25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:16

24/10/10 extrait du Parisien.fr

(...)

Sur place hier matin, grelottant autour de leur brasero, une trentaine de grévistes, pour la plupart éboueurs de la ville de , entament leur cinquième jour de blocage devant l’usine. Parmi eux, des syndicalistes de la -Nettoyage — majoritaire —, mais aussi des cheminots de la gare d’Austerlitz ou encore des agents territoriaux du Val-de-Marne, venus prêter main-forte.

« Depuis 7 heures du matin mardi, plus aucune benne n’a déchargé ses déchets ici, assurent Frédéric, Nicolas, François et Kamel, quatre grévistes emmitouflés dans leurs anoraks. On fait les trois-huit! On se relaye jour et nuit pour empêcher l’entrée des camions », expliquent-ils en désignant, bloqués à l’intérieur du site, la vingtaine de camions-poubelles verts, remplis à ras bord.

Entre 15 % et 20 % d’éboueurs grévistes à Paris

« On est entourés d’un grand mouvement de solidarité! Les gens klaxonnent, viennent nous déposer du pain, des viennoiseries. Il y a même des bûcherons qui livrent du bois pour le feu », assure Régis Vieceli, secrétaire général de la CGT-Nettoyage, qui estime que 15 % à 20% des éboueurs sont grévistes à . « Depuis des années, nos conditions de travail se dégradent alors que notre productivité a augmenté de 30% en six ans. Soixante nouvelles suppressions de postes ont été annoncées cette année. On ne veut pas que ce soit nos salaires et nos emplois qui financent les retraites! » poursuit-il.

Du côté du Syctom (syndicat intercommunal de collecte des ordures ménagères), gérant du site, qui dispose de deux autres incinérateurs dans la région à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), on estime la situation « compliquée », tout en affirmant « tout mettre en œuvre pour assurer au jour le jour le traitement des déchets en Ile-de-France ». Mais jusqu’à quand ?

A l’usine de Saint-Ouen, des arrêts de travail ont été signalés vendredi. Depuis cinq jours, les déchets sont notamment transférés vers d’autres sites non gérés par le Syctom, comme les incinérateurs de Créteil ou de Rungis (Val-de-Marne). Selon les grévistes, les bennes sont aussi réorientées vers le centre de stockage de Romainville (Seine-Saint-Denis), aujourd’hui saturé, ou encore le centre d’enfouissement des déchets de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne.

 

Commentaire :

 

C'est à prendre très au sérieux pour l'hygiène et la santé publique, et à terme pour l'état des nappes phréatiques.

Repost 0
Published by corde6 - dans qualité de vie
commenter cet article
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:58

 

Il faut mettre sur la table des augmentations substantielles des salaires.

 

Les gens n'ont jamais travaillé pour la gloire ou pour les yeux des princesses.

 

De plus les politiques délirent parfois sur le montant des salaires des travailleurs (4000 euros mensuels par-ci, 7500 euros mensuels par-là, trouvés dans les médias, y compris dans un quotidien comme Le Monde !).

 

Les gens travaillent pour vivre décemment, se loger correctement (ce qui est quasiment impossible aujourd'hui avec le prix du logement), vivre en famille, élever des enfants et leur donner un avenir.

 

Les salaires sont insuffisants, comment voulez-vous que l'on puisse imaginer sur cette situation des retraites acceptables ?

 

 

Repost 0
Published by corde6 - dans politique
commenter cet article
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 14:59

Plusieurs mobilisations sont organisées ce dimanche 24 octobre pour manifester contre la réforme des retraites votée il y a deux jours par le Sénat et qui devrait être promulguée autour du 15 novembre.

 

Raffineries

"Une station-service sur quatre" n'était pas approvisionnée en carburant dimanche, a indiqué Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, ajoutant que la situation allait "s'améliorer très progressivement".

L'Ouest et l'Ile-de-France sont toujours les plus touchées, avec 35% de stations à sec ou en manque d'au moins un produit en Ile-de-France, tandis que dans l'Ouest un petit tiers environ des stations posent de réelles difficultés.

Sept départements (Eure, Calvados, Loire-Atlantique, Indre-et-Loire, Val-de-Marne, Oise, Allier) étaient toujours à court de carburant "même si la situation est un peu meilleure" dans l'Oise.

Les stations d'autoroutes sont globalement approvisionnées.

