16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 21:10

 

LesEchos du 16/06/10

 

Danièle Karniewicz (CFE-CGC), présidente de la Caisse nationale de l'assurance vieillesse (Cnav), estime que les pistes du gouvernement pour financer les retraites ne sont pas suffisantes, jugeant que "le compte n'y est pas".

 

"C'est une réforme essentielle parce qu'on est en situation d'urgence au niveau des régimes de retraite mais le compte n'y est pas en termes de ressources et de financement", a déclaré mercredi à l'AFP la présidente de la Cnav, qui gère les pensions du secteur privé.

 

"A l'horizon 2020, on sait très bien qu'il faut de l'ordre de 45 milliards d'euros par an pour financer le régime et là, sur la table, (le ministre du Travail Eric Woerth) nous met 29 milliards d'euros, donc il en manque", a-t-elle poursuivi.

"Tel que c'est présenté, ce n'est pas équilibré", a-t-elle insisté.

 

"Donc ce débat sur les ressources va être essentiel dans les mois qui viennent parce que si on veut préserver le niveau des retraites, il faut absolument que le système soit équilibré", a encore estimé Danièle Karniewicz.

 

Pour elle, "il faut réfléchir à une assiette de financement différente" puisque le système actuel, assis sur les salaires "n'est pas suffisant".

 

"Il y a encore des efforts à faire en termes d'égalité, notamment pour les salariés du privé, pour lesquels il faut un +bouclier retraite+, c'est-à-dire un niveau de pension à la retraite par rapport au salaire d'activité au-dessous duquel on ne peut pas aller", a continué la présidente de la Cnav.

 

En revanche, Mme Karniewicz a salué comme "significative" la mesure qui consiste à mieux prendre en compte les congés maternité dans le calcul de la retraite, même si elle "ne suffira pas à compenser les autres parcours" chaotiques dans les carrières des femmes (temps partiel, salaires inférieurs, etc.).

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 20:58

mercredi 16 juin 2010

 

Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi sur la réforme des retraites à l’issue d’une pseudo concertation.

  

Pour la CGT, c’est une réforme brutale pour un recul social sans précédent qui appelle ces premiers commentaires :

 

• En repoussant l’âge de départ à la retraite à 62 ans et l’âge de la retraite à taux plein à 67 ans (au lieu des 60 et 65 ans actuels), et en confirmant l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans, les conditions d’acquisition des droits à la retraite en France seraient les plus drastiques en Europe,

  

• La quasi-totalité des salariés du public et du privé sont concernés,

  

• L’âge de départ en retraite serait repoussé à partir du 1er juillet 2011 sur un rythme accéléré pour atteindre 62 ans pour les salariés qui peuvent prétendre aujourd’hui à partir en retraite en 2016,

 

• Le droit à la retraite à taux plein serait porté à 67 ans. Les femmes dont 30 % sont déjà contraintes aujourd’hui de partir à 65 ans en seront les principales victimes,

 

• Les différentes mesures d’âge vont toucher plus particulièrement les jeunes. Ainsi, d’ici 2016, c’est plus d’un million d’emplois qui ne leur seront pas ouverts parce que leurs parents devront travailler plus longtemps.

 

• Le traitement des salariés exerçant des métiers pénibles et astreignants relève de la provocation. Il n’y aurait aucun métier pénible. Seul serait apprécié le degré d’usure du salarié qui, le cas échéant, lui permettrait de continuer de partir à 60 ans. On est loin du droit au départ anticipé avant 60 ans pour une retraite en bonne santé, alors que la CGT estime à 15 % les salariés en emploi pénible,

 

• Pour les fonctionnaires, la cotisation retraite augmentera de 2,7 %. Le dispositif de départ anticipé pour les femmes ayant eu 3 enfants disparaîtrait. Au nom de l’équité, c’est l’alignement des droits par le bas,

 

• Pour les régimes spéciaux : le gouvernement confirme que les mesures s’appliqueront aux salariés des régimes spéciaux. Il cherche surtout à éviter un front uni de tous les salariés en différant la mise en œuvre en 2017.

 

Ainsi l’ensemble des dispositions affectant les droits en matière de retraite représenterait une ponction de 22,6 milliards d’euros en 2018, 25,1 milliards d’euros en 2020.

