2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:42

Article du Monde.fr

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a achevé, vendredi 2 décembre au matin, son second entretien avec l'opposante Aung San Suu Kyi. La secrétaire d'Etat américaine a passé trois jours en visite officielle dans le pays. Un épisode historique.

Les deux femmes se sont rencontrées dans la maison délabrée de Rangoun où Mme Suu Kyi a passé la majeure partie des vingt dernières années assignée à résidence. L'avis de celle qui incarne la résistance aux militaires depuis plus de deux décennies est primordial pour toute avancée majeure que Washington pourrait décider dans ses relations avec le nouveau régime "civil" de Naypyidaw, qui multiplie les réformes depuis quelques mois.

 

L'opposante birmane et Prix Nobel de la paix s'est dite "confiante" dans le fait que son pays était sur "la voie vers la démocratie". Quant à la rencontre avec la représentante américaine, elle l'a qualifiée de "moment historique". Le régime doit encore faire des progrès, mais "nous espérons y parvenir aussi vite que possible", a-t-elle ajouté.

 

UN OPTIMISME PRUDENT

 

Mme Clinton lui avait remis la veille une lettre du président Barack Obama l'assurant du soutien indéfectible des Etats-Unis et l'avait informée de ses entretiens avec les leaders du régime dont elle était sortie prudemment optimiste.

 

La secrétaire d'Etat américaine a annoncé vendredi à la fin de sa visite une aide de 1,2 million de dollars destinée à la société civile, dans le but de soutenir les réformes dans le pays. Hillary Clinton a indiqué lors d'une conférence de presse à Rangoun que cette enveloppe serait destinée au micro-crédit, aux soins de santé et à l'aide aux victimes des mines antipersonnel.

 

Par cette visite, la première effectuée par le chef du département d'Etat depuis celle de John Foster Dulles en 1955, les Etats-Unis ont montré leur entière disposition à adoucir les sanctions contre la Birmanie si le pays met en œuvre "concrètement" des réformes démocratiques. Washington demande toujours la libération d'un millier de prisonniers politiques, la rupture des contacts du gouvernement avec la Corée du Nord et le lancement des pourparlers de paix avec les rebelles issus des minorités ethniques. Les Etats-Unis pourraient également nommer un ambassadeur à part entière dans le pays, et non plus un simple chargé d'affaires.

 

La junte militaire, au pouvoir depuis 1962, a laissé place en mars à un pouvoir civil à la suite d'élections législatives en novembre 2010, suivies de la libération d'Aung San Suu Kyi. Le président Thein Sein, ancien général et ancien premier ministre de la junte, a encouragé le retour au cœur du jeu politique de Mme Suu Kyi. Celle-ci a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections partielles.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 17:03

(...)

"Fin septembre, le ministre de l'Energie Eric Besson avait annoncé un nouveau gel des prix du gaz au 1er octobre pour les particuliers, dans le cadre de la promesse du gouvernement de ne plus augmenter les prix du gaz et de l'électricité d'ici la présidentielle.

 

 

La décision du Conseil d'Etat fait suite à un recours en référé fin octobre de l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), qui regroupe les fournisseurs alternatifs Direct Energie, Poweo, Altergaz et Gaz de Paris.

 

Ceux-ci faisaient valoir que les tarifs bas imposés à GDF Suez créaient une distorsion de concurrence dont ses petits concurrents, à la situation financière beaucoup plus fragile, faisaient les frais.

 

 

GDF Suez, qui chiffre son manque à gagner à 400 millions d'euros au deuxième semestre, a lui aussi attaqué l'arrêté de l'Etat --son principal actionnaire-- devant le Conseil d'Etat."

 

Extrait de LaVoixduNord éco

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 18:28

sur M6 Actualités

Retraites: l'Assemblée a voté le relèvement à 62 ans en 2017 au lieu de 2018

L'Assemblée nationale a adopté mardi l'accélération du relèvement à 62 ans de l'âge du départ à la retraite, qui interviendra en 2017 au lieu de 2018 comme le prévoyait la réforme de 2010.

 

Cette disposition, votée dans le cadre d'une nouvelle lecture du budget 2012 de la Sécurité sociale, constitue l'une des mesures du plan de rigueur annoncé le 7 novembre par le Premier ministre, François Fillon.

