14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 18:12

Les syndicats CGT des travailleurs du nucléaire ont exigé jeudi "l'arrêt de la sous-traitance massive, de la sous-traitance en cascade et de la précarité" sur les sites des centrales, considérées comme une manière d'externaliser les risques professionnels.

 

 

"Pour que, sur tous les sites nucléaires, ce soit la sûreté et non la recherche du profit maximum qui soit la priorité", la CGT "exige un statut pour les travailleurs du nucléaire, basé sur celui des salariés EDF, AREVA et CEA et l'arrêt de la sous-traitance massive, de la sous-traitance en cascade et de la précarité", précise-t-elle dans un communiqué. Les syndicats CGT des travailleurs du nucléaire, sous-traitants, EDF, AREVA, CEA, IRSN ont également demandé "une véritable démocratie dans l'entreprise avec un renforcement des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CHSCT] et la maîtrise 100 % publique de l'industrie nucléaire".

 

 

"80 % D'INTÉRIMAIRES" À LA MAINTENANCE DES RÉACTEURS


 

Pour le syndicat, "la course effrénée au profit maximum" conduit à une "politique du pire pour les salariés de la sous-traitance, ballottés de contrats en contrats, de sites en sites, subissant la majorité des pénibilités pour des salaires de misère et des conditions de travail indignes". "Si les pouvoirs publics n'assument pas leurs responsabilités en faisant accéder rapidement les salariés de la sous-traitance du nucléaire à des garanties sociales de haut niveau, la CGT assumera les siennes en appelant l'ensemble des travailleurs à l'action", ont conclu les syndicats CGT du nucléaire.

 

Le personnel affecté à la maintenance des réacteurs est à 80 % intérimaire, estime le responsable du secteur gaz la CGT énergie, M. Laurent Langlard.

 

sur LeMonde.fr

Repost 0
Published by corde6 - dans travail
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 18:01

sur LaVoixdunord le 13/04/11

 

Entretien avec Antoine Jean, porte-parole régional de ce syndicat

 

- Quel est le poids de la Confédération paysanne dans la région ?  

 

« Aux élections professionnelles, on a fait à peu près 16 % (derrière la FNSEA, plus de 60 %, et la Coordination rurale, environ 20 %). »



 

- Quelles sont ses valeurs ? 

 

 

« On défend les petits et moyens paysans, une agriculture familiale dans des fermes à taille humaine. Nous portons une vision non-corporatiste du métier : on se retrouve facilement avec d'autres acteurs de la société sur les OGM, la malbouffe, etc. »

 

- Avec une tendance à promouvoir l'agriculture bio ?   

 

 

« Il y a beaucoup de producteurs bio dans la confédération, mais on ne tourne pas le dos aux autres. »

 

- La Région lance une mission pour favoriser la transmission et la création d'exploitations (lire ci-dessous)... Comment faire pour assurer la relève ? 

 

 

 

« Le frein principal, c'est l'acquisition du foncier. Le prix des terres, grignotées par l'urbanisation, est trop élevé. Les gros agriculteurs ne pensent qu'à s'agrandir, sans laisser de place aux autres. Il y a plein de gens qui veulent faire une reconversion mais le métier est complètement verrouillé. C'est un drame bien connu de la région. »

 

- Il y a des secteurs sous tension ?  

 

 

 

« Le porc est en crise depuis dix ans, mais ça s'est accéléré avec l'augmentation du prix des aliments. Il y a des gens qui sont au bout du rouleau, ils n'ont plus d'argent. Le lait, ça va un peu mieux, mais les prix risquent encore de dégringoler parce qu'on a ouvert les vannes de la production. Pour l'endive, c'est la catastrophe. Les producteurs et les coopératives n'arrivent pas à se mettre d'accord pour limiter les quantités.

Résultat, avec les tonnages qui sortent, le prix agricole est deux fois inférieur au coût de production. »

 

- Et qui s'en sort mieux ?  

 

 

 

« Les céréaliers se sont refait une santé avec l'envolée des prix. La pomme de terre s'en sort bien aussi. Il y a eu des rendements plus faibles cet automne avec une demande du marché importante. Les prix ont été tirés vers le haut. »

 

- Le ministre de l'Agriculture vous rend visite (demain). Allez-vous lui présenter des revendications ?  