  

Parallèlement, les propositions concernant la mise à contribution des hauts revenus, des revenus du capital, des entreprises ne font qu’égratigner les dispositions en leur faveur. Leur seule vocation est de créer l’illusion que la réforme est juste. Les recettes attendues sur ce plan sont estimées à 4,4 milliards d’euros en 2020, soit 5 fois moins que les sacrifices imposés aux salariés.

 

Le projet de loi est très largement marqué de l’empreinte du MEDEF qui réclamait le report de l’âge légal de la retraite. Les entreprises obtiendraient de plus de nouvelles aides financières pour l’emploi des plus de 55 ans.

 

La brutalité des mesures gouvernementales vise à répondre à la pression conjuguée des marchés financiers et des agences de notation qui exigent une réduction des budgets publics et sociaux dans tous les pays européens.

 

Non content d’affaiblir encore davantage le système de retraite par répartition, en accentuant les conséquences des réformes antérieures qui amputent déjà le niveau des retraites, le gouvernement n’apporte aucune réponse nouvelle aux défis du chômage, des bas salaires et de la précarité. C’est pourtant dans la réponse à ces problèmes que réside l’essentiel des solutions garantissant la pérennité des retraites.

  

Pour la CGT, c’est évident, cette réforme des retraites doit être résolument combattue.

Chaque salarié de tout âge et de toute profession doit prendre conscience que c’est de sa mobilisation que tout va désormais dépendre.

 

La CGT appelle tous les salariés à mener campagne pour des grandes manifestations unitaires et interprofessionnelles le jeudi 24 juin prochain et l’organisation de nombreux arrêts de travail dans le privé et le public.

  

Montreuil, le 16 juin 2010

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 09:44

- Recul de l'âge légal de 60 à 62 ans d'ici 2018

Le gouvernement veut reculer progressivement l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans d'ici 2018, en l'augmentant chaque année de quatre mois à partir du 1er juillet 2011.

 

- L'âge du taux plein porté de 65 à 67 ans

Le projet prévoit également un décalage équivalent, de 65 à 67 ans d'ici 2018 de l'âge du taux plein, qui permet à un assuré de partir à la retraite sans décote même s'il ne dispose pas de la durée de cotisation nécessaire.

 

- Durée de cotisation allongée à 41 ans et trois mois

Le gouvernement souhaite que la durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite à taux plein, qui aura atteint 41 ans en 2012, soit portée à 41 ans et trois mois pour les générations 1953 et 1954, donc à partir de 2013.

 

- Maintien de l'âge légal à 60 ans quand la pénibilité est avérée

Le projet de réforme des retraites prévoit de maintenir l'âge légal de départ à 60 ans, avec une pension à taux plein, pour les salariés ayant une incapacité physique d'au moins 20%. Ces salariés, qui devront "souffrir d'un affaiblissement physique avéré au moment de la retraite", bénéficieront d'une retraite à taux plein même s'ils n'ont pas suffisamment cotisé. Ce dispositif devrait concerner 10.000 personnes, selon le gouvernement qui prévoit également de mettre en place un carnet de santé individuel au travail obligatoire, pour les salariés exposés à des risques professionnels.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit de maintenir le dispositif "carrières longues", qui permet aux salariés ayant commencé à travailler avant 18 ans de partir plus tôt à la retraite, sous réserve, comme c'est le cas aujourd'hui, d'avoir la durée de cotisation et deux ans supplémentaires. Au total, via ce dispositif, 50.000 personnes par an ne seront pas concernées par le départ à 62 ans, et 90.000 en 2015, a affirmé Eric Woerth.

 

- Taux de cotisation des fonctionnaires aligné sur le privé en 10 ans

Le projet de réforme des retraites prévoit d'aligner en 10 ans le taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur celui du privé, le faisant passer de 7,85% à 10,55%. Présenté au nom de l'"équité" par le gouvernement, cet alignement du taux de cotisation, inscrit dans le cadre d'une convergence entre les régimes du privé et du public, suscite une forte opposition des syndicats de fonctionnaires, qui dénoncent une baisse du pouvoir d'achat à venir.

Le gouvernement prévoit également de fermer dès 2012 le dispositif de départ anticipé pour les fonctionnaires parents de trois enfants ayant 15 ans de service. Seuls les parents ayant déjà trois enfants en 2012 pourront encore bénéficier de ce dispositif, qui concerne en majorité les femmes. En 2008, près de 14.600 fonctionnaires (des femmes à 99%) ont pu partir à la retraite grâce à ce dispositif.