 

La réforme de 2010 s'appliquera ainsi complètement aux salariés nés en 1955 et après, alors que dans la loi votée l'an dernier, il s'agissait des générations nées à partir de 1956. Les salariés nés entre 1952 et 1955, concernés par l'entrée en vigueur progressive de la réforme, devront partir un à trois mois plus tard que ce qui avait été décidé l'an dernier.

De même, le recul à 67 ans de l'âge pour toucher une retraite sans décote interviendra un an plus tôt que prévu, en 2022 (lorsque la génération 1955 atteindra cet âge) au lieu de 2023.

 

Cette modification permettra d'économiser 100 millions d'euros l'an prochain, mais l'économie cumulée s'élèvera à 4,4 milliards d'ici à 2016 et à 7,1 milliards d'ici à 2018, a indiqué le gouvernement. "Cela ne gêne en rien le pouvoir d'achat et la croissance et permet de revenir à l'équilibre plus tôt", a fait valoir devant l'Assemblée le ministre du Travail Xavier Bertrand.

 

"Les réformes successives font du régime français de retraite l'un des plus lourds d'Europe", a estimé la socialiste Marie-Françoise Clergeau, lançant un bref débat entre gauche et droite sur la sévérité comparée des systèmes français et allemand.

 

Xavier Bertrand a demandé aux socialistes "d'être clairs sur les retraites", ajoutant: "si un jour vous sortez de l'ambiguïté, les Français verront que soit vous êtes des menteurs, soit que vous êtes en dehors de la réalité."

 

Pour le PS, Michel Issindou a répondu: "nous ne réfutons pas le nombre d'annuités (exigées pour une retraite à taux plein, ndlr) mais ceux qui auront commencé à travailler tôt n'auront pas à aller au-delà de 60 ans" si la gauche gagne la présidentielle de 2012.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 16:32

Issue d'une famille de vignerons et d'instituteurs, elle grandit dans la laïcité, empreinte d'une grande générosité au service des combats de la nation française.

 

L'instituteur -son père- est dévoué à l'éducation des plus jeunes dans le pays au travers de ses mutations, de l'Ouest au Sud de la France, puis dans le Centre.

 

Elle-même sera très impliquée dans la Résistance dans les années 40 et c'est ainsi qu'elle rencontrera son illustre époux.

 

Jamais elle ne se départira de son idéal de véritable démocratie au service des gens du peuple.

 

Les plus jeunes se souviendront comment en 2005 elle a pris la parole dans les médias afin d'appeler le peuple français à voter NON au Traité Constitutionnel Européen.  On connaît le résultat en faveur du NON, 55% des voix.

 

Le  livre de ses Mémoires décrit avec intelligence et simplicité une vie d'apparence ordinaire, mais en fait confrontée à de fortes décisions.

 

C'est le chemin des "Grands Hommes", hommes ou femmes bien entendu.

 

Le parcours est d'autant plus impressionnant qu'il s'est déroulé sur plus d'un demi-siècle.

 

Danielle Mitterrand, vous êtes une Grande Dame, nous ne vous oublierons pas.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 23:14

Extrait de ses propos de haut vol au sujet des jours de carence qui responsabilisent (sic) le malade :

 

"C'est une question de principe", a martelé le ministre, opposant"celui qui joue le jeu, qui, quand il est un petit peu malade, fait l'effort d'aller au travail", et celui qui se dit "quand je suis malade, c'est pas grave parce que je suis indemnisé".

 

 

Commentaire :

 

Voici une histoire de grands-parents, agriculteurs, mais partagée certainement par beaucoup de nos concitoyens.

 

Le grand-père revient de la guerre de 14-18 "gazé", il mourra peu de temps après. Son épouse, responsable de la ferme, travaille alors jusqu'à son décès, à l'âge de trente ans, laissant deux enfants orphelins. Elle était malade de la tuberculose mais sans indemnités si elle devait arrêter.

 

C'est l'histoire de milliers de gens entre les deux guerres et pas seulement agriculteurs, mais aussi artisans, salariés quand ils n'étaient pas couverts par les mutuelles et les entreprises.

