8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 21:03

LETTRE OUVERTE A M. CLAUDE GUEANT,
MINISTRE DE L’INTERIEUR

M. le Ministre,

Votre venue en Martinique dans les jours qui viennent, m’oblige à vous rappeler que cette terre a vu naître Aimé Césaire, Frantz Fanon, Edouard Glissant. Qu’elle a été aimée par des hommes aussi admirables que furent Victor Schœlcher, André Breton, Léopold Sedar Senghor, Claude Lévi-Strauss, et de manière plus proche encore, par Léopold Bissol, Georges Gratiant, ou Camille Darsières, pour ne citer que quelques-uns de nos grands politiques.

Ces hommes furent de grands humanistes. Leur vie et leurs combats se sont situés en face de ces crimes que furent la traite, l’esclavage, les génocides amérindiens, les immigrations inhumaines, ou la colonisation dans tous ses avatars… Tous ont combattu la pire des France : celle qui justifiait les conquêtes et les exploitations, et bien d’autres exactions dont les cicatrices sont inscrites dans nos paysages. Cependant, je n’ai jamais entendu un seul de ces hommes lister ces attentats pour décréter que la civilisation européenne, ou que la culture française, serait inférieure à n’importe quelle autre. Je ne les ai jamais entendus prétendre que le goupillon de la chrétienté (qui a sanctifié tant de dénis d’humanité) serait plus primitif que tel bout liturgique d’une religion quelconque.

 

Toujours, ces hommes ont établi la distinction entre cette France de l’ombre et la France des lumières. Pour combattre l’ombre qui menaçait leur humanité même, ils se sont référés à la France de Montaigne, de Montesquieu, de Pascal, de Voltaire, de Condorcet ; à celle qui s’est battue pour abolir la traite, puis l’esclavage, qui a supprimé la peine de mort du code de ses sentences ou qui a accordé aux femmes le droit de vote et celui de disposer de leur maternités… A s’en tenir à votre logique, ils auraient eu mille raisons de condamner la civilisation occidentale, et de renvoyer aux étages inférieurs bien des cultures européennes.

 

Voyez-vous M Guéant, vos chasses à l’immigré (qu’il soit en règle ou non), ou la hiérarchisation que vous célébrez sans regrets ni remords entre les cultures et les civilisations, vous ont enlevé la légitimité dont a pourtant besoin votre prestigieuse fonction. Vous portez atteinte à l’honneur de ce gouvernement, et à l’image d’une France qui visiblement n’est pas la vôtre, mais que nous, ici, en Martinique, avons appris à respecter.

Toutes les civilisations ont produit, et de manière équivalente, des ombres et des lumières. Mais si les ombres n’ont jamais triomphé très longtemps, si beaucoup d’entre elles ont disparu dans les oubliettes de l‘histoire (en compagnie de régimes politiques ou religieux quelque peu lamentables), c’est simplement parce que des hommes de bon sens, pétris d’humanisme et de haute dignité, ont exalté les parts lumineuses que toutes les civilisations de l’homo-sapiens ont mises à notre disposition.


Les civilisations se sont nourries de leurs lumières mutuelles pour mieux combattre leurs propres ombres. Dans une transversale célébration et de grande foi en l’Homme, ces hommes ont honoré les lumières d’où quelles viennent ; les lumières se sont reconnues entre elles; leurs signaux réciproques ont conservé intact (de part et d’autre des lignes de partage ou de conflit) un grand espoir d’humanité pour tous. Grâce à eux, nous savons qu’il est dommageable de considérer l’ombre, ou de s’en servir à des fins qui ne grandissent personne. Ils nous ont donc appris à nous écarter de ceux qui l’utilisent, et qui, par là même, la transportent avec eux.

 

M. Guéant, fouler le sol martiniquais, c’est toucher une terre que des hommes comme Aimé Césaire ont fécondé de leur sang. Un sang qui s’est toujours montré soucieux de l’humanisation de l’homme, du respect des civilisations et de leurs différences.

 

Ce serait donc comme une injure à leur mémoire, à leur pensée, à leurs actions, que de vous laisser une seule minute imaginer que vous serez le bienvenu ici. C’est par-dessus vous, et du plus haut possible, que nous renouvelons à la France des lumières toute notre considération, et confirmons notre respect pour les valeurs républicaines qui, contrairement à celles dont vous êtes le héraut, sont à jamais très opportunes chez nous.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 18:09

Lorsque quelqu'un dit NON, on imagine assez bien la diversité de la cause du refus avant d'en faire un diagnostic précis.

 

Mais en politique, quelle peut être la signification d'un NON ?