Autre mesure de convergence avec le privé, les règles d'obtention du "minimum garanti" de pensions seront les mêmes dans le public et le privé. Pour obtenir ce minimum garanti, les fonctionnaires devront avoir tous leurs trimestres ou attendre l'âge d'annulation de la décote (âge du taux plein).

Par ailleurs, pour les fonctionnaires, dont l'âge d'ouverture des droits est aujourd'hui de 60 ans, le relèvement de l'âge se fera à raison d'un quadrimestre par an jusqu'à 62 ans. Le premier relèvement interviendra le 1er juillet 2011 pour les fonctionnaires nés en 1951, a indiqué le gouvernement.

 

- Les allègements de cotisations patronales sont réduits de 2 milliards d'euros

 

- Nouvelles recettes pour un montant de 3,7 milliards d'euros en 2011, dont un prélèvement sur l'impôt sur le revenu

Le gouvernement veut trouver de nouvelles recettes pour financer les retraites, pour un montant de 3,7 milliards d'euros en 2011, en créant notamment un prélèvement de 1% sur la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, selon son projet de réforme présenté mercredi.

 

- Taxation accrue sur les stock-options

Le gouvernement veut relever des taxes sur le capital pour financer le système des retraites, notamment sur les plus-values mobilières et immobilières, et les dividendes et intérêts, et va augmenter le prélèvement sur les stock-options, selon le projet présenté mercredi.

 

- Aide au travail des séniors

Le ministre du Travail Eric Woerth a annoncé "une aide à l'embauche d'un an pour les chômeurs de plus de 55 ans", afin de favoriser l'emploi des seniors. La réforme prévoit aussi "le développement du tutorat, pour assurer une transmission des savoirs au sein de l'entreprise et favoriser une fin de carrière plus valorisante pour les seniors", a-t-il déclaré devant la presse. "L'augmentation de l'âge légal va permettre d'améliorer le taux d'emploi des seniors", a-t-il jugé, car "à partir du moment où les paramètres de la retraite changent, la conception même que les entreprises ont des salariés âgés change également".

 

- Des mesures pour les femmes et les jeunes précaires

Eric Woerth a indiqué que les jeunes en situation précaire pourraient bénéficier de trimestres validés supplémentaires et que les retraites des femmes devaient être améliorées via des mesures. "Les jeunes en situation précaire bénéficieront de trimestres validés supplémentaires lorsqu'ils sont au chômage non indemnisé. Aujourd'hui, ils peuvent valider jusqu'à 4 trimestres d'assurance au titre de la première période de chômage non indemnisé. Le gouvernement propose de porter le nombre de trimestre validés à 6".

"Second point, nous devons encore agir pour améliorer les retraites des femmes. Nous avons fait des progrès majeurs dans ce domaine. L'écart de pensions s'est réduit et aujourd'hui les femmes ont au moins autant de trimestres que les hommes", a-t-il noté. Il faut encore selon lui "empêcher que le congé maternité ne fasse chuter la pension de retraite", ce qui "nécessite, contrairement à aujourd'hui, que l'indemnité journalière perçue pendant le congé maternité entre désormais dans le salaire de référence sur lequel sera calculée la pension de retraite".

 

- Le fonds de réserve financera les déficits d'ici 2018

Les déficits accumulés par le système des retraites "jusqu'au retour à l'équilibre" seront financés par le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), lui-même dilué dans la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades).
Le gouvernement prévoit le retour à l'équilibre des régimes de retraite en 2018. Les déficits accumulés d'ici là seront intégralement financés par les ressources du FRR, créé en 1999 et qui devait en théorie n'être utilisé qu'après 2020. D'après le projet du gouvernement, l'"accélération" des déficits rend "logique" de le "mobiliser plus tôt que prévu".
Eric Woerth a assuré mercredi que le FRR ne serait pas "dissous" ni "utilisé pour financer n'importe quoi ou se substituer à une réforme".
Toutefois, "il gérera ses ressources pour le compte de la Cades et pour financer des déficits en matière de retraite, en attendant que notre réforme prenne tout son ampleur", a-t-il ajouté, déplorant que la France soit "le seul pays au monde qui constitue des réserves quand elle est en déficit".
Selon le projet, la Cades aura dorénavant la propriété des actifs et des ressources du FFR. Ce dernier restera le "gestionnaire" de ces actifs et ressources, "pour le compte de la Cades".