 

 

 

« Le sentiment des paysans, c'est qu'on est en train de libéraliser le système et de supprimer les protections, comme les dispositifs de stockages publics et de quotas. On nous laisse à la merci des aléas planétaires. Le titre de notre rapport moral c'est Arrêter l'hécatombe . Nous présenterons à Bruno Le Maire dix mesures pour sauver et installer les paysans. »

 

- Qu'attendez-vous de la réforme de la PAC (politique agricole commune, actuellement en discussion pour l'après-2013) ?

 

 

 

« Elle s'annonce mieux que ce que le commissaire européen avait proposé. Sauf qu'elle est menacée par l'Europe des radins qui ne veut plus d'aides publiques. Nous, nous disons qu'il n'y a pas trop d'argent distribué mais qu'il est mal réparti. La FNSEA souhaite préserver les aides aux gros producteurs. Nous pensons qu'il faut les plafonner pour les redistribuer aux autres. » 

 

 

PAR ÉRIC HOLZAPFEL

Repost 0
Published by corde6 - dans travail
commenter cet article
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 16:46

Déjà une semaine de grève chez Toyota-Onnaing, et toujours rien de nouveau. Pas le commencement d'un dialogue entre direction et comité de grèvistes.


 

Ils sont toujours environ 450 salariés (sur 3 500) à réclamer une prime 800 euros; (augmentée chaque jour de 100 euros; par jour de retard dans les négociations), comme celle obtenue pour les ouvriers de l'entreprise Toyota-Boshuku à Somain. Le piquet devrait pouvoir compter demain sur le soutien d'Olivier Besancenot (NPA), Nathalie Arthaud (LO) et Fabien Thiémé, en visites sur le site.
 

 

 

 

La Voix du Nord

Repost 0
Published by corde6 - dans travail
commenter cet article
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 15:01

Des milliers de personnes ont participé samedi à des rassemblements contre la politique de santé du gouvernement, organisés dans plusieurs villes à l'appel d'un large mouvement d'associations d'usagers, de syndicats et de partis politiques. Les manifestants ont dénoncé les restructurations hospitalières, qui se traduisent par des fermetures de services, mais aussi la désertification médicale en milieu rural et dans les banlieues, ou encore les dépassements d'honoraires en libéral et les baisses de remboursements par la Sécurité sociale.

A Paris, entre 2 000 (selon la police) et 5 000 personnes (selon les organisateurs) se sont rassemblées place de la Bastille, où plusieurs prises de paroles ont eu lieu sur un podium aménagé pour l'occasion, dont celle d'André Grimaldi, professeur à la Pitié-Salpétrière. Au milieu des drapeaux syndicaux et des pancartes d'associations nationales ou de quartiers, des élus sont venus apporter leur soutien, comme le président du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS), a constaté l'AFP.

 

 

A Lyon, un peu plus de 500 personnes (chiffre de la police) ont défilé dans le centre-ville. A Bordeaux, environ 400 personnes ont fait de même, précédés par des handicapés en fauteuil. Elles étaient environ 300 à Toulouse et 450 à Niort. A La Seyne-sur-Mer (Var), un millier de personnes ont formé un H (pour hôpital), pour défendre la maternité de la commune, menacée de fermeture. Des rassemblements ont aussi été organisés à Nancy, Rennes ou encore Lille.

 

"UN TEL MOUVEMENT UNITAIRE, C'EST DU JAMAIS VU"

 

L'initiative de cette journée d'action, lancée par la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux, a reçu le soutien de dizaines d'associations d'usagers, de syndicats de salariés et de médecins, ainsi que de partis de gauche. "Un tel mouvement unitaire, c'est du jamais vu", s'est félicitée lors du rassemblement parisien Françoise Nay, l'une des responsables de la Coordination nationale, ajoutant qu'il y aurait bientôt de nouvelles initiatives.