Une dégradation ponctuelle dans les stations prévue lundi par l'Union française des industries pétrolières, du fait de l'approvisionnement ralenti dimanche par le repos obligatoire des chauffeurs de camions-citerne.

La production des douze raffineries de métropole est toujours arrêtée

Le blocage des terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) est toujours en cours

 

Ports

Dans les ports, les dockers et agents portuaires cessent le travail chaque week-end depuis début octobre.

 

Transports

Au moins 8 TGV sur 10 devaient circuler ce week-end: 9 TGV sur 10 en moyenne sur les axes Paris-province, 6 sur 10 de province à province.

En Ile-de-France, un Transilien en moyenne sur deux devait circuler en heures de pointe, et des trains supplémentaires sont susceptibles d'être mis en circulation.

Dans les régions, plus de six liaisons TER sur 10 sont également annoncées, parfois via des bus.

La moitié des trains Téoz sera assurée en moyenne et deux Intercités sur trois.

A l'international, le trafic de l'Eurostar et vers l'Allemagne est normal, le trafic du Thalys et vers la Suisse est quasi-normal.

Le trafic des trains de nuit est perturbé.

 

Fonction publique

Les éboueurs de Toulouse prolongent leur grève jusqu'à lundi, mais un des cinq dépôts a repris le travail samedi, votant une "suspension" du mouvement pendant les congés de la Toussaint. Les autres se prononceront lundi matin en assemblée générale.

Le mouvement des éboueurs de Marseille se poursuit également mais le préfet des Bouches-du-Rhône a pris dimanche un arrêté de réquisition du personnel de deux centres de transfert des ordures, bloqués par des agents territoriaux. L'arrêté prendra effet lundi 25 octobre jusqu'au samedi 30 octobre.

Grève des éboueurs à Belfort.

 

(NouvelObs.com)

 

Repost 0
Published by corde6 - dans retraite
commenter cet article
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 17:15

La police expulse le 23 octobre des squatteurs place des Vosges à Paris.

 (...)

Après l'expulsion, une cinquantaine de personnes, ex-squatteurs, syndicalistes et militants associatifs, ont manifesté autour de l'hôtel particulier pour montrer leur désaccord. Ils ont notamment coupé la circulation dans la rue Saint-Antoine (IVe arrondissement) voisine, avant de revenir devant une entrée du bâtiment, rue de Birague. Là, ils ont tenté de forcer l'entrée de l'hôtel particulier, gardé par la police, en repoussant les agents. Bousculés, ces derniers ont fait usage de grenades lacrymogènes pour se dégager.

 

Avocat interdit d'accès au bâtiment

Cinq fourgons de CRS en tenue d'intervention sont ensuite arrivés en renfort, alors que les manifestants se couchaient au milieu de la rue vers 11h30, selon la même source.

Tôt le matin, La police a procédé à l'expulsion des squatteurs, ordonnée vendredi. La police est arrivée vers 7h et a "défoncé la porte d'entrée", a assuré vers 8h la porte-parole du collectif, Margaux Leduc". "Pour l'instant, on est toujours chez nous. Mais il y a des messieurs en bleu autour de moi, c'est assez bizarre. (...) Il y a 15 CRS dans mon escalier, un dans ma chambre", avait ajouté Margaux Leduc.

Les policiers "ne se sont pas mal tenus", avait-t-elle ironisé, déplorant néanmoins que l'accès du bâtiment soit interdit à l'avocat du collectif, Me Pascal Winter. Elle avait indiqué la volonté de Jeudi Noir de rester dans le bâtiment "tant que c'est possible", en faisant intervenir l'avocat afin de faire jouer tous les recours légaux.

 

Un vrai "scandale"

La cour d'appel de Paris avait ordonné vendredi l'expulsion sans délai des squatteurs membres du collectif Jeudi Noir qui occupaint depuis un an un somptueux hôtel particulier de la place des Vosges à Paris (IVe arrondissement), expulsion assortie du versement d'indemnités d'environ 80.000 euros.

La gauche parisienne avait alors dénoncé ce jugement, les commentaires allant de "regret" à "déni de justice". Les occupants avaient reçu, avant le jugement, le soutien du Conseil de Paris.