 

 

N comme dire NON

 

 

Somme toute la base même de l'expression en démocratie est de donner à la volonté générale la  possibilité de répondre par OUI ou par NON à une question, un projet de gouvernement, ou une proposition de loi préparée par une assemblée.

 

Par le vote, un nombre de OUI ou de NON égal ou supérieur à 50% plus une voix se dégage. Après les comptes, le résultat doit permettre d'orienter les travaux à venir en fonction des souhaits de la majorité des citoyens.

 

Nous n'avons pas souvenir  que durant les dernières décennies un exécutif ou un législatif ait pu remettre en cause le résultat d'une consultation citoyenne.

 

L'exception à ce principe découle du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005 rejeté par 55% des citoyens français.

 

Selon la philosophie politique de tradition démocratique -qui proclame la suprématie de la volonté générale- tout exécutif a le devoir d'en tenir compte. Aussi, quand bien même nous nous serions mal expliqués, aucune excuse ne peut exempter l'exécutif de son rôle essentiel.

 

Pourtant les arguments ne nous manquaient pas.  Faut-il les rappeler ?

 

- un libre-échange excessivement débridé, que ce soit financier ou commercial -concurrence libre et non faussée- cité tous les trois ou quatre articles,

 

-  le poids dominant du marché écrasant tout le reste, la charte des droits fondamentaux, les services publics, l'éducation, la culture, les avancées écologiques,

 

- tous ces principes entraînant des conséquences désastreuses comme l'absence de perspective d'harmonisation salariale et fiscale, la valse des délocalisations intraeuropéennes mais aussi à l'extérieur, avec des licenciements catastrophiques.

 

Toutes ces bases se retrouvent hélas aujourd'hui dans le Traité de Lisbonne et pire encore, dans les traités ou textes à venir.

 

Au lieu d'être reconnus, une pluie de procès de mauvaises intentions nous est tombée sur la tête. La trombe la plus féroce étant que nous ne voulions pas maintenir le climat de paix avec l'Allemagne. Sympa pour ceux qui ont vécu les années 1940, eh oui, il y a encore des survivants, y compris parmi les résistants.

 

Mais voyons pour l'avenir le sens d'un NON.

 

Bien sûr, la peur de réponses négatives répétitives peut saisir un exécutif, c'est la raison pour laquelle il doit faire lui-même un  travail d'investigations.

 

Mais c'est à l'opposition, c'est-à-dire à la minorité du présent, que revient le fait d'émettre un ou plusieurs "NON" avec sincérité, et de convaincre au-delà de sa position, car personne ne peut le faire à sa place.

 

Le Programme de A à Z est une écriture dont l'origine entière est celle du site Coordonne6 ou Le blog de corde6

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:02

La France et l'Allemagne ont conçu un plan pour qu'une partie des nouvelles aides accordées à la Grèce soit versée dans un compte séparé pour être réservée au remboursement de la dette, a affirmé le Financial Times sur son site internet lundi soir.

Citant un responsable français, le quotidien a indiqué que ce plan "franco-allemand" avait le soutien de la Commission européenne et de "plusieurs" pays de la zone euro.

 

Souveraineté et survie de la Grèce au sein de la zone euro

Les promoteurs de ce plan estiment qu'il s'agirait d'un bon compromis pour à la fois éviter que la Grèce brandisse la menace d'un défaut de paiement et lui permettre de garder sa souveraineté budgétaire.

La Grèce menait de front deux négociations difficiles lundi 6 février.

D'une part, le premier ministre Lucas Papademos et les partis politiques gouvernementaux tentaient de convaincre les autres partis de donner leur assentiment aux réformes exigées par l'UE et le FMI.

D'autre part, Athènes poursuivait ses discussions avec ses créanciers privés sur les conditions de l'effacement d'une partie de sa dette publique.

En cas de succès, le pays pourrait obtenir un nouveau plan d'aide international.

 

Extrait de Challenges.fr

 

Commentaire:

 

Preuve une fois de plus s'il en était besoin, que des aides publiques vont directement enrichir des créanciers privés, dont des banques !

 

L'Europe a perdu le sens des mots, car comment encore parler de souveraineté pour un pays tenu en laisse par des comptes séparés et donc non seulement contrôlé mais bientôt dirigé à 100% ?

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 16:08

 sur TF1 NEWS (...)