 

 

La maladie pouvait devenir une question de survie ou de mort, avec des orphelins. En quoi, M. Wauquiez, le fait de s'user et de mourir au travail responsabilise-t-il les gens ?

 

 

Mais c'est justement pour éviter ces situations aux issues dramatiques qu'ont été instituées les Assurances sociales et la Sécurité sociale en particulier après la guerre de 40, par les ordonnances de 1945.

 

 

On ajoutera comme commentaire qu'être malade ne rend pas nécessairement égoïste comme le croit M. Wauquiez.

 

Il est fort probable qu'au lieu de ne penser qu'à lui, le malade pense à son entourage, et aussi à ne pas transmettre une maladie dont le diagnostic n'est pas établi.

 

De plus chacun préfère avoir autour de soi des gens en bonne santé, sauf le patron qui a trop bien compris l'exploitation marxiste et tire les ficelles de la santé de ses employés jusqu'à ce qu'elles cèdent.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:11

Les "Indignés" américains comptaient "célébrer" les deux mois du mouvement Occupy Wall Street d'une manière toute particulière, et spectaculaire - surtout après leur expulsion par la police new-yorkaise du square qu'ils occupaient non loin du haut lieu de la finance mondiale. Pari tenu : le mouvement a su montrer qu'il ne s'essouffle pas. Mais surtout, les heurts avec la police ont été durs tout au long de la journée.

 

Bilan de ces manifestations : des centaines d'arrestations en marge des cortèges, surtout à New York, où 250 protestataires ont été interpellés tout au long de la journée. Des échauffourées violentes : sept policiers blessés ont été signalés. Et des défilés plutôt imposants, pour un mouvement qui ne rassemblait à l'origine que quelques dizaines de personnes : Occupy wall Street a parlé de 30.000 personnes, le maire de New York d'un millier (tout en reconnaissant que de nombreux groupes étaient dispersés à travers la ville) et la police s'est refusée à toute estimation. A New York, où avait démarré la contestation le 17 septembre dernier, c'est dès le matin qu'ont éclaté les premiers incidents opposant la police à environ un millier de manifestants dans le quartier de Wall Street. Les forces de l'ordre avaient barricadé de nombreuses rues pour empêcher les protestataires de se rapprocher de la Bourse. Des journalistes ont fait état de violences policières ; un manifestant a été blessé au visage sur le square Zuccotti, lorsque des protestataires ont tenté de repousser des barrières métalliques, repoussés à leur tour par la police.

 

 "On ne peut pas nous arrêter"

 

Soixante-quatre arrestations ont eu lieu dans la soirée, lors d'une manifestation de plusieurs milliers de personnes - protestataires d'Occupy wall Street, syndicalistes et étudiants - qui partis de la place Foley ont ensuite marché sur la piste cyclable du Pont de Brooklyn, sans interrompre la circulation. Les manifestants avaient réussi à projeter à l'entrée du pont, sur la façade d'un gratte-ciel, la liste des villes où le mouvement a essaimé, comme Oakland, Seattle ou Dallas, certains de leurs slogans dont le désormais célèbre "nous sommes les 99%", ou encore un grand "Joyeux anniversaire" en lettres blanches, pour célébrer les deux mois du mouvement. "On ne peut pas nous arrêter, un autre monde est possible", scandaient les manifestants, dont certains tapaient sur des seaux en plastique ou des casseroles. Certains automobilistes en contrebas du pont klaxonnaient en signe de solidarité. Sur la côte ouest, 73 personnes ont été arrêtées à Los Angeles, dont une infirmière retraitée de 81 ans. Sur le campus de l'université de Berkeley, près de San Francisco, une vingtaine de tentes ont été enlevées par les forces de l'ordre. A Portland, 34 personnes ont également été arrêtés lors d'incidents avec la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants. A Chicago, des milliers de manifestants ont bloqué le trafic à l'heure de pointe. La police a verbalisé 46 personnes. Des manifestations ont également eu lieu à Seattle et Dallas, et dans la capitale Washington, plus de 300 personnes ont manifesté sans incident;

 

sur TFI News

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:58

« Tous les sondages montrent que les Français sont très sensibles aux abus, à la triche, aux profiteurs du haut (les riches) comme aux profiteurs du bas (les prestataires d’allocations) », précise Guillaume Peltier, expert de l'UMP.