 

Eric Woerth défend ces mesures

 Le ministre du Travail a déclaré, en présentant la réforme des retraites, que "le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement l'ont construite avec deux exigences, être responsable et être juste". "En matière de retraites, nous avons devant nous, si nous ne faisons rien, des années de déficit. Des années de pensions de retraite payées à crédit. Bref, des années d'affaiblissement de notre pacte social", a-t-il dit devant la presse. Selon lui, "sauver notre système de retraite est un impératif. C'est, pour notre génération, une véritable obligation morale".
"L'objectif n'est pas simplement une réduction du déficit, mais d'un rééquilibrage des régimes de retraite dès 2018" a précisé le gouvernement dans son projet.
Ce scénario repose sur les hypothèses suivantes : retour au plein emploi à l'horizon 2024 avec un taux de chômage de 4,5% à cette date, et croissance de la productivité du travail de 1,5% à long terme.
Le rééquilibrage des comptes sera obtenu au moyen de quatre séries de mesures, à commencer par le recul à 62 ans de l'âge légal de départ et à 67 ans celui permettant de toucher automatiquement une retraite à taux plein.
Parmi les autres principales mesures figurent la convergence public-privé, le gel de l'effort de l'Etat au financement du régime des fonctionnaires et enfin de nouvelles ressources qui apporteront au financement du système des retraites 3,7 milliards d'euros en 2011 et 4,6 mds en 2020.
En 2010, le déficit du régime des retraites doit s'élever à 32,3 milliards d'euros et en l'absence de toute réforme devait filer à 42,3 milliards en 2018

 

sur nouvelobs

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 07:25

  

 

FO appelle aujour'hui à une journée de grève interprofessionnelle et à une manifestation nationale à Paris, où le syndicat attend "plusieurs dizaines de milliers" de personnes pour la défense des retraites, quelques heures avant l'annonce officielle de la réforme.

La confédération de Jean-Claude Mailly sera quasiment seule pour cette journée d'action, l'intersyndicale (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa) n'ayant pas répondu à son appel. Mercredi matin, le ministre du Travail Eric Woerth détaillera le projet gouvernemental.

La réussite ou l'échec de cette mobilisation sera d'abord jugé sur le suivi et l'impact de la grève dans les entreprises et administrations. Force ouvrière a en effet pris cette initiative parce qu'elle juge "inefficaces" ce que Jean-Claude Mailly appelle "les journées saute-mouton" de l'intersyndicale, c'est-à-dire les manifestations répétées avec arrêts de travail. Depuis neuf mois, elle a prôné en vain "une grève franche".

Selon l'un des dirigeants de FO, Stéphane Lardy, la grève "ne va pas bloquer le pays, mais il y aura du monde" à la manifestation.  Le défilé, entre République et Nation, partira à 11h30. Les manifestants viendront de toute la France, par cars ou trains spécialement affrétés
.

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 13:57

 

 

Après l'article de la lettre G qui rappelle les Garanties que tout Etat moderne doit assurer à ses citoyens, voici l'article de la lettre H où l'Humanisme devrait être prioritaire dans l'action de tout Gouvernement.

 

 

H pour Humanisme

 

La personne humaine et son épanouissement doit être la fin de toutes les activités d'une société. C'est vers elle que doivent  converger ses bienfaits.

 

Et non l'inverse,  c'est-à-dire les situations où les personnes sont au service de l'argent et de ses profits. Alors que l'argent devrait être au service des gens.

 

Si des secteurs sont plus productifs que d'autres, si des profits importants sont dégagés sans amoindrir les salaires, alors le surplus doit revenir au développement social.

 

Malheureusement, aujourd'hui, le mouvement général ne va pas vers plus d'humanisme.

 

Prenons l'exemple des emplois sociaux : enseignement, hôpitaux, assistants et travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés, etc.

 

Ils subissent la réduction drastique du nombre de postes, d'une part, et de l'autre, ils sont assez peu rémunérés, ce qui en éloignent de nombreux jeunes, qui sont alors obligés de se tourner vers les emplois de la finance (banques, etc.).