Jean-Luc Mélenchon : "Standard and Poor's a été obéie"
"Nicolas Sarkozy vient d'annoncer un troisième plan d'austérité", estime le candidat du Front de gauche à la présidentielle, en commentant sombrement : "Standard and Poor's a été obéie. Cela va saigner. La ponction annoncée pour servir la finance sera supportée à 85% par les ménages. Le capital y contribuera six fois moins. J'annonce même qu'il n'y contribuera pas du tout. Car les mesures qui frappent le peuple s'appliqueront tout de suite, tandis que celles qui toucheraient le capital sont reportées au lendemain de l'élection. Des milliers de jeunes seront poussés hors de l'école pour aller en apprentissage. Terrible nouvelle, les salaires et le temps de travail seront négociés dans l'entreprise et la loi n'y pourra rien. Enfin le logement sera de nouveau dérégulé, soi-disant pour baisser les loyers. Jusqu'au bout, le président sortant aura cherché à enfumer les Français".

 

Marie-George Buffet : "injuste et inefficace"
Pour la députée communiste et ancienne patronne du PCF, "le candidat président a mobilisé six chaînes pour nous rejouer la partition de l'austérité obligatoire. Décidément au Fouquet's on nous repasse toujours les mêmes plats : serrage de ceinture pour les salarié-e-s et cadeaux aux patrons avec en prime la casse du code du travail au nom de la "négociation" par entreprise. Nouvelles exonérations patronales du financement de la sécurité sociale mais augmentation de la TVA qui est l'impôt le plus injuste (...) Avec la remise en cause du droit aux 35h, on demande aux salariés de choisir entre leur emploi ou leurs salaires ; ou travailler plus ou gagner moins ! Tout cela est injuste et inefficace".(...)

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:40

Comment l’Equateur s’est libéré de la dette

La dette et la soumission des Etats aux banques qu'elle entraîne n'ont rien d'une fatalité. Plusieurs peuples latino-américains s'en sont affranchis avec succès. C'est notamment le cas de l'Argentine, du Venezuela et de l'Equateur. Nous expliquons ici comment le gouvernement Correa s'y est pris en Equateur pour faire passer la dette de 24 % à 11 % du PIB sans faire payer le peuple.

 

  I ) Lien entre l'arrivée au pouvoir de Correa et la lutte contre la dette illégitime

Pour comprendre la dynamique de l'audit intégral de la dette publique en Équateur, il faut revenir sur le poids qui représentait le service de la dette dans l'économie équatorienne et sur le rôle important que la lutte contre cette dette illégitime a joué dans l'arrivée de Correa au pouvoir.

 

a) La dette Publique en Équateur avant l'audit

La dette publique contractée par les dictatures des années 70 en Équateur (1976-1979) n'a pas cessé de s'accroitre entre 1970 et 2007. Pendant cette période, l'État équatorien a remboursé 172 fois le montant de la dette de 1970 1 mais le volume de cette dette a été multiplié par 53.

Un exemple qui montre l'ampleur du transfert de fonds publics équatoriens vers le système financier privé : entre 1990 et 2007, la Banque Mondiale (à travers la Banque internationale pour la reconstruction et le développement – BIRD) a prêté 1,44 Milliards de US$ à l'Équateur alors que celui-ci lui a remboursé 2,51 Milliards de US$ (transfert net donc d'environ1,07 Milliards de dollars uniquement avec la Banque Mondiale).

Depuis les années 80 et jusqu'en 2005, le service de la dette représentait environ le 50% du budget de l'état (entre 3 et 4 milliards de US$ par an) alors que les dépenses en santé étaient d'environ 4% (autour de 400 millions de US$)2.

Comme en Grèce, la dette a été l'outil du FMI mais aussi de la Banque Mondiale pour imposer les plans d'austérité, les privatisations et les reformes structurelles (qui sont allées jusqu'à modifier la constitution équatorienne à plusieurs reprises). Cela prenait à chaque fois la forme de « lettres d'intention » (sorte de contrat qui fixait la feuille de route des reformes à mettre en place) que l'Équateur signait pour avoir accès à des prêts auprès de ces deux organismes au fur et à mesure que les mesure prévues dans celles-ci devenait effectives.

Évidemment cela a impliqué une énorme instabilité politique liée aux forts mouvements sociaux du pays, le peuple ne voulant pas accepter les différents plans austérité qui se succédaient sans fin, ainsi entre 1997 et 2007 l'Equateur a connu 7 présidents différents (trois renversés par des manifestation populaires: Abdala Bucaram, Jamil Mahauad et Lucio Gutierrez).

A chaque moment de instabilité, le FMI et la Banque Mondiale en profitaient pour restructurer la dette : à plusieurs reprises, la restructuration de la dette s'est faite en souscrivant un nouvel emprunt couvrant la totalité de l'ancienne dette, ce nouvel emprunt ayant des clauses et des conditions chaque fois plus difficiles à assumer par l'Équateur (...)  Profitant ainsi faire signer des nouvelles lettres d'intention (les prix sur le marché secondaire des titres de la dette baissaient à cause de l' instabilité politique).