"Ces rassemblements sont un point de départ", a dit Nadine Prigent, responsable santé de la CGT, dont de nombreux drapeaux flottaient place de la Bastille. Sur le podium, l'intervention du Pr André Grimaldi, pourfendeur des suppressions d'emplois et du financement à l'activité dans les hôpitaux, a provoqué les applaudissements de la foule. "Si le président Sarkozy, par malheur, reste à la tête de l'Etat en 2012, les hôpitaux publics pourront déposer leur bilan et être vendus", a-t-il affirmé, avant de fustiger le patron de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France, Claude Evin.

Les ARS, qui viennent de souffler leur première bougie, ont été particulièrement brocardées dans les rassemblements, les organisateurs jugeant qu'elles avaient accéléré ces derniers mois les restructurations hospitalières.

 

sur LeMonde.fr

Repost 0
Published by corde6 - dans qualité de vie
commenter cet article
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:37

Le gouvernement veut calmer le jeu. Confronté à la pression des parlementaires au sujet de la flambée des prix de l'énergie, Matignon réunit cet après-midi la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, le ministre de l'Industrie et de l'Energie, Eric Besson, et le secrétaire d'Etat à la Consommation, Frédéric Lefevbre. Objectif : passer en revue toutes les mesures susceptibles d'atténuer la hausse des prix de l'essence, du gaz et de l'électricité.

 

Premier dossier sur la table, les tarifs du gaz. Ceux-ci augmentent de plus de 5 % en moyenne à partir d'aujourd'hui, portant la hausse à plus de 20 % au cours des douze derniers mois. Compte tenu de l'envolée des cours du pétrole auxquels ils sont liés, les tarifs du gaz sont en principe condamnés à augmenter une nouvelle fois au 1er juillet. Une évolution très difficile à faire passer d'un point de vue politique, alors que se profilent les élections sénatoriales en septembre et présidentielle en mai 2012. Dans ce contexte, le gouvernement n'exclut pas de geler les tarifs du gaz.

« L'augmentation des tarifs du gaz au mois de juillet est très mal partie », estime un bon connaisseur du dossier. Dans cette hypothèse, les tarifs ne devraient plus bouger pendant au moins un an, jusqu'à la présidentielle.

Nouveau mode de calcul

Autre option sur la table : élargir le périmètre à partir duquel se calculent les coûts d'approvisionnement qui servent à fixer les tarifs du gaz. Pour l'instant, la formule ne tient compte que des volumes achetés par GDF Suez au travers des grands contrats d'approvisionnements signés avec des fournisseurs comme Gazprom, Sonatrach ou Statoil. Elle ne prend pas en compte les achats de court terme réalisés à moindre coût sur les marchés. Les inclure dans le périmètre pourrait avoir « un impact significatif », indiquait la Commission de régulation de l'énergie dans une délibération datée du 31 août 2010.

Cette modification de la formule pourrait se faire concomitamment à un gel des tarifs. Mais son application nécessiterait de revoir le contrat de service public signé entre l'Etat et GDF Suez en 2009.

 

Autre dossier au menu de la réunion de Matignon, les prix de l'électricité. Dans le cadre de la réforme de ce secteur, l'Etat doit arrêter dans les prochains jours le prix auquel EDF devra vendre une partie de son énergie nucléaire à ses concurrents. L'opérateur historique demande des conditions qui conduiraient à augmenter les tarifs résidentiels de l'ordre de 5 % par an jusqu'en 2015. « Le gouvernement est opposé à une telle augmentation, a déclaré hier François Baroin, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement. Nous travaillons sur d'autres pistes pour que l'augmentation soit plus modérée. »

EMMANUEL GRASLAND ET THIBAUT MADELIN, sur LesEchos.fr
Repost 0
Published by corde6 - dans qualité de vie
commenter cet article
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:20

Et voilà, les prix du gaz augmentent encore, de 5,2% cette fois. Soit une hausse de plus de 20% en un an. Quant aux tarifs de l'électricité, ce n'est pas vraiment mieux. Selon Les Echos, EDF réclame une hausse de 30% d'ici 2015. «Dans l'ensemble, depuis cinq ans, on constate une augmentation des prix des services essentiels, dont on ne peut pas se passer. Que ce soit le gaz, l'électricité  mais aussi le fioul, l'essence, l'ADSL, les assurances...», énumère Thierry Saniez de l'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie).