 

Admettons.

 

Mais instituer des délais de carence pour les travailleurs malades, et traquer des jours de fraude (étant donné que les travailleurs sont beaucoup plus nombreux que les quelques très riches) tout ça ne manque de profit financier.

 

C'est donc le traitement de la deuxième partie du slogan de Guillaume Peltier.

 

Mais quelle conclusion l'UMP tire de la première partie de l'assertion sur les profiteurs du haut ?

 

AUCUNE.

 

Voilà donc une politique qui, traduite en copie de dissertation, ne pourrait être notée que sur la moitié des points. 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 18:23

sur LeFigaro.fr

Le nouveau gouvernement grec, qui a prêté serment vendredi, compte dans ses rangs un ministre d'extrême droite. Une première depuis 1974.

Le nouveau gouvernement grec de coalition formé par le premier ministre Lucas Papademos, qui a prêté serment vendredi en fin d'après-midi lors d'une imposante cérémonie d'intronisation à la résidence présidentielle, marque l'entrée au pouvoir dans le pays de l'extrême droite. Une première depuis la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

Makis Voridis, avocat de 47 ans issu de l'organisation de jeunesse du parti d'extrême droite Epen, créé après le régime militaire et longtemps proche du Front national français de Jean-Marie Le Pen, a été nommé ministre des Transports, tandis qu'Adonis Georgiadis, notamment co-éditeur d'un pamphlet antisémite, accède au secrétariat d'Etat au développement et à la Marine marchande.

 

Tous deux sont aujourd'hui des députés du parti Laos (Alerte orthodoxe populaire) dirigé par Georges Karatzaferis. Lorsqu'il a été créé en 2000, ce parti est venu occuper un vide dans le paysage politique qui ne comptait alors aucune formation d'extrême droite. À coups de slogans xénophobes et antisémites, il a d'abord engrangé des succès lors d'élections municipales (13,7% des voix à Athènes-Le Pirée dès 2002) et régioanles (à l'époque, quatre néo-nazis étaient présents sur la liste de Georges Karatzaferis).

À la faveur d'une quête de respectabilité, le Laos est parvenu en 2007 à franchir aux élections législatives le seuil de 3% des voix lui ouvrant les portes du parlement. Un succès qu'il a reproduit au scrutin de 2009 où il a obtenu 5,63% des suffrages. Il compte aujourd'hui 16 députés. Hétéroclite et opportuniste, le Laos n'en reste pas moins figé sur un nationalisme intransigeant. En 2010, lors du débat sur l'adoption d'un projet de loi assouplissant la législation sur les immigrés, il avait dénoncé haut et fort un risque d'«invasion» étrangère et défendu «l'homogénéité» du pays.

Les trois conditions de l'extrême droite

Depuis le début de la crise grecque, le Laos a tenté de s'afficher en partenaire politique responsable allant jusqu'à approuver, seul avec les députés socialistes, le premier plan de sauvetage international de la Grèce accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international en mai 2010. Ce plan avait décidé l'octroi de 110 milliards d'euros en échange de mesures de rigueur et de réformes d'assainissement budgétaire. Laos s'est toutefois opposé au nouveau plan, élaboré à Bruxelles fin octobre, que l'exécutif aura pour mission de ratifier et de mettre en œuvre.

Georges Karatzaféris avait fixé trois conditions pour une participation de sa formation au nouveau gouvernement : l'arrêt des réductions de salaires et de retraites, le maintien de la souveraineté nationale et la suspension des privatisations. Georges Karatzaféris s'était également opposé à la nomination de Philippos Petsalnikos, président socialiste du parlement grec, au poste de premier ministre, lui préférant l'ancien gouvernement de la Banque de Grèce, Lucas Papademos.