Une trentaine de squatteurs avaient envahi en octobre 2009 cet hôtel particulier d'environ 1.500 mètres carrés, orné de plafonds à la française avec poutres peintes, aux gigantesques cheminées de pierre, qu'ils ont pris grand soin de ne pas dégrader. Le bâtiment était inoccupé depuis 1966, un vrai "scandale alors que la capitale manque cruellement de logements", dénonce Jeudi Noir.

 

"Atteinte au droit de propriété"

Mais la propriétaire des murs, Béatrice Cottin, 88 ans, ne l'avait pas entendu ainsi. Elle avait attaqué les squatteurs en justice pour obtenir leur expulsion. La cour d'appel a ordonné aux squatteurs de quitter les lieux sans délai et de verser une indemnité d'occupation de 10.000 euros pour la fin 2009.

En revanche, pour la période postérieure au 25 janvier 2010, la cour d'appel a divisé par trois le montant des indemnités mensuelles qu'ils doivent verser à la propriétaire. Du fait de la durée du squat, le montant de ces "indemnités d'occupation" devrait toutefois rester élevé : à ce jour, il atteint ainsi 72.000 euros.

La cour a reconnu dans son arrêt "le souci légitime du collectif d'attirer l'attention des pouvoirs sur les difficultés de logement auxquelles sont habituellement confrontés les étudiants et les jeunes occupant un emploi".

Mais les squatteurs se sont rendus coupables, selon la cour d'appel, d'une "atteinte au droit de propriété".

 

(Nouvelobs.com)

 

Repost 0
Published by corde6 - dans qualité de vie
commenter cet article
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 17:04

Le Sénat a adopté vendredi 22 octobre en début de soirée le projet de loi de réforme des retraites par 177 voix contre 153, alors que le mouvement de contestation sociale contre le texte se poursuit. Le gouvernement avait décidé d'utiliser la procédure de "vote unique", ou "vote bloqué" sur les amendements de l'opposition restant en discussion pour écourter les débats au Sénat.

 

La Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés), chargée d'établir un texte commun au Sénat et à l'Assemblée, se réunira lundi à 9H00, avait annoncé plus tôt le service de presse du Sénat. Cette réunion se tiendra au Sénat. Le texte commun sera ensuite soumis aux députés et aux sénateurs pour un vote définitif de la réforme mardi après-midi ou au plus tard mercredi après-midi, selon des sources parlementaires.

Les syndicats ont appelé à deux nouvelles journées de mobilisation, jeudi 28 octobre et samedi 6 novembre, malgré l'accélération du vote au Sénat. Les lycéens de l'UNL et de la Fidl et les étudiants de l'Unef ont relayé cet appel.

Repost 0
Published by corde6 - dans retraite
commenter cet article
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 16:33

Extrait de nouvelobs.com

 

 

La pénurie de carburants pèse samedi 23 octobre sur les départs en vacances de la Toussaint. L'ouest de la France, en particulier la Bretagne, et la région parisienne sont les principaux points noirs sur le front des carburants avec plus d'un tiers des stations-service à sec, selon le gouvernement.

Sur le même sujet

"Dans la zone Ouest, il y a 38% de stations à sec", a indiqué une porte-parole du ministère de l'Energie. Proportion à peu près équivalente en région parisienne avec 35%, en régression par rapport à vendredi (41%).

La situation s'est détendue dans le nord et dans la moitié sud, avec un peu plus d'une station sur dix (10 à 15%) seulement toujours en panne, selon le cabinet du ministre Jean-Louis Borloo, qui parle de "nette amélioration". Le ministère évoquait en milieu de journée le nombre de sept départements (Eure, Calvados, Loire-Atlantique, Indre-et-Loire, Val-de-Marne, Oise, Allier) encore à court de carburant.

 

Les vacanciers "pourront partir tranquilles"

 

Le gouvernement se veut en effet rassurant, et entend bien dédramatiser la situation. "Le réseau autoroutier est très bien approvisionné (...) Les autoroutes, c'est parfait", a déclaré pour sa part le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.  Il a appelé les automobilistes se dirigeant vers le sud à ne pas faire de "pleins de précaution", critiquant ceux qui allongent les files d'attentes devant les stations-service, "alors qu'il leur manque 5 litres".

Repost 0
Published by corde6 - dans retraite
commenter cet article
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 10:35

Jeudi matin, sur RMC, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a déclaré qu'il préconisait "un nouveau temps fort" dans la mobilisation contre le projet de loi sur les retraites "dès la semaine prochaine". Selon lui, "il n'y a pas de porte de sortie possible puisque le gouvernement reste intransigeant", et il n'y a "aucune raison d'arrêter ces protestations". Quant au choix de la date, il a expliqué qu'il allait en discuter avec ses homologues syndicaux lors d'une réunion de l'intersyndicale jeudi après-midi.