Comme pansement social à ces hausses, les politiques, de droite comme de gauche, brandissent les tarifs sociaux, censés alléger les factures des plus démunis. Ils existent déjà pour l'électricité, le gaz et le téléphone fixe. Le Premier ministre, François Fillon, en a promis un (il y a plus d'un an) pour faciliter l'accès à Internet. Le Parlement vient de voter une loi instaurant un tarif social de l'eau. Quant à Yves Cochet (Verts), il veut dupliquer l'idée pour les prix des carburants. Efficace?

L'idée est bonne mais en pratique le fonctionnement n'est pas satisfaisant. Revue des principaux problèmes. Et pistes de solutions.

La galère pour y accéder

 

Prenez le tarif première nécessité (TPN), mis sur pied par EDF en 2004 et le tarif spécial de solidarité (TSS) valable pour le gaz. Pour en bénéficier, il faut être éligible à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Sauf que cela n'a rien d'automatique. La caisse primaire d'assurance maladie envoie un formulaire aux personnes concernées. Complexe, comme tous les formulaires, avec une mention spéciale sur le nombre de chiffres à recopier. «Cela multiplie les risques d'erreur, sans compter les documents qui se perdent, ceux qui ne sont pas envoyés à la bonne adresse... Et tous ceux qui n'ont pas de factures en leur nom, qu'ils vivent chez des proches ou en concubinage», explique Stéphane Mialot, directeur des services du médiateur de l'énergie.

Pour le téléphone fixe, France Télécom propose depuis plus de dix ans une réduction sur l'abonnement de base. Sont éligibles cette fois les personnes touchant le RSA (revenu de solidarité active), l'allocation adulte handicapé ou l'allocation de solidarité spécifique (pour les chômeurs en fin de droits). Aucun courrier n'est envoyé pour informer les bénéficiaires potentiels. Ceux qui par chance sont au courant doivent demander un formulaire au Pôle emploi.

C'est l'un des gros points noirs de ces tarifs sociaux, ils sont peu connus. «Il faut dire que les entreprises ne communiquent pas beaucoup sur le sujet. On avait mené l'enquête il y a quelques années sur les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz, peu de travailleurs sociaux en avaient connaissance», rapporte Pierre Mazet, de l'observatoire du non recours aux droits et services.

Très peu de personnes en bénéficient

 

L'écart entre les bénéficiaires potentiels et réels est important. Pire, il se creuse. L'année dernière, le nombre de ménages profitant du TPN (électricité) a chuté, et pas qu'un peu. Ils étaient 940.000 fin décembre 2009 et seulement 625.000 (-33%) en 2010. Comment expliquer cette baisse? EDF plaide la bonne foi, disant ne pas avoir d'explication. La nécessité de refaire chaque année la demande (et donc la paperasse) serait un élément d'explication.

Quoi qu'il en soit, ces chiffres sont le signe du mauvais fonctionnement de ces tarifs sociaux. On estime à deux millions le nombre de personnes éligibles au TPN et à un million pour le tarif spécial du gaz (contre 300.000 dans les faits).

Concernant le téléphone, même constat. Quelque 330.000 clients bénéficient de la réduction sur l'abonnement à la ligne fixe. «Leur nombre baisse mais c'est normal, il suit l'évolution des abonnements de ligne fixe. Les gens préfèrent le portable», assure-t-on chez France Télécom qui se targue de proposer depuis un an et demi — «avant nos concurrents et avant que le gouvernement nous le demande» — un forfait mobile spécial RSA. Sauf que là, encore, ils sont très peu à en bénéficier, à peine 4.500.

Pas du tout à la hauteur des factures

 

Dans le cas du forfait mobile d'Orange, c'est 10 euros par mois pour 40 minutes de communication et 40 SMS. Sachant qu'une fois le temps épuisé, il faut racheter des recharges au prix fort. Quand on sait que les premiers forfaits classiques commencent à 15 euros par mois... On comprend mieux que peu de personnes fassent les démarches.

