 euros annuels pour une personne. » Certains, comme Thomas Piketty, souhaitent même des taux d'imposition quasiment confiscatoires (de 80 à 90 %) pour les « très, très hauts revenus »(...)

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:36

Exigeons de Nicolas Sarkozy qu'il mette fin aux privilèges indécents que représentent les niches fiscales

Au moment où Nicolas SARKOZY annonce une loi sur les retraites visant à remettre en cause le droit au départ à 60 ans, nous vous proposons de lui rappeler solennellement le constat fait par la Cour des Comptes dans son rapport annuel et que les médias ont soigneusement occulté : « Le coût total de la multiplication des niches fiscales représenterait 146 milliards d’euros par an ». La vérité doit l'emporter : pour " sauver nos retraites", au vu des analyses de la très officielle Cour des Comptes,on peut affirmer qu'il suffit de rétablir la justice fiscale .


Nous sommes déjà plus de six cents à avoir signé, en quatre jours, la lettre ouverte au Président de la République pour exiger de

 

« mettre fin au plus vite aux privilèges indécents que représentent ces niches fiscales ».

 

Nous lui demandons instamment d’en tirer les conclusions qui s’imposent sur le plan législatif, pour garantir aux Français un niveau décent de pensions de retraite  et de prestations sociales.

 


Nous vous invitons à faire signer massivement cette lettre ouverte: faites la parvenir à vos collègues de travail, à vos connaissances, à vos amis voire à votre syndicat et/ou à votre formation politique. Elle doit devenir l'affaire de tous ceux - citoyens, groupes, associations, organisations - qui voudront la faire leur, la populariser et la faire signer pour peser utilement dans le débat sur les retraites.

 

La Rédaction de Combat Républicain

Signer la pétition

 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 18:17

 LeParisien.fr

(...)

Il y a pratiquement "zéro probabilité" que la zone euro survive dans sa composition actuelle, a estimé Andrew Lilico, chef économiste du groupe de réflexion Policy exchange.

"Il pourrait même ne pas survivre à la semaine prochaine", a indiqué Doug McWilliams, du Centre de recherches économiques et des affaires (CEBR).

Douze économistes penchent pour un éclatement de la zone euro dans les cinq ans, contre huit qui estiment qu'elle parviendra à en réchapper sans amputation. Les cinq derniers sont indécis.

Et pour deux des huit tablant sur une survie, le prix à payer sera qu'au moins un des Etats-membre fera défaut sur sa dette souveraine, a relevé le journal.

"Les implications politiques (d'une désintégration de l'euro) auront sans doute des conséquences considérables --les Allemands ne veulent pas payer pour les autres et pourraient bien partir", a relevé David Blanchflower, professeur à l'université américaine de Dartmouth et ex-conseiller de la Banque d'Angleterre). Il est "difficile de voir l'euro survivre dans sa forme actuelle".


Quatre économistes soutiennent en effet l'hypothèse d'une sortie de l'Allemagne, plutôt qu'un départ des économies en difficultés comme la Grèce.


"La zone euro va perdre trois ou quatre membres --Grèce, Portugal et peut-être Irlande-- et pourrait tout aussi bien éclater complètement à cause des tensions grandissantes entre la France et l'Allemagne", a relevé Tim Congdon, de la société de consultants International monetary research.

Pour Peter Warburton, de la société Economic Perspectives, l'euro sera dans cinq ans "un refuge pour les faibles, et non une forteresse pour les forts".

 

Commentaire : une monnaie unique pour 27 pays, sans taux de change, sans harmonie sociale et fiscale doit être fragile.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 17:32

 

Les Echos - 27/04/10
 

TVA sur la restauration : premiers effets sur l’emploi

 

Le 28 avril 2009, en échange d’une diminution de la TVA, les restaurateurs s’engageaient sur un « contrat d’avenir » en trois points : une baisse des tarifs, des hausses de salaires, et des recrutements. Un an après, la chute des prix n’a pas été à la hauteur des attentes du gouvernement ni des consommateurs, mais le secteur a été le premier en termes de créations d’emplois au second semestre 2009 et pourrait le rester en 2010 : 34 % des restaurateurs prévoient d’embaucher des permanents dans les douze prochains mois, selon le baromètre Atout France.