 

b) L'arrivée au pouvoir de Correa et le lien à la lutte contre la dette

Suite au soulèvement populaire qui a mené à la destitution de Président Lucio Gutiérrez (auto-proclamé le meilleur allié de Bush!!), le 20 avril 2005, un gouvernement de transition se met en place, le vice-président de l'époque, Alfredo Palacio devient alors le nouveau Président de l'Équateur. Rafael Correa est nommé alors Ministre d'économie et des finances.

Très vite il va critiquer les projets de Traité de Libre Commerce (TLC), mais surtout il décide de s'attaquer au FEIREP (Fondo de Estabilización, Inversión y Reducción del Endeudamiento Público – Fond de Stabilisation, Investissement et Réduction de l'Endettement Public). Il s'agit d'un fond mis en place en 2002, sous la pression du FMI, par la « Loi organique de Responsabilité, Stabilisation et Transparence Fiscale ».

Ce fond, destiné à gérer les revenus issus de l'exploitation du pétrole (axe principal de l'économie équatorienne) stipulait que le 70% des revenus pétroliers devaient être destinés au service de la dette publique (paiement de la dette et achat/vente des titres pour maintenir un prix élevé de ceux-ci), 20% devait servir à la stabilisation du prix du pétrole et 10% devait être destiné à l'investissement social.

Correa veut faire changer la loi et mettre 80% des revenus pétroliers au service de l'investissement social (éducation, santé, création d'emplois…) et uniquement 20% au service du paiement de la dette. La Banque Mondiale menace alors de ne plus prêter de l'argent à l'Équateur si une telle loi était votée.

N'ayant pas le soutien du président Palacio, Rafael Correa a préféré démissionner (il n'est resté que quatre mois au gouvernement) que se plier à la Banque Mondiale. Ceci devient le premier pas de la marche qui le mènera jusqu'à la présidence de la République.

II. La Commission pour l'Audit Integral de la dette Publique (CAIC – Comision para la Auditoria Integral del Crédito Publico)

Correa prend ses fonctions le 15 janvier 2007. Il réduit tout de suite le poids du service de la dette dans le budget de l'État à 25% (il était de 47% en 2006). 3 Le 9 jullet 2007, Rafael Corea crée par un décret présidentiel, la Commission pour l'Audit Intégral de l'Endettement Public (Comisión para la Auditoría Integral del Crédito Público –CAIC ).

 

La définition de l' « Audit Intégral » dans ce décret est la suivante:

« Action fiscale orienté vers l'examen et l'évaluation du processus de contractualisation et/ou renégociation de la dette publique, l'usage de ces ressources et l'exécution des programmes et projets avec financement externe, avec le but de déterminer sa légitimité, transparence, qualité, efficacité, efficience, considérant les aspects légaux, économiques, sociaux, de genre, régionaux, écologiques et des nationalités et peuples ».

La commission était conformée par 12 membres issus des mouvements sociaux et des ONG équatoriens et 6 membres issus de campagnes internationales pour l'annulation de la dette du tiers-monde et 4 représentants de l'État (Ministère de « Hacienda », Tribunal des Comptes, Commission anti-corruption et l'administration fiscale).

Cette commission s'est réunie pour la première fois le 23 juillet 2007 et elle a rendu son rapport final au président Correa le 23 septembre 2008 et au public le 20 novembre 2008. L'assemblée constituante, qui se réunit à partir du 30 septembre 2007 travaillera de très près avec la CAIC (Alberto Acosta, présidente de l'assemblée constituante état l'ancien leader du mouvement pour l'annulation de la dette), ce qui aboutira à la rédaction de plusieurs clauses sur la dette publique dans la nouvelle constitution .

L’audit équatorienne a commencé par une enquête sur tous les documents concernant les obligations émises par l’Etat («contrat d’obligations», «contrat d'agence», «contrat de garantie", les fichiers joints, les conditions…).

Cette analyse a mis en lumière de nombreuses clauses illégitimes :

  • Anticipation des échéances pour la totalité des remboursements de la dette en cas de défaut de paiement
  • Révocation de la souveraineté
  • Contrainte du Procureur général à signer dans le sens de la demande des créanciers
  • Contrats empiétant sur les lois et la Constitution du pays
  • Déclaration dans laquelle les parties affirment que le contrat ne viole aucune loi du pays, et qu’en cas d’illégitimité, il ne peut pas être contesté

De plus, en procédant à des simulations de paiement sans intérêt, cet audit a explicité les mécanismes qui génèrent la dette publique.