Pour l'électricité, c'est encore pire. «Le tarif première nécessité ne couvre pas du tout les frais de chauffage. Il a été pensé pour garantir le minimum de lumière et le fonctionnement du frigo», indique Stéphane Mialot. Le TPN n'offre qu'une réduction sur l'abonnement et sur les 100 premiers kWh consommés chaque mois. C'est très peu. Cela revient à une économie d'environ 88 euros par an! C'est rien du tout quand on sait que la facture moyenne d'électricité est de 600 euros par an, et monte facilement à 1000 euros quand on utilise un chauffage électrique. «Or, souvent les personnes dans le besoin vivent dans des appartements mal isolés avec des radiateurs électriques», rappelle comme une évidence Stéphane Mialot.

Comment améliorer

 

Première idée, valable pour le gaz et l'électricité: automatiser l'application des tarifs sociaux pour éviter la case paperasse. «Cela fait des années que cette mesure de bon sens est imminente, on attend toujours», ironise Pierre Mazet. «Concrètement, on voit mal comment cela va fonctionner, estime Stéphane Mialot. Encore faudrait-il que les fichiers des adresses soient à jour... Et cela ne résout pas tout : quand la personne n'a pas de facture à son nom, elle n'a pas droit à l'aide.»

L'association de consommateur CLCV milite pour une solution plus radicale : "Repenser le système, réfléchir à un dispositif global plutôt que de multiplier comme ça les tarifs sociaux pour colmater les trous, juge Thierry Saniez. On a fait des propositions, elles sont sur la table. Maintenant, cela relève d'un choix politique. Veut-on, oui ou non, garantir l'accès pour tous aux services essentiels?"

 

sur Liberation.fr

Repost 0
Published by corde6 - dans qualité de vie
commenter cet article
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:07

sur LaVoixduNord.com   Eco    jeudi 31/03/11

 

Cent trente pêcheurs de la Côte d'Opale, réclamant des perspectives d'avenir pour leur filière, ont manifesté hier matin à Paris, entre les Invalides et l'Assemblée nationale. Parmi eux, Lucien Leprêtre, patron de L'Étaplois 3, ses fils de 20 et 27 ans, Sébastien et Jérémy, et Mathieu Ramet, marin sur le Charles-de-Foucauld, paraissent désabusés.

 

« En Manche, les espèces disparaissent à cause des gros navires hollandais et anglais - les senneurs, coquillards et tangonniers - qui raflent tout. On ne pêche plus rien.

Les salaires passent dans le gasoil et la France ferme les yeux. C'est un métier qui nous passionne, mais on subit trop de contraintes . »

Visite du ministre

Une délégation de représentants de pêcheurs et de la Région a été reçue par le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire. « La réunion, qui a duré 2 h 30, a été plus constructive que je ne le pensais, souligne Bruno Dachicourt, secrétaire de l'Union nationale des marins pêcheurs CFTC. Nous avons par exemple obtenu un effort de pêche pour le cabillaud dès septembre, ce qui évitera de laisser 400 tonnes à l'eau comme l'an dernier. »

 

Les flottilles étrangères seront mieux contrôlées. Des mesures seront prises en faveur de la modernisation des navires français. Les pêcheurs participeront à l'élaboration du décret d'application du règlement de contrôle qui instaure un « permis à points » (90 au total) et tenteront de l'assouplir. Ils pourront également échanger des quotas avec d'autres régions. Quant au plan de gestion du cabillaud, il sera remis à plat.

 

Avant de reprendre la route pour Étaples, les pêcheurs ont reçu la visite de Bruno Le Maire, qui a promis de les soutenir : « Je suis à vos côtés, prêt à vous défendre. On ne vous laissera pas tomber. »

 

 

À PARIS, CÉLINE RUDZ

Repost 0
Published by corde6 - dans travail
commenter cet article
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:05

La ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Christine Lagarde, s'est dite favorable à la conservation du chèque à la suite d'une étude sur l'utilisation de ce moyen de paiement publiée ce mercredi par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF).

 

 

L'étude, réalisée à la demande de Mme Lagarde montre que la France est le premier pays utilisateur de chèques en Europe bien que le nombre de chèques émis connaisse une baisse régulière depuis le début des années 2000, selon un communiqué du ministère de l'Economie. « Cette étude me conforte dans l'idée que la suppression du chèque n'est pas une option aujourd'hui  », a déclaré Christine Lagarde.