 

Les sciences sont indispensables à la contribution des mécanismes de progrès.

 

Mais l'humanisme est aussi nécessaire à la gestion d'une société contemporaine.

 

Il doit s'appuyer sur les grands faits d'histoire, afin d'en éviter les erreurs (conflits, exploitations, colonialismes) et il en retirera les meilleures leçons.

 

Il ne doit pas craindre de se référer souvent à de grands principes  philosophiques et éthiques.

 

 

 

Le Programme de A à Z est une écriture dont l'origine entière est celle du site Coordonne6 ou Le blog de corde6

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 10:32

 

Sur le blog de Bernard Rondeau daté 12 juin

 

Hier après midi, un 4ème round de négociations se tenait au ministère de l'immigration, en présence de représentants du ministère du travail, pour définir des critères de régularisation pour les travailleurs sans papiers.
Raymond Chauveau et Francine Blanche, de la CGT, ont apporté à des centaines de grévistes présents sur le piquet de grève de la Bastille les dernières évolutions de ces discussions.Et celles-ci vont dans la bonne direction.

D'abord, pour être candidat à la régularisation par le travail, il faudra avoir effectué 12 mois d'activité sur 2 ans et ce chez plusieurs employeurs. Dans ce cadre, la grève de 8 mois compte pour 8 mois d'activité salariée.
 
Pour Raymond Chauveau: "la grève a payé".
Pour les travailleurs sans papiers intérimaires, il leur faudra avoir effectué 310 heures sans la même société d'intérim et c'est celle-ci qui remplira le cerfa avec un engagement de 12 mois de mission sur 18 mois.
Pour les femmes travaillant dans l'aide à la personne, le ministère de l'immigration s'engage à poursuive l'expérimentation de 2008 et à l'amplifier. Ces travailleuses pourront continuer à travailler avec des APS (autorisation provisoire de séjour) tout en cherchant des promesses d'embauches.
Pour le travail au noir, les discussions doivent se poursuivre entre ministères et syndicats la semaine prochaine. Idem pour les agents de sécurité ou la CGT devrait être reçue par le ministère de l'intérieur.
Un texte définitif reprenant l'ensemble de ces critères sera rédigé pour vendredi prochain (18juin). Pour Francine Blanche, s'exprimant devant les grévistes : "tant que le texte n'est pas écrit, il faut rester vigilant et maintenir le piquet de grève à Bastille... mais il temps pour chacun de préparer son dossier. On est au bout grâce à vous, on est en train de gagner grâce à vous, on a le texte vendredi".
Autre avancée notable, le dépôt de dossier se fera dans la Direction départementale du travail correspondant à l'adresse de l'entreprise et la procédure de traitement des dossiers sera accélérée.
La joie des travailleurs sans papiers, en grève depuis le 12 octobre 2009, ne les empêche pas de rester mobilisés devant l'opéra de la Bastille jusqu'à vendredi prochain. Ils attendent impatiemment le texte définitif de régularisation.
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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 17:12

 

Nouvelobs.com

 

(...)

 

Recettes supplémentaires et réduction des dépenses

 

 

Le Premier ministre a détaillé les moyens mis en œuvre parvenir à réduire le déficit de 100 milliards d'euros. Il a déclaré que "nous allons trouver pour la moitié dans des réductions de dépenses et pour la moitié dans des augmentations de recettes". Sur les 50 milliards d'euros de réduction, 45 milliards proviendront de la baisse des dépenses publiques et les 5 milliards restants de la réduction des niches fiscales.

 

 

Quant aux augmentations de recettes, François Fillon mise sur "35 milliards de rattrapage, après la crise, des pertes de recette conjoncturelle". "Au fur et à mesure que la croissance revient, les recettes recommencent à croître", a-t-il expliqué. Les 15 autres milliards "correspondront à la fin des mesures que nous avons prises pour relancer l'économie et qui n'ont naturellement pas vocation à durer au delà de cette période de relance". (...)

 

 

[Et toujours pas de taxation des très très hauts revenus !]

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 07:19

 (Info recueillie ici à partir d'un commentaire de lecteur sur LeFigaro.fr)  

 

Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac, a proposé de supprimer la niche fiscale "Copé", l'une des plus coûteuses.

 

Celle-ci est relative à la défiscalisation des plus values réalisées lors de la vente de parts d'entreprises.