D’autre part, l’audit de la dette a dévoilé instrumentalisation juridique de la nation au profit des banques privées.

Ainsi la loi de « responsabilité fiscale » avait permis de donner le privilège du paiement de la dette publique avant toute autre dépense publique, limitant ainsi toute dépense sociale et ne fixant aucune limite pour le cout de la politique monétaire. »

Le rapport de la commission juge que la totalité de la dette commerciale de l'Équateur est illégale et/ou illégitime. Ainsi, à partir de novembre 2008 Rafel Correa suspend le paiement d'une grande partie de la dette (il se déclare en « default », c'est à dire moratoire pour tous les bonds Global 2012 et Global 2030 qui représentent le 85% de sa dette commerciale).
Au total, Le gouvernement équatorien refuse de payer le 70% des bonds de la dette équatorienne, jugés illégitimes. Leur valeur va alors chuter d'environ 80% dans le marché secondaire. L'équateur va alors utiliser 800 millions de US$ pour acheter des bonds pour 3 Milliards de sa propre dette (cela signifie pour le pays une économie totale de 7 Milliards de US$).

En 2006, la dette publique externe était de 10,2 Milliards de US$ et représentait le 24% du PIB. En mars 2010 son montant était de 8,68 Milliards de US$, ce qui représentait le 15% du PIB. Selon, Piedad Mancero, économiste membre de la CAIC, les prévisions pour le service de la dette en 2011 seraient de 11,7% du budget de l'État (le budget 2011 est 23,9 Milliards de US$).

Aujourd'hui l'Équateur n'a plus recours au marché international de la dette dont les agences de notation lui ont coupé l'accès. C'est pour cette raison que l'Équateur est un des moteurs principaux de la Banque du Sud et la nouvelle architecture financière qu'elle propose. La construction d'une nouvelle intégration Régionale Latino-américaine est la seule perspective possible pour que l'Équateur ne voit pas revenir les dangers de l'endettement à nouveau.

 

Source :  Front de Gauche

 


 

1 Dette publique extérieure en 70: 195 Millions US$ – Source: Banque Mondiale (Global Development Finance 2007)
2 Dette publique externe en 3 juillet 2007: 10,4 Milliards US$ – Source Ministère Économie et Finances Équatorien, Willian Hugo Arias Palácios, coordinateur de l'Audit sur a dette Commerciale de l'Equateur (dans film documentaire « Debtocracy »)
3 Rapport de la Commission pour l'Audit Integral de la Dette Publique (CAIC)

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 00:00

 

     A chacun, meilleurs voeux pour 2012, bonheur, santé, réussite.

 

 

     Et pour tous, le voeu de changement de repères économiques.

 

 

 

L'idée de ce dernier souhait nous est venue à la lecture de deux articles récemment parus ;   le premier dans M6 Actualités, le second dans le journal Le Monde Economie daté 10 janvier 2012

 

 

Les voici :

 

I)

La dirigeante de la première économie européenne [Angela Merkel], qui a fait un pas vers la récession en annonçant une baisse de son Produit intérieur brut au dernier trimestre, a souligné son "grand respect pour la vitesse à laquelle (les) réformes ont été menées" en Italie.

 

"Je crois que tant la substance de ces réformes que leur rapidité vont renforcer l'Italie et améliorer ses perspectives économiques", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse commune.

 

Rome a notamment durci en décembre le régime des retraites et mis sur les rails de nombreuses hausses d'impôts, à l'instar des réformes qui ont permis à l'Allemagne de renforcer sa compétitivité ces dernières années.

 

La chancelière a tenté de trouver les mots pour conforter les Italiens sur leur trajectoire de rigueur, tout en s'affichant modeste et en refusant d'endosser le rôle de modèle : tous les pays d'Europe ont à apprendre les uns des autres, a-t-elle notamment expliqué.

 

"Si les Italiens ne voient pas dans un avenir proche de résultats tangibles de leur disposition à économiser et à réformer, un mouvement de protestation contre l'Europe va voir le jour en Italie, dirigé aussi contre l'Allemagne, considérée comme meneur de l'intolérance au sein de l'UE, et contre la Banque centrale européenne", avait prévenu M. Monti mercredi matin dans une interview à la presse allemande.

 

L'agence de notation financière Fitch vient de qualifier la situation de l'Italie d'"explosive" et a pressé les Européens d'ériger un "pare-feu" crédible autour du pays, qui croule sous les dettes.

 

M. Monti espère que son plan d'économie permettra de rassurer les marchés qui continuent à exiger des taux d'intérêt proches de 7% sur la dette à dix ans jugés insoutenables à terme pour le pays surendetté. "J'espère que la bonne conduite politique va se muer en taux d'intérêt raisonnables", a déclaré mercredi le chef du gouvernement italien.