 

Avec 3,3 milliards de chèques émis en 2009, selon l'étude, le chèque reste un moyen de paiement très utilisé par les Français d'autant plus qu'aucune alternative n'existe parfois pour le paiement de certaines dépenses, comme en milieu scolaire, pour les services à domicile ou les dépenses médicales.

 

L'étude conduite sous l'égide du CCSF montre que les personnes les plus attachées au chèque ne sont pas celles qui l'utilisent le plus.

 

A l'heure de la modernisation des moyens de paiement dans un contexte européen, le secteur des paiements interentreprises conserve une forte préférence pour le chèque dans le règlement des fournisseurs ou pour le versement des salaires mais il est nettement moins apprécié à l'encaissement.

 

Plus les entreprises sont petites, plus cette tendance se confirme. De la même manière, le secteur public, et tout particulièrement celui des collectivités locales, compte encore pour 63% des encaissements par chèques en dépit des efforts déployés pour développer l'usage de moyens de paiement alternatifs et dématérialisés.

 

Le ministère conclut que l'utilisation extensive du chèque en France alors qu'il a beaucoup reculé, voire disparu dans le reste de l'Europe, révèle que les moyens de paiement proposés en France ne satisfont pas aux attentes d'efficacité, de sécurité, et de moindre coût, selon le rapport.

 

En conséquence Mme Lagarde vient de demander un rapport sur les moyens de diversifier les moyens de paiement. Il devra lui être remis en octobre 2011.

 

sur LaVoixduNord.com

Repost 0
Published by corde6 - dans économie
commenter cet article
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 17:36

Les sénateurs ont refusé, mercredi 30 mars en commission des Lois, de restreindre la possibilité de droit au séjour pour les sans-papiers atteints de pathologies graves, défaisant ainsi une mesure adoptée par les députés. Les sénateurs ont adopté, à une large majorité, un amendement supprimant la disposition votée par l'Assemblée nationale.

 

Cette disposition, présente dans le projet de loi initial du gouvernement, avait déjà été supprimée en première lecture par le Sénat mais rétablie en seconde lecture par l'Assemblée le 15 mars dernier. Une modification dangereuse selon les associations de défense des étrangers, 28.000 étrangers malades risqueraient ainsi aujourd'hui "l'expulsion et une interruption brutale de soins".

 

Les sénateurs ont jugé que la modification introduite par les députés était "inutile" car, selon eux, "on ne constate pas de tourisme médical". Ils ont de plus estimé que cette modification était "dangereuse pour les étrangers malades comme pour la population française et coûteuse pour les finances publiques

 

sur Nouvelobs.com

Repost 0
Published by corde6 - dans droit d'asile
commenter cet article
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 17:48

sur Liberation.fr  le 28/03/11

 

 par la fondation Copernic

 

Certains raillent ce gouvernement ou sa majorité parlementaire. Il vaut mieux prendre la mesure de son action, d’une constance inouïe. Au détriment des salariés, mais d’abord des ouvriers et des employés. Le démantèlement de la médecine du travail s’inscrit dans ce programme, prophétiquement annoncé par l’ex-vice-président du Medef, Denis Kessler, en octobre 2007, dans Challenges : «Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance.» Alors ce gouvernement casse. Jusqu’à l’absurde. Jusqu’à retarder l’accès à la retraite quand deux salariés du privé sur trois ne sont plus au travail avant 60 ans !

 

Jusqu’à l’absurde. Avant 2010, nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée qui prend l’intérieur des entreprises pour théâtre des opérations. Des victimes de masse : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 incapacités permanentes, 700 morts, 4 500 mutilés. Des victimes mal indemnisées qui perçoivent 80% puis 60% d’un salaire faible, lié aux métiers d’exécution qu’ils accomplissent. Nous avions tort. Les accidentés du travail étaient des privilégiés. Les députés UMP ont légiféré et soumis à impôt leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Gain : 150 millions d’euros. Quand en 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont donné 70 milliards d’euros aux contribuables les plus riches. Sans compter le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune et sur les droits de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes… Sur un chantier, Christian a eu le bras broyé. Michel s’est fait amputer de deux doigts par sa machine. Sarah ne peut tenir les objectifs assignés, elle est en dépression. Fiscalement, c’étaient des privilégiés !