 

Invité de Questions d'info LCP/France Info/AFP, M. Cahuzac était interrogé sur les niches fiscales et la manière de les réduire.

 

Il n'a pas apprécié "la méthode utilisée par Jean-François Copé qui, en fiscalisant les indemnités journalières des accidentés du travail, a estimé qu'il avait supprimé ainsi une niche fiscale". "Le bénéfice fiscal de cette décision pour l'Etat, est de 120 à 130 millions d'euros", a-t-il dit, soulignant que les niches fiscales coûtaient au total "75 milliards d'euros en année pleine".

 

M. Cahuzac a estimé qu'il fallait examiner "les niches les plus coûteuses", comme la "niche Copé" instaurée par ce dernier quand il était ministre du Budget.

 

Cette niche, a-t-il affirmé, "a coûté à l'Etat 18,6 milliards d'euros en 2008 et 2009" et sa "suppression permettrait de soulager un peu des finances publiques".

 

La "niche Copé" permet à "une personne physique ou morale, holding par exemple, qui vend des parts d'entreprise détenues depuis plus de deux ans", de garder "la plus value réalisée à l'occasion de cette vente" totalement défiscalisée. Le président de la commission a affirmé que cette niche avait "profité à Lagardère, Bolloré, les grandes banques".

 

"Il ne s'agit pas de PME ou de TPE, il ne s'agit pas de start up, il ne s'agit pas de chefs d'entreprise que la collectivité pourrait légitimement aider" mais "d'entreprises, de holdings très bien installées, parfaitement profitables -et tant mieux pour ces entreprises- qui n'ont pas peut-être pas besoin du surcroît de ce cadeau-là".

 

Il a précisé que l'ensemble du "paquet fiscal" représentait actuellement le même montant annuel que cette seule niche.

 

 

Notre commentaire:

 

La suppression de certaines niches fiscales s'imposerait.

 

C'est plus juste que de les raboter toutes de 10%, comme le propose le Premier ministre.

 

Car les pourcentages favorisent mathématiquement et nécessairement les plus gros revenus.

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 06:09

Objet : RTE Socialement responsable?

 

Bonjour,

 

Il est des faits divers qu'une entreprise comme RTE n'aimerait pas voir s'étaler dans la presse mais c'est ce qu'il risque de se passer si un brin d'humanisme n'éclaire pas vos pensées.

Devant le peu de considération de la part du collège de direction de RTE sur la situation d'un agent que RTE TENE a mis à la rue sans preuve et sans respect des prérogatives de la Pers 846, RTE le conduit aujourd'hui à une déchéance que même des sans papiers ne subissent pas!

  

Aujourd'hui, il se trouve pris en otage entre RTE et la CPAM! Agent en longue maladie, il se retrouve sans le moindre sou depuis le 22 avril 2010.

 

Plus aucune indemnité ne lui est versée.

 

Il ne peut s'inscrire à Pôle emploi au motif de sa mise en longue maladie!

 

Cela est innacceptable!

 

On assiste impuissant à un match de tennis entre la CPAM et RTE, chacun se renvoit la balle et personne coté direction ne prend conscience que c'est une famille de 5 personnes qu'on laisse crever à petit feu!!

 

Aujourd'hui, c'est une assistante sociale qui vient les achever en leur annonçant que si la situation persiste, on leur retire leur enfant pour le placer!!

 

Cet acharnement doit cesser de la part de RTE qui se dit entreprise responsable et humaine, qui négocie les risques psycho sociaux en ce moment et qui pratique tout autrement.

La réalité du terrain est tout autre que les salons feutrés de la tour Bellini!

 

Des questions ont été posées à l'ARH et à la DRH, pas de réponse, silence radio sur toute la ligne!

 

Je vous parle du cas de Rodrigue DESCHAMPS pour ceux qui n'en aurait pas encore entendu parlé.

 

Cette situation ne peut perdurer et doit être résolue dans les plus brefs délais, l'attente a été assez longue.

 

Il en va de la vie de 5 personnes!

 

Les mots utilisés ici sont certainement crus pour certain, peut être qu'ils ouvriront les yeux à ceux qui ne regarde pas en bas de la tour car la vie est un tout autre monde.

 

Vous avez mes numéros de portable pour m'annoncer une bonne nouvelle concernant ce dossier.

 

Un élu en colère!