FO est favorable à une nouvelle "journée de grève public-privé", a déclaré jeudi matin sur LCI son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, "qui permet de redonner du souffle à un mouvement".

 

 "RETROUVER DES TEMPS FORTS"

 

"Il faut poursuivre les actions les plus massives possibles", a insisté M. Thibault, soulignant que des mouvements de protestation contre la réforme avait pris "un rythme quotidien", avec des débrayages dans les entreprises parfois "d'une heure par jour depuis plusieurs jours", des rassemblements le soir, etc. Selon lui, "il y a un mouvement [de protestation] qui est installé dans le pays. Ce que nous suggérons, c'est de retrouver des temps forts, qui permettent à tout le monde en même temps, le même jour, d'arrêter le travail et de descendre dans la rue", a-t-il ajouté. Mais il a insisté sur l'unité syndicale, qui "explique la détermination dont font preuve des millions de salariés aujourd'hui".

Enfin, interrogé sur un amendement voté dans la nuit de mercredi à jeudi par les sénateurs prévoyant en 2013 de "réfléchir" à "une réforme systémique", autrement dit une retraite par points, M. Thibault a estimé que "le gouvernement marche un peu sur la tête". "On nous annoncerait donc au travers d'un amendement que la loi organiserait un débat pour changer le système de retraite et promouvoir un système par points ? La CGT n'y est pas favorable", a-t-il dit. "A quoi sert donc une réforme qui suscite autant de mécontentement si c'est immédiatement pour introduire le fait que, d'ici quelques années, on va envisager de changer le système ?", s'est-il interrogé, parlant d'une "impréparation totale" de la réforme.

 

Le Monde.fr

Repost 0
Published by corde6 - dans retraite
commenter cet article
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 10:19

Sur TF1 News

 

L'unité syndicale va-t-elle résister à la durée du mouvement de contestation de la réforme des retraites ? Piliers de l'intersyndicale, CGT et CFDT feront tout, en tout cas, pour la maintenir jusqu'au bout. Alors que les syndicats se retrouvent ce jeudi pour décider de la suite de la mobilisation, Bernard Thibault, le leader de la CGT, a réaffirmé sur RMC son souhait de nouvelles journées d'action, dont une dès la semaine prochaine. La centrale syndicale doit faire des propositions en ce sens lors de la réunion de l'intersyndicale. "Il n'y a pas de sortie possible puisque le gouvernement reste dans son intransigeance", a lancé Bernard Thibault sur RMC. "Il n'y a aucune raison d'arrêter ces protestations", a-t-il ajouté. "Nous allons suggérer des temps forts qui permettent à la fois d'arrêter le travail et de descendre dans la rue". Pour FO, Jean-Claude Mailly, invité sur LCI, a jugé pour sa part : "On ne peut plus s'arrêter, y compris si la loi est votée". D'autres organisations syndicales militent pour une nouvelle initiative nationale : "Un nouveau rendez-vous national est nécessaire le plus rapidement possible", selon la FSU. Même avis chez Solidaires (syndicats Sud et autres). Mais les cadres de la CGC ont annoncé qu'ils n'appelleraient plus à manifester.

 

Forts d'une mobilisation contre la réforme des retraites qui ne faiblit pas, les syndicats s'orientent donc, malgré des tiraillements, vers une septième journée nationale d'action, peut-être dès mardi. Les Huit sont placés dans une situation délicate : il leur faut maintenir, malgré le handicap des vacances de La Toussaint, la dynamique du mouvement après les défilés massifs de mardi (de 1,1 à 3,5 millions de manifestants), tout en évitant les débordements ou actions minoritaires ainsi que les risques d'un retournement de l'opinion en cas de pénuries de carburant. "Le temps joue contre nous", estimait début octobre le numéro un de l'Unsa, Alain Olive. C'est encore plus vrai aujourd'hui, alors que le patron des députés UMP, Jean-François Copé, espère un vote définitif de la réforme des retraites "en milieu de semaine prochaine".