 

Le travail - l’intensification du travail, le new management -, ce n’est pas la santé. Depuis 1995, les maladies professionnelles ont doublé. Les troubles musculo-squelettiques, les cancers professionnels explosent. Avec la multiplication des postes intenables, les dommages psychologiques ruinent toujours plus de vies (et de familles). Les conditions de travail se dégradent à mesure que s’avive la course aux bénéfices, qui génère en cascade une sous-traitance à bas prix. Résultat : en 2010, les firmes du CAC 40 dégagent 82,5 milliards d’euros de profits (85% de plus qu’en 2009). La «crise du travail» n’a pas les mêmes effets pour tous. On dénombre 35 000 maladies professionnelles par an, 10% des cancers sont liés au travail, près de 400 suicides. Mais en 2002, un rapport officiel jugeait les maladies professionnelles sous-évaluées de 70%. Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des vies de douleurs, d’angoisses, recluses souvent. Des vies où se soigner devient mission impossible. Des vies où «joindre les deux bouts» c’est «rogner sur tout». La France est championne d’Europe (eu égard aux pays fondateurs) des inégalités de santé au travail. Un ouvrier non qualifié a trois fois plus de risque de mourir d’un cancer, d’une maladie cardiovasculaire ou de mort violente qu’un cadre supérieur. Un tiers des maladies touchant les ouvriers sont liées à leur métier contre 10% chez les cadres.

 

S’imposait d’accroître le nombre, les marges d’action, l’indépendance des médecins du travail et des inspecteurs du travail. Mais depuis plus de vingt ans est organisée la pénurie des médecins du travail. Ils sont 6 500 pour «gérer» 16,5 millions de salariés du privé. Avec 600 postes vacants. En 2009, un médecin du travail sur deux avait plus de 55 ans. D’ici cinq ans, plus de 4 000 seront en retraite ; près de 5 600 dans dix ans. Un médecin du travail dans un service interentreprise suit en moyenne 3 050 salariés ! Dans cinq ans, 70% de ces services dépasseront 3 300 salariés par médecin. Une charge de travail qui espace les visites «normales» au minimum tous les trois ans et qui rend impossible la surveillance médicale personnalisée. Alors que l’actualité apprend que dans des organisations du travail en perpétuelles restructurations (à France Télécom, Renault, La Poste, EDF, Gaz de France, dans la grande distribution, etc.), seules des visites fort rapprochées aident à dépister et alerter, sur les effets pathogènes des mobilités forcées ; des harcèlements liés aux contrôles accrus ; des postes différents à intégrer, parfois empilés (tenir la caisse, ranger la réserve, gérer les stocks, servir et conseiller les clients, dans les commerces de grande distribution, notamment). Cette année, 500 médecins du travail partent à la retraite, seulement 100 postes sont ouverts à l’internat. La proposition de loi n° 106 sur la médecine du travail adoptée par la majorité sénatoriale, le 27 janvier, ne préconise pas de relever le numerus clausus réservé à la spécialité en faculté. Elle reprend le «cavalier parlementaire» sur la médecine du travail introduite par les députés UMP dans la loi sur les retraites et jugé irrecevable par le Conseil constitutionnel.

 

Ce texte va transformer la médecine du travail en médecine d’entreprise au service des employeurs.

Il met en place un Service de santé au travail interentreprise (SSTIE) administré paritairement, qui fixera à tous les intervenants de santé, donc aux médecins (à l’indépendance par là réduite), des «contrats d’objectifs». Mais quelles seront les marges de définition des «contrats d’objectifs» pour un président de SSTIE, même d’origine syndicale, contraint d’appliquer la politique définie par l’assemblée générale des employeurs adhérents au SSTIE, et dans la limite de l’enveloppe budgétaire déterminée par cette assemblée ? Car selon les articles L.4622-1 et L.4622-5 de la loi, non modifiés par le Sénat, ce sont toujours les employeurs et eux seuls, qui sont chargés d’organiser les Services de Santé au Travail. Ils se regroupent en associations et créent des Services interentreprises de santé au travail (SIST), dont les employeurs adhérents et non leurs salariés, fixent l’objet et les moyens. Il en existe près de 300, chargés du suivi de 93% des salariés du privé. La santé au travail est donc confiée à des associations d’employeurs dont l’assemblée générale est la vraie instance décisionnelle. Comme l’indiquait la rapporteure de la proposition de loi au Sénat : «celui qui paie décide». Les employeurs deviennent juges et parties de la santé au travail. Autant demander à un automobiliste de se flasher lui-même en excès de vitesse. Les employeurs sont ceux qui créent les risques au travail, ils doivent le payer, mais sans contrôler ni décider des modalités de sa prévention et de sa réparation.