 
Pour ce qui concerne le volet social, « la promesse est tenue et nous en sommes flers », déclare aux « Echos » Didier Chenet, président du Synhorcat, l’une des trois organisations patronales, sur cinq, signataires de l’accord. « Nous embauchons avec un salaire de 25 % supérieur au Smic, nous versons une "prime TVA" de 2% du salaire annuel et nous avons mis en place une mutuelle. Cela représente I milliard d’euros de charges supplémentaires pour les entreprises au bénéfice des salariés », précise-t-il.

 
Du moins chez les indépendants. Car le GNC, syndicat représentant les chaînes, suivi par l’Umih, syndicat hôtelier, avaient refusé de valider l’accord, l’estimant trop coûteux pour les entreprises. S’il est encore trop tôt pour dire si les 20.000 emplois promis sur trois ans seront créés, la tendance actuelle est encourageante. Alors qu’au premier semestre 2009 (avant la TVA réduite), le secteur avait perdu 4.200 emplois, au second il en a créé 5.300.

[Quelques centaines en plus aujourd'hui] 


Côté prix, en revanche, l’addition pour le consommateur aurait dû fondre de 15 % dès l’entrée en vigueur de la mesure, le 1er juillet 2009. Le gouvernement misait au final sur une réduction de l’ordre de 3 % de la note. On en est loin : l’Insee a enregistré une baisse de -1,17% entre juillet 2009 et mars 2010, la profession affichant le chiffre de - 1,4 % sur les six derniers mois. La moitié des établissements, surtout parmi les indépendants, n’ont pas revu leurs tarifs.

 

 

Commentaire :

 

Si la moitié des établissements n'ont pas revu leurs tarifs, cela veut dire que l'autre moitié l'a fait et nous l'avons constaté, de manière significative.

 

Par ailleurs nous considérons qu'aujourd'hui beaucoup de personnes (qui travaillent notamment) considèrent la restauration comme un produit de première nécessité et donc à TVA plus faible.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 15:38

 

Nous savons maintenant que les dites réformes des retraites n'ont qu'un seul but : baisser le niveau des pensions.

 

Bien sûr nous parlons ici de la retraite par répartition. 

 

(La capitalisation est écartée d'emblée, elle existait entre les deux guerres. Basée sur les règles du capitalisme elle n'assure pas de pensions suffisantes pour tous.)

 

 Il est avancé comme excuse que cette diminution se fera progressivement sur les prochaines décennies. Mais c'est pire, c'est reporter sur les jeunes générations une énorme difficulté.

 

 Tout cela parce que :

 

d'une part, il n'ait fait aucun effort aujourd'hui pour rechercher de nouvelles recettes, sociales mais aussi fiscales (voir le récent refus de l'Assemblée nationale de l'abrogation du bouclier fiscal),

 

d'autre part, il est souhaité seulement l'augmentation du temps de travail (au sens actuel) et donc la diminution des dépenses comptables, en tablant sur une hypothétique espérance de vie (espérance de vie qui n'est après tout qu'une moyenne).

 

 

 

En dressant le tableau d'un certain nombre de paramètres,

 

 la complexité apparaît et l'assurance d'une retraite correcte pour tous devient très hypothétique.

 

Il faudrait un gros effort de la part de nos politiques et dirigeants pour n'être pas au final complètement à côté de la réalité.

 

 

De quels paramètres va dépendre la retraite de demain ? En dix points :

 

 

I) l'âge de début de l'activité rémunérée,

 

 

II) le montant des revenus ou salaires, faible, moyen, ou élevé,

 

 

III) le nombre d'années réellement travaillées et rémunérées, au sens actuel des termes,

 

 

IV) les périodes "non travaillées", études, chômage, maladies, accidents du travail, grossesses, accouchements, éducation des enfants, etc. qui sont à l'heure actuelle abusivement soustraites,

 

 

V) l'âge de départ ; selon la catégorie professionnelle il aura plus ou moins d'impact :

 

- si le métier est difficile, manuel ou stressant, et parfois à faible salaire, il est fortement souhaité de partir raisonnablement (60 ans) avec une durée de cotisation raisonnable également pour le taux plein, il serait temps d'arrêter de l'allonger. Sinon c'est la baisse de la pension garantie pour ces personnes.

 

- et il est vrai que pour les professions intellectuelles,  le problème peut (mais pas toujours) se poser avec moins d'acuité.