 

Enrayer le déclin, éviter la radicalisation

 

En outre, l'opinion continue d'apporter un fort soutien au mouvement. Une nette majorité de Français (59%) sont favorables à ce que les syndicats poursuivent leur action après le vote du Sénat (40% sont contre), selon un sondage BVA publié mercredi. "On ne veut pas perdre cette crédibilité-là", soulignait lundi le numéro deux de la CFDT, Marcel Grignard. Parallèlement, sur le terrain, les actions de harcèlement se multiplient.

La date de mardi pour cette prochaine journée d'action permettrait de rallier les syndicats modérés (CFDT, CFTC, Unsa), réticents, au nom de "la légalité", à la poursuite d'un conflit global une fois que le parlement se sera prononcé. Le défi pour les syndicats sera toutefois d'enrayer un déclin de la mobilisation, alors que les lycéens et une partie des salariés seront en congé. Pendant ce temps, il faudrait que les étudiants "prennent la relève", selon Victor Colombani, président de l'UNL. "Il n'y a aucune raison pour que ça s'arrête dans les universités", lui fait écho Jean-Baptiste Prévost (Unef). La contestation se radicalisant, couper l'élan n'est pas à l'ordre du jour, selon Annick Coupé (Solidaires): "les gens ont l'air de s'organiser (...) Personne n'est dans l'état d'esprit de dire: c'est fini". Pour Solidaires, "face à un gouvernement qui ne veut faire aucune concession (...), la grève doit devenir massive et généralisée". Mais le déclic tarde à se produire: de mardi à mercredi, la proportion des cheminots grévistes est tombée de 42% à 28,7%, selon la CGT.

 

 

Repost 0
Published by corde6 - dans retraite
commenter cet article
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 17:29

Extrait du Monde.fr

 

"Nous en appelons solennellement au président de la République, suspendez le débat, reprenez le chantier, saisissez ce moment, agissez avec sagesse", a déclaré le président du groupe PS, Jean-Pierre Bel.

Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe communiste et du parti de gauche (CRC-SPG), a poursuivi :"nous disons, écoutez ce qui se passe, la demande raisonnable et légitime des organisations syndicales: reprendre les négociations et remettre en discussion une autre réforme des retraites".

"C'est une parole de sagesse que nous apportons. Il est encore temps de suspendre le débat et d'ouvrir une très large concertation avec tous les partenaires", a lancé Yvon Collin, le patron du RDSE (radicaux, à majorité radicaux de gauche).

Les trois présidents de groupe ont parlé debout, entourés de l'ensemble de leurs collègues de gauche également debout dans l'hémicycle.

"Nous ne suspendrons pas les débats au Sénat, c'est une drôle d'idée", a alors répondu Eric Woerth.

"Le Sénat va voter ce texte et ce moment approche", a-t-il lancé demandant à l'opposition de "garder son calme" .

Repost 0
Published by corde6 - dans retraite
commenter cet article
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 16:35

Sur Libération.fr, 12/10/10

 

L’impôt sur la fortune (ISF) suscite régulièrement des poussées de fièvre aussi idéologiques qu’irrationnelles. Dernière en date : 100 députés UMP proposent en pleine crise des finances publiques de le supprimer, se privant ainsi de plus de 3 milliards d’euros de recettes fiscales. Faire un chèque de 3 milliards aux 2% des Français plus riches, alors même que tout le monde se demande comment l’Etat va rembourser ses dettes, il fallait y penser.

Dommage que le débat se limite à de telles caricatures. L’imposition directe du patrimoine est un élément important d’un système fiscal juste et efficace, et joue un rôle significatif dans tous les pays développés, souvent sous la forme d’un impôt foncier nettement plus lourd qu’en France. L’ISF à la française tente de traiter de la même façon toutes les formes de patrimoine, ce qui est plus efficace, et de leur appliquer un barème progressif, ce qui est plus juste. Un tel impôt ne doit évidemment pas être supprimé. Par contre il pourrait être réformé et amélioré, à condition qu’un débat serein s’engage enfin. Tentons d’y contribuer.