 

Hier, dans les SSTIE, concernant le suivi de 14 millions de salariés en PME-PMI, les médecins étaient moins liés aux employeurs que dans les grandes entreprises. Ils fournissaient plus aisément aux salariés des justificatifs et certificats d’incapacité de travail, d’accident et de maladie professionnelle, permettant des recours. Autant l’avouer : c’est précisément ce que la loi veut restreindre en ouvrant davantage le secteur au privé comme en Belgique.

Les employeurs deviennent juges et parties de la santé au travail mais le Sénat leur donne moyen de se déresponsabiliser. Selon l’article L.4644, ils pourront choisir des «salariés compétents» (après quelle fast formation?) pour s’occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels dans l’entreprise. Qui portera le chapeau en cas de drames ? Qui est responsable d’une organisation du travail non pathogène : l’employeur ou ses salariés ?

 

La proposition de loi, sous couvert de pluridisciplinarité, multiplie d’autre part les «intervenants en prévention des risques de santé» (infirmiers, internes, ergonomes, toxicologues). Mais quelles seront leurs libertés d’intervention pour se prononcer sur les risques et nuisances du travail sans disposer (à l’inverse des médecins du travail) d’un statut de salarié protégé, qui seul permet de résister aux pressions patronales ?

 

Enfin, avec le nouvel article L.4622-2 du Code du travail, le médecin sera chargé de surveiller la santé des salariés, de participer à la veille sanitaire dans l’entreprise mais s’ajoute une nouvelle mission : aider l’employeur dans la gestion des risques. S’installe ainsi une «confusion des genres» qui déplace le rôle des médecins vers la cogestion des entreprises, la cogestion de l’employabilité, le conseil en management. Comment dans ce cadre, les salariés feront-ils confiance au praticien, pour lui exposer sans fard ce qu’ils subissent sur leur poste ?

 

«Ne parlez pas d’acquis. En face, le patronat ne désarme jamais», disait Ambroise Croizat, le ministre du Travail qui, en 1946, installa la médecine du travail. Fils d’ouvrier, à l’usine dès l’âge de 13 ans, il avait été ajusteur.

Les députés vont examiner le texte du Sénat. Il faut sauver la médecine du travail. Là, on la démolit.

 

Depuis 1998, la Fondation Copernic s’emploie à faire trait d’union entre le mouvement social et toute la gauche antilibérale, pour remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait tourner à l’envers.

Repost 0
Published by corde6 - dans travail
commenter cet article

Présentation

  • : Coordonne6
  • Coordonne6
  • : Le blog a été créé le 14/06/2007 en vue d'un programme social, économique et politique nettement égalitaire, démocratique et à gauche. Toute présentation sur internet différente de la nôtre -notamment avec de nombreuses publicités- n'est pas de notre responsabilité. L'article fondateur de la coordination suite au 6 mai 2007 est le premier inscrit en date sur ce blog. La rédaction d'un programme arrimé à des principes fondamentaux et écrite en quatre ans est intitulée "programme de A à Z". La lettre "i" nous a inspirés pour parler d'investissement. A la lettre "K" nous sommes keynésiens c'est-à-dire pour le maintien du pouvoir d'achat et d'une saine consommation. Ce qui fait fonctionner normalement le cercle économique. Pour le "N" nous tentons d'expliciter ce qu'est un "NON" avec un rappel des 55% de votants opposés à l'Europe de 2005. Monique Renouard Bretagne. Nous exprimons nos condoléances à toutes les victimes des attentats avec une grande tristesse en évitant d'exciter la haine et en appelant les gouvernants à ne pas se tromper de cible. 19 août 2017.
  • Contact

Recherche