 

 

VI) la période d'activité prise en compte, 25 ans à l'heure actuelle pour le privé, c'est trop, avant c'était 10 ans,

 

pour les fonctionnaires, les derniers 6 mois, c'est juste, puisque le salaire est moins élevé, et en activité, il bénéficie de primes non prises en considération.

 

 

VII) et aussi des "pays voisins" (au sens large) qui sont sans cesse érigés en modèle. 

 

La diversité dépasse l'entendement :

 

- durée de cotisation, 30 années (Royaume-Uni), 35 ans ( Allemagne),

 

- âge de départ légal, 60 ans (Japon), 68 ans (Royaume-Uni),

 

- amélioration ou non des pensions s'il y a poursuite de l'activité au-delà de l'âge légal etc.

 

 

VIII) Par ailleurs, que signifie un âge minimum d'ouverture des droits si c'est pour trois euros, six centimes ?

 

 

IX) Que veut dire un âge de départ légal, pour le taux plein, 68 ans par exemple, si vous décédez à 67 ans trois quarts d'une crise cardiaque ?

 

 

X) Cet éclatement démontre s'il en était besoin, qu'il serait bien préférable de faire des calculs pour assurer à tous une employabilité pérenne et une bonne retraite, plutôt que d'extraire péniblement du système actuel :

 

quelques économies de bouts de chandelles dont la majeure partie pèsera sur les générations à venir. 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:58

 

LeParisien

 

(...) Le groupe britannique a affirmé vendredi que l'entonnoir devrait sans doute permettre de réduire l'écoulement à moins de 160.000 litres par jour, contre 2 à 3 millions jusqu'ici.

BP compte ensuite sur la construction de deux puits de secours qui devraient être opérationnels à la mi-août pour stopper définitivement la fuite.

 

 

En attendant, le président Barack Obama a promis samedi d'utiliser "toutes les ressources" dont son gouvernement dispose pour "protéger les côtes, nettoyer le pétrole, faire en sorte que BP et d'autres entreprises prennent leurs responsabilités, commencer à restaurer la beauté et la générosité de cette région, et pour aider les gens du Golfe, qui travaillent dur, à faire redémarrer leurs affaires et leurs communautés". Son allocution hebdomadaire était diffusée depuis Grand Isle, une des communes de Louisiane les plus touchées par la marée noire.

M. Obama s'est rendu dans la région vendredi pour la troisième fois en un peu plus d'un mois et devait recevoir la semaine prochaine à la Maison Blanche les familles des 11 victimes de l'accident de la plateforme. Il a rappelé que son administration avait ordonné à BP de payer pour toutes les demandes d'indemnisations économiques des préjudices entraînés par la marée noire et qu'elle avait déjà envoyé au groupe pétrolier une facture de 69 millions de dollars pour le nettoyage des côtes.


BP a par ailleurs annoncé vendredi qu'il effectuerait ce mois-ci un deuxième versement d'argent aux victimes, ce qui porterait le montant des sommes versées par le groupe à titre de compensation à 84 millions de dollars.


Le gouverneur de Floride Charlie Crist a demandé vendredi une aide de 100 millions de dollars à BP pour faire face à la catastrophe. (...)  

 

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Présentation

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  • Coordonne6
  • : Le blog a été créé le 14/06/2007 en vue d'un programme social, économique et politique nettement égalitaire, démocratique et à gauche. Toute présentation sur internet différente de la nôtre -notamment avec de nombreuses publicités- n'est pas de notre responsabilité. L'article fondateur de la coordination suite au 6 mai 2007 est le premier inscrit en date sur ce blog. La rédaction d'un programme arrimé à des principes fondamentaux et écrite en quatre ans est intitulée "programme de A à Z". A la lettre "K" nous sommes keynésiens c'est-à-dire pour le maintien du pouvoir d'achat et d'une saine consommation. Ce qui fait fonctionner normalement le cercle économique. A la lettre "N" nous tentons d'expliciter ce qu'est un "NON" avec un rappel des 55% de votants opposés à l'Europe de 2005. Monique Renouard Bretagne. Nous exprimons nos condoléances à toutes les victimes des attentats avec une grande tristesse en évitant d'exciter la haine et en appelant les gouvernants à ne pas se tromper de cible. 19 août 2017.
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