 

L'Italie "ne présente pas de danger de contagion" a affirmé M. Monti qui pouvait s'appuyer sur des chiffres encourageants publiés le matin même: le déficit public de l'Italie a reculé à 2,7% du PIB au troisième trimestre 2011, son plus bas niveau depuis la fin 2008.

 

L'Allemagne affiche un résultat encore plus spectaculaire, avec un déficit de 1% l'an dernier.

 

Mais la première puissance économique de la zone euro émet aussi des signaux inquiétants: si elle a enregistré une croissance vigoureuse de 3% en 2011, le moteur européen a calé en fin d'année, le PIB allemand reculant de 0,25% au dernier trimestre.

 

Cela devrait marquer le retour de la zone euro dans la récession, après une croissance atone de 0,1% au troisième trimestre, selon des chiffres révisés en baisse mercredi.

 

En Grèce notamment, toujours l'épicentre de la crise, la situation économique s'est encore dégradée ces derniers mois.

 

"Cela peut avoir des répercussions sur la viabilité de la dette grecque", selon une source proche des négociations en cours entre Athènes et ses créanciers, qui laisse entendre que la décote demandée aux créanciers privés pourrait s'avérer supérieure aux 50% fixés à l'automne.

 

Bruxelles avait fait savoir mardi que les négociations entre Athènes et les banques pour qu'elles effacent au moins la moitié de la dette grecque qu'elles détiennent étaient en passe d'aboutir.

 

De l'issue de ces tractations et de la mise en oeuvre par le gouvernement grec des programmes d'austérité exigés par ses bailleurs de fonds internationaux, les Européens et le FMI, dépendra le versement des prochaines aides financières dont la Grèce a besoin pour éviter la faillite.

 

La situation dans le pays a certainement été au coeur des discussions menées mercredi à Paris entre la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde et le président français Nicolas Sarkozy, sur lesquelles rien n'a filtré.

 

Pour tenter d'endiguer la crise, les Européens s'attellent à concrétiser leur projet de renforcement de la discipline budgétaire. Mais le dernier projet de pacte, obtenu par l'AFP, fait plusieurs concessions aux adversaires d'une ligne "dure" à l'allemande.

 

Les prérogatives punitives de la Cour de justice et de la Commission européennes ont été limitées. Et surtout, conformément à une exigence italienne, il n'est plus question que les nouvelles sanctions financières quasi-automatiques contre les pays s'appliquent aussi lorsque la dette publique dérape par rapport au seuil maximal de 60% du PIB. La dette de l'Italie représente environ 120% de son PIB.

 

 

Le second -dont vous lirez un extrait est en lui-même une réponse au précédent, auteur, Paul Jorion :

 

II)

(...)Or le principe du pacte, et de la "règle d'or" que l'on en tire, recèle une erreur grossière. Qu'est-ce qu'un budget équilibré ? Un budget où les dépenses n'excèdent pas les recettes.

 

Pourquoi ne pas exprimer alors la santé d'un budget national en ces termes-là ? 102% de dépenses par rapport aux recettes : le pays connaît un déficit de 2 % ; 97%, et il s'agit au contraire d'un excédent de 3%.

 

Pourquoi comparer les pommes des dépenses aux poires du PIB, plutôt que les pommes des dépenses aux pommes des recettes ?

 

Le PIB d'une nation, mesure de sa vitalité économique, serait-il un meilleur substitut de ses recettes... que ces recettes elles-mêmes ? Ce serait peut-être le cas si les grandes fortunes n'avaient trouvé le moyen d'éviter l'impôt par l'évasion ou l'"optimisation" fiscale, et si les grandes entreprises n'échappaient pas à la fiscalité en tirant parti de législations complaisantes.

 

 ARTIFICE ABSURDE

 

Pourquoi a-t-on inventé l'artifice absurde de comparer les dépenses d'une nation à son PIB plutôt qu'avec ses recettes ?

Ecoutons ce que dit de son origine Guy Abeille, haut fonctionnaire chargé de mission à la direction du budget du ministère des finances, et concepteur de l'indice (Guy Abeille, "Pourquoi le déficit à 3 % du PIB est une invention 100 % française", La Tribune, 1er octobre 2010) : "La bouée tous usages pour sauvetage du macro-économiste en mal de référence, c'est le PIB : tout commence et tout s'achève avec le PIB, tout ce qui est un peu gros semble pouvoir lui être raisonnablement rapporté. Donc, ce sera le ratio déficit sur PIB. Simple, élémentaire même, confirmerait un détective fameux. Avec du déficit sur PIB, on croit tout de suite voir quelque chose de clair." Et M. Abeille d'ajouter, à propos du seuil de 3 % qu'il proposa pour le déficit annuel en points de PIB : "C'est bien, 3 %. (...) 1 % serait maigre, et de toute façon insoutenable. (...) 2 % du PIB aurait quelque chose de plat, et presque de fabriqué. Tandis que 3 est un chiffre solide ; il a derrière lui d'illustres précédents (dont certains qu'on vénère)."