Une équipe resserrée

La nouvelle équipe de Lucas Papademos compte au total 17 ministres, dont 14 de la majorité de gauche. Douze ministres socialistes sortants sont ainsi maintenus à leurs postes, dont Andréas Loverdos, Anna Diamantopoulou et Georges Papaconstantinou aux ministères sensibles, au vu des réformes en cours, de la Santé et de l'Education, et de l'Environnement-Energie. Le ministère grec des Finances reste ainsi dans les mains d'Evangélos Vénizelos, poids-lourd socialiste.

Deux conservateurs font également leur entrée dans ce gouvernement resserré, chargé de rassurer les marchés financiers sur la cohésion du pays à l'approche d'élections législatives anticipées en février 2012. Dimitris Avramopoulos décroche le portefeuille de la Défense tandis que l'ex-commissaire européen Stavros Dimas, devient ministre des Affaires étrangères. Ce dernier, âgé de 70 ans, est vice-président de la Nouvelle Démocratie, le principal parti d'opposition qui s'est rallié dimanche à l'idée de participer à ce gouvernement de coalition pour sauver la Grèce de la faillite.

Vendredi, Nicolas Sarkozy s'est dit certain que le nouveau premier ministre grec «aurait à cœur» de faire le nécessaire pour ancrer son pays dans l'Europe. «La France, amie de la Grèce, continuera à lui apporter son soutien et son assistance pour mener à bien les réformes qui permettront à votre pays de retrouver le chemin de la compétitivité et de la croissance», a assuré le président de la République.

 

 

Commentaire:

 

Des conditions économiques difficiles qui amènent au pouvoir l'extrême droite dans un pays, c'est vraiment inquiétant.

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:57

sur 20minutes.fr

 

INTERVIEW - Selon Vincent Drezet, du Syndicat national unifié des impôts, des dizaines de milliers de foyers aux faibles revenus vont commencer à payer des impôts, avec la rigueur...

Le plan de rigueur annoncé ce lundi par François Fillon est «injuste» car il va rendre imposables des dizaines de milliers de foyers aux faibles revenus, qui perdront en plus tout ou partie de leurs prestations sociales, estime Vincent Drezet, secrétaire national du Syndicat national unifié des impôts.

 

 Explications.

 

Le gouvernement va geler le barème de l’impôt sur le revenu en 2012 et 2013. Quelles en seront les conséquences? 

 

La conséquence principale, c’est qu’une plus grande partie des revenus français vont devenir imposables. Le calcul est simple: il existe cinq seuils d’imposition en France, qui vont de 0 à 41%, et qui sont relevés chaque année pour suivre l’inflation. L’an prochain, ces seuils ne seront pas revalorisés alors que les revenus évolueront peu ou prou. En 2011, les personnes qui ont touché moins de 6.088 euros par an par part du quotient familial n’ont pas payé d’impôts. En 2012, des foyers devraient passer au-dessus de cette limite par le simple jeu de l’inflation. Elles seront donc imposables.

 

Quid des prestations sociales?

 

Ces personnes nouvellement imposables pourront perdre le bénéfice de certaines aides: celles accordées par les collectivités locales, comme les aides sociales départementales par exemple, ou encore l'exonération de CSG sur pension de veuf  invalide.

  

Combien de foyers sont concernés?

  

Des dizaines de milliers de foyers fiscaux devraient être concernés chaque année. C’est une estimation, car le chiffre est très difficile à calculer. Par ailleurs, tous les contribuables imposables paieront un peu plus d'impôt chaque année. C’est en tout cas une très mauvaise manière d’augmenter l’impôt sur le revenu: on l’augmente par le bas, alors que l’on maintient des niches fiscales injustes, même si on les rabote un peu.

 

Propos recueillis par Gilles Wallon (sur 20minutes.fr)

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:48

sur 20minutes.fr

 

 

Une réunion de recrutements de nouveaux membres d'une association de l'université a mal tourné...

 

Dernière info dimanche 18h17: Le conseil de discipline convoqué par l'université Paris-Dauphine, après le bizutage violent d'un étudiant dans ses locaux, aura lieu «dans une vingtaine de jours», a indiqué dimanche à l'AFP la direction de l'établissement.

 

Des lettres de sang sur le dos. Un étudiant de première année de l'université Paris-Dauphine a porté plainte après un bizutage en «lettres de sang», a annoncé samedi à l'AFP Laurent Batsch, le président de la faculté qui va se porter partie civile et convoquer un conseil de discipline.