 

Philippe SAUVAGE

Secrétaire Général de l’UFICT CGT ENERGIE NORD

Mandats: CCE, CE de TENE, DP de TENE hors GET,

CSP Nord-Est

 

[Pour plus d'informations, consultez le blog de Jacques Tourtaux, et les articles sur la situation de Rodrigue Deschamps]

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 21:03

Nicolas Sarkozy l'a dit, le gouvernement l'a répété : les « hauts revenus » passeront à la caisse pour financer les retraites. Un tabou est tombé. Mais de qui parle-t-on, au juste ? Là, les choses se compliquent. En 2007, François Hollande avait créé la polémique en lançant son fameux « Je n'aime pas les riches. » C'est-à-dire, selon lui, ceux qui gagnent plus de 4 000 euros net par mois (pour un célibataire). Depuis, tout le monde ou presque botte en touche. Maurice Lévy et Frédéric Saint-Geours, présidents respectivement de l'Afep et de l'UIMM, « ne savent pas ».

 

Même embarras dans les rangs du gouvernement. Craignant sans doute de froisser l'électorat de l'UMP, ni Xavier Bertrand ni Eric Woerth n'ont cité de chiffre. Seul François Baroin, le ministre du Budget, s'est mouillé, indiquant un seuil compris entre trois et quatre fois le plafond de la Sécurité sociale, soit entre 8 655 et 11 540 euros brut par mois. La gauche ne s'est pas montrée plus loquace. Challenges propose donc ses propres pistes sur les « hauts revenus » et les « riches ».
 

 

Qu'est-ce qu'un « haut revenu » ?


Celui qui est juste au-dessus du sien, se moquent à l'unisson le politique Jean Arthuis et l'homme d'affaires Michel Lacoste. Mais le chiffre avancé par les Français (à partir de 6 400 euros mensuels pour une famille de quatre personnes) n'est pas très éloigné de l'estimation de l'Insee (voir ci-contre). Dans une étude publiée en avril, l'Institut qualifie en effet de « hauts revenus » les 10 % de Français gagnant plus de 3 000 euros par mois (pour une personne seule), et de « très hauts revenus » le 1 % de chanceux qui déclarent vivre avec plus de 7 000 euros chaque mois. A comparer au revenu médian, qui plafonne à 1 500 euros par mois par personne... et aux 5 800 happy few en haut de l'échelle, dont le revenu plancher mensuel est de 57 500 euros.

 

 

Même au sein des « hauts revenus », les inégalités sont immenses et ne cessent de se creuser, comme l'avaient déjà constaté les économistes Thomas Piketty et Camille Landais. Plus on est riche, plus on s'enrichit : entre 2004 et 2007, les 10 % de « hauts revenus » ont vu leur situation s'améliorer de 11 %, et le 1 % de « très hauts revenus » de 16 %, quand les 90 % les moins favorisés ont vu leurs revenus croître de 9 %. Car plus on est riche, plus on tire ses revenus du patrimoine (foncier, valeurs mobilières) et des revenus exceptionnels (plus-values, stock-options). Or, entre 2004 et 2007, ces derniers ont respectivement bondi de 46 et 55 % ... pour une maigre hausse de 11 % des revenus du travail.

 

Autre constat : par le jeu des niches fiscales, les « très hauts revenus » sont relativement peu imposés (20 % en moyenne en 2007). Un chiffre qui peut laisser des traces. « Les Français ne crient pas, encore, haro sur les riches, note Jean-Daniel Lévy, directeur du département Politique Opinion de l'institut CSA Mais, depuis la crise, ils estiment qu'ils doivent aussi participer à l'effort national. » Comment, dès lors, taxer les « hauts revenus » ? « La solution la plus simple est d'ajouter une tranche d'impôt sur le revenu (IR) », estime l'économiste François Ecalle, professeur à Paris I.

C'est ce que propose également Jean Arthuis, le président de la commission des Finances du Sénat : « Il faut abroger le bouclier fiscal et l'ISF, et introduire une tranche supplémentaire de l'IR, à 45 %, au-delà de 100 00 euros annuels pour une personne. » Certains, comme Thomas Piketty, souhaitent même des taux d'imposition quasiment confiscatoires (de 80 à 90 %) pour les « très, très hauts revenus »(...)

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Published by corde6 - dans fiscalité
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