La formule de la règle d'or implique qu'aussitôt que le coupon moyen de la dette souveraine d'une nation dépasse le taux de croissance de son économie, le rapport dette/PIB se dégrade inéluctablement.

Or les politiques d'austérité mal avisées des dirigeants européens ont un impact négatif sur la croissance, augmentant le risque de dégradation de la notation de la dette souveraine de leur pays, et provoquant l'effet de ciseaux redouté, puisque d'un côté le taux de croissance baisse, tandis que, de leur côté, les taux exigés par le marché des capitaux pour la dette émise montent.

La règle d'or censée garantir aux Etats un budget équilibré, que l'Allemagne a eu la naïveté d'inscrire dans sa Constitution et tente d'imposer aujourd'hui à ses partenaires européens, n'est - on l'a vu - rien d'autre qu'une blague de potache. C'est en son nom pourtant que l'on malmène aujourd'hui la démocratie en Europe et qu'on assassine sa monnaie commune.

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 17:13

Bien que son budget n'ait pas encore été adopté au Parlement, le ministère de l'Education nationale a dévoilé aux syndicats, vendredi, la répartition par académie des suppressions de postes à la rentrée 2012. Comme prévu,14.000 postes disparaîtront. Le document révèle que l'académie de Lille sera la plus touchée, avec 589 postes de moins. Viennent ensuite les académies de Versailles (495), Nancy-Metz (425), Créteil (362), Aix-Marseille (285), Lyon (263), Grenoble (260), Amiens (242), Orléans-Tours (241), Bordeaux (230) et Caen (221).         



Primaire (399) et secondaire (589) confondus, l'académie de Lille, qui recouvre les départements du Nord et du Pas-de-Calais, devra donc rendre à elle seule 988 postes d'enseignants, sans compter les postes d'étudiants stagiaires en master 2 et ceux de personnels administratifs. Comme pour les écoles primaires, 29 des 30 académies du pays perdront des postes à la rentrée 2012 en collèges et lycées, même si beaucoup d'entre elles connaîtront alors une hausse du nombre d'élèves du fait de la poussée démographique que connaît la France depuis la fin des années 1990. Seule l'académie de Guyane bénéficiera de créations nettes de postes, 20 en primaire, 30 en collèges et lycées.

Au plan national, 5.700 sont supprimés dans les écoles primaires publiques, 6.550 dans les collèges et lycées publics, 400 postes de personnels administratifs et 1.350 postes dans l'enseignement privé."Malheureusement, ces annonces ne sont pas une surprise, mais je me demande où on va aller prendre les postes", a commenté Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat SE-Unsa."Au lycée, je crains qu'on réduise les options et on va aussi tasser les élèves par classe, donc je ne vois pas comment on va faire l'individualisation des parcours voulue par Luc Chatel. La démographie augmente, on est totalement à rebours de ce qu'il faudrait faire", a ajouté le syndicaliste.

 

sur TF1 NEWS

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 16:44

sur TF1 NEWS

 

Une amende de 1.000 à 1.500 euros a été requise mercredi contre le syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental Xavier Mathieu, lors de son procès devant la cour d'appel d'Amiens pour refus de prélèvement d'ADN. Ce procès fait suite à une première relaxe du syndicaliste en juin 2010, alors que le parquet avait requis une peine d'un mois de prison avec sursis. Ce dernier a ensuite fait appel de cette relaxe.


Les faits datent de la condamnation de Xavier Matthieu à 4.000 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir participé avec des ouvriers de Continental au saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009. Il avait alors refusé de se soumettre à un prélèvement d'empreinte génétique, comme l'exige la loi.

Soutiens de poids

Entre 200 et 300 personnes, dont quatre candidats de gauche à la présidentielle -Eva Joly (EELV), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA)- ont manifesté avant l'ouverture du procès en soutien au syndicaliste.

L'usine de pneumatiques Continental de Clairoix a fermé début 2010, entraînant la suppression de 1.120 postes. Au printemps 2009, un conflit social de plusieurs mois -dont M. Mathieu a été la figure emblématique- contre le projet de fermeture avait permis aux ouvriers d'obtenir des indemnités de départ extra-légales.
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:20

Le débat sur la monnaie fait rage, surtout sur l'alternative euro/ pas d'euro et le retour éventuel à des monnaies nationales.