 

Lors d'une réunion de recrutement de nouveaux adhérents de l'association d'étudiants Japad, «un des membres, sous l'emprise de l'alcool, à l'aide d'un instrument qui semble être une capsule de bouteille, a gravé sur le dos du candidat les lettres "Japad"», a expliqué M. Batsch, interrogé par l'AFP.

Lettres de sang

Ce ne sont pas des plaies ouvertes ni des incisions profondes, mais des lettres de sang», a-t-il précisé. Ces agissements «portent atteinte à l'intégrité physique et morale» de l'étudiant, il s'agit d'«un geste odieux et abject qui a appelé une réaction déterminée dès qu'on en a eu connaissance, en fin de semaine», a-t-il ajouté.

 

L'association Japad a été «immédiatement radiée de l'université, ses locaux fermés» et un conseil de discipline va être convoqué, «au cours duquel nous traduirons à la fois les responsables de l'association, les membres présents lors de cette funeste séance et le ou les responsables du forfait».

Tristesse et colère

La victime, en première année de licence, venait d'entrer à l'université et «pouvait souhaiter un autre accueil», a commenté M. Batsch. «Nous l'avons rencontré et nous sommes en contact permanent avec lui et sa famille. Nous saluons le courage qui est le sien d'avoir porté plainte», a-t-il ajouté.

 

«C'est un sujet qui nous plonge dans une certaine tristesse et dans une colère à la hauteur de cette tristesse», a-t-il encore dit.

 

Le président de l'université a fait part de sa «détermination personnelle à éradiquer ce genre de pratique».

«Week-end de Désintégration»

Selon l'université, Japad est «une association ancienne et importante, car elle organise le Gala annuel».

 

Sur son site internet, la «Jeune association pour la promotion des activités à Dauphine» précise que «depuis de nombreuses années», elle «met en place plusieurs soirées par an (...), le prestigieux Gala Dauphine dans les locaux de l'Université et le Week-end de Désintégration pour les master 1 et master 2 quittant Dauphine.»

«Traumatismes psychologiques graves»

Bien que le bizutage soit légalement punissable depuis une loi de 1998, imaginée par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, il se poursuit parfois dans certaines universités et grandes écoles, lors de réunions fortement alcoolisées.

 

Il entraîne des «traumatismes psychologiques graves» pour 92% des parents d'élèves et 78% y voient «une épreuve humiliante», selon une enquête publiée en septembre dernier par le Comité national contre le bizutage (CNCB).

 

Dans une enquête diffusée un an plus tôt, la Peep, deuxième fédération de parents d'élèves, révélait qu'environ 10% des parents interrogés avaient eu connaissance d'un cas de bizutage dans leur entourage en 2009-2010.

Actes humiliants et dégradants

Dans une lettre envoyée en 2010 aux présidents d'université, Valérie Pécresse, alors ministre de l'Enseignement supérieur, avait donné des consignes de prévention et leur avait rappelé leur responsabilité morale.

 

La loi de 1998 définit le bizutage comme le fait d’amener autrui contre son gré ou non à subir ou commettre des actes humiliants ou dégradants. Il est passible de six mois de prison et 7.500 euros d'amende.

 

Malgré la loi, «les victimes déposent rarement plainte et quand elles le font, elles sont classées sans suite», selon Marie-France Henry, présidente du CNCB.

   

 

Commentaire :

 

Cet étudiant a raison de porter plainte.

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  • Coordonne6
  • : Le blog a été créé le 14/06/2007 en vue d'un programme social, économique et politique nettement égalitaire, démocratique et à gauche. Toute présentation sur internet différente de la nôtre -notamment avec de nombreuses publicités- n'est pas de notre responsabilité. L'article fondateur de la coordination suite au 6 mai 2007 est le premier inscrit en date sur ce blog. La rédaction d'un programme arrimé à des principes fondamentaux et écrite en quatre ans est intitulée "programme de A à Z". A la lettre "N" nous tentons d'expliciter ce qu'est un "NON" avec un rappel des 55% de votants opposés à l'Europe de 2005. Monique Renouard Bretagne
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