Selon l’Insee et la Banque de France, les ménages français possèdent actuellement environ 9 200 milliards d’euros de patrimoine immobilier et financier (net de dettes). La fortune des Français a légèrement baissé depuis 2008, où elle atteignait 9 500 milliards, mais représente toujours près de 6 années de revenu national, contre moins de 4 dans les années 1980, et moins de 3 dans les années 1950. Jamais depuis la Belle Epoque (1900-1910) les patrimoines ne se sont aussi bien portés. En comparaison, les salaires, les revenus et la production croissent à un rythme très faible depuis trente ans, et il est probable que cela se poursuive. Dans ce contexte, il n’est pas absurde de mettre davantage à contribution les patrimoines, afin de réduire la charge fiscale pesant sur le travail. Et non le contraire, comme le proposent les députés UMP!

Sur ces quelque 9 000 milliards de patrimoine détenus par les ménages, environ 10 % sont actuellement déclarés chaque année au titre de l’impôt sur la fortune (ISF). En principe, tous les ménages possédant un patrimoine imposable supérieur à 790 000 euros, soit un peu plus de 500 000 ménages (2 % de la population), sont censés déclarer tous leurs actifs immobiliers et financiers (nets de leurs dettes). En pratique, de multiples règles dérogatoires font que les patrimoines déclarés à l’ISF sont nettement inférieurs aux patrimoines économiques réels : abattement de 30% sur la résidence principale, multiples niches fiscales, et surtout exonération des biens dits «professionnels», particulièrement importante pour les fortunes les plus élevées - que leur détenteur exerce une activité professionnelle ou non. L’exemple est désormais célèbre : Liliane Bettencourt possède d’après ses propres déclarations un patrimoine réel de 15 milliards d’euros, mais n’en déclare apparemment que 1 ou 2 milliards au titre de l’ISF, en toute légalité semble-t-il. En croisant différentes sources, on peut estimer que le patrimoine réel des personnes imposables à l’ISF est de l’ordre de 2 500 milliards d’euros, soit environ 30 % du patrimoine total des Français.

Quoi qu’il en soit, le fait est que les recettes totales de l’ISF dépassent tout juste les 3 milliards d’euros, soit à peine plus de 0,3% des 900 milliards de patrimoine imposables. Prétendre qu’un tel prélèvement tue l’esprit d’entreprise et menace l’équilibre économique du pays n’est tout simplement pas sérieux. De même qu’il n’est pas sérieux d’évoquer des délocalisations massives : les statistiques rassemblées par Gabriel Zucman montrent que les patrimoines déclarés à l’ISF ont progressé tout au long des années 1990-2000 à un rythme extrêmement élevé, et peu compatible avec l’hypothèse d’une hémorragie de la base fiscale. Enfin, il n’est pas exact que l’ISF soit devenu un impôt sur les pauvres cadres parisiens qui ont le malheur de posséder leur appartement : les patrimoines imposables inférieurs à 1,3 millions d’euros acquittent actuellement à peine 10 % des recettes totales de l’ISF, contre environ 50 % pour les patrimoines supérieurs à 7,5 millions.

Il reste que l’ISF souffre d’un défaut majeur. Ses multiples règles dérogatoires permettent aux patrimoines les plus élevés de payer beaucoup moins que ce qu’ils ne le devraient, et souvent de déclarer des patrimoines sans rapport avec les patrimoines réels : c’est le syndrome Bettencourt, qui est en fait beaucoup plus général. Une bonne réforme serait de supprimer ces niches et d’étendre ainsi son assiette. Cela contribuerait à réduire le déficit, et - si et quand l’état des finances publiques le permet - de réduire les taux pesant sur les patrimoines les moins élevés.

 

Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

 

Commentaire :

Si la gauche veut maintenir l'ISF, l'assiette doit être revue avec exclusion de la résidence principale.

Si la droite veut le supprimer, il faut alors taxer impérativement les plus hauts revenus (nouvelle tranche).

Repost 0
Published by corde6 - dans fiscalité
commenter cet article

Présentation

  • : Coordonne6
  • Coordonne6
  • : Le blog a été créé le 14/06/2007 en vue d'un programme social, économique et politique nettement égalitaire, démocratique et à gauche. Toute présentation sur internet différente de la nôtre -notamment avec de nombreuses publicités- n'est pas de notre responsabilité. L'article fondateur de la coordination suite au 6 mai 2007 est le premier inscrit en date sur ce blog. La rédaction d'un programme arrimé à des principes fondamentaux et écrite en quatre ans est intitulée "programme de A à Z". A la lettre "N" nous tentons d'expliciter ce qu'est un "NON" avec un rappel des 55% de votants opposés à l'Europe de 2005. Monique Renouard Bretagne
  • Contact

Recherche