 

 

M comme Monnaie

 

 

Après la lecture d'écrits de plusieurs économistes, nous voyons que la création de nouvelles monnaies nationales poseraient sans doute plus de problèmes qu'elles n'en résoudraient. 

 

En théorie, c'est séduisant, puisque chaque pays pourrait espérer avoir une économie financière au plus près des réalités économiques concrètes. Mais avec un taux de change nécessaire, qui décidera de son prix, qui empêchera la spéculation ?

 

Par ailleurs, des difficultés très coûteuses et d'ordre technique ne manqueraient pas de surgir.

 

 

 

Une politique monétaire différente est possible avec l'euro à condition de s'affranchir des interdictions du traité de Lisbonne:

 

 

- interdictions de s'opposer au libre-échange et aux mouvements de capitaux,

 

-  interdiction d'un nouveau statut et de nouvelles interventions de la Banque centrale européenne (ou BCE),

 

- interdiction de soutiens au maintien et à la création de services publics.

 

 

C'est dans un sens "vertical" qu'il faudrait une monnaie unique:

 

Plus exactement il faudrait que les prix financiers ne soient pas sans rapport avec les prix des biens et des services ordinaires.

 

D'un côté, les marchés financiers vivent leur propre vie avec surenchère et spéculation, mais de l'autre ils ne perdent pas la main sur la productivité et l'économie réelle en imposant leurs diktats et des politiques d'austérité conduisant nécessairement à l'appauvrissement.

 

Tout cela ne peut pas marcher à l'infini.

 

 

Sur le plan philosophique, n'y a-t-il pas aussi des remarques à faire ?

 

Prenons la notion de dette -ou somme d'argent qu'un emprunteur devra rembourser moyennant un surplus du capital appelé les intérêts.

 

Au Moyen-Age fut interdite l'usure, c'est-à-dire des intérês pouvant aller jusqu'à parfois 50% du montant initial.

 

On passe alors de l'aspect purement quantitatif à une vision qualitative d'ordre philosophique ou moral.

 

Aujourd'hui, les montants des dettes font l'objet de mouvements financiers avec intérêts et sont complètement déconnectés du besoin initial.

 

Sans intervention politique, c'est forcément l'impasse pour nombre de pays emprunteurs.

 

C'est le principe de l'intervention publique, saisir les ruptures entre le quantitatif et le qualitatif et y remédier.

 

Il en est ainsi d'une politique de l'emploi, de la protection sociale, et des services publics. 

 

 

Le Programme de A à Z est une écriture dont l'origine entière est celle du site Coordonne6 ou Le blog de corde6

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Published by coordonne6 - dans programme de A à Z
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 14:27

Si l'on s'en tient à la vidéo qui circule sur tous les médias, presse comprise, du journal Le Monde en passant par Le Figaro, la ministre italienne des affaires sociales ne s'effondre pas en sanglot comme l'écrivent goulument les articles,  mais elle retient ses larmes avec beaucoup de sincérité et de dignité.

 

Ce qui ne diminue en rien la cause de sa tristesse.

 

Apprenez, chers journalistes commentateurs, que l'ampleur d'un chagrin ne se mesure ni en décibels -quantité de bruit d'un éventuel sanglot- ni en audimat -quantité de public le voyant en direct ou en différé.

 

Le sujet est grave en effet puisque des retraites non indexées sur l'inflation subissent nécessairement et arithmétiquement une baisse de leur montant.

 

Et ce n'est pas le soudain accès de charité facile de M. Monti -renoncement à une partie de ses revenus- qui va changer économiquement la donne.

 

Nous voyons malheureusement dans cet évènement la déformation d'une certaine communication qui non seulement interprèterait à sa guise le déroulement d'un fait, mais nous en impose une image exagérée jusqu'au délire ou mensonge -ce qui n'est guère mieux !

 

 

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Published by corde6 - dans retraite
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  • : Le blog a été créé le 14/06/2007 en vue d'un programme social, économique et politique nettement égalitaire, démocratique et à gauche. Toute présentation sur internet différente de la nôtre -notamment avec de nombreuses publicités- n'est pas de notre responsabilité. L'article fondateur de la coordination suite au 6 mai 2007 est le premier inscrit en date sur ce blog. La rédaction d'un programme arrimé à des principes fondamentaux et écrite en quatre ans est intitulée "programme de A à Z". A la lettre "K" nous sommes keynésiens c'est-à-dire pour le maintien du pouvoir d'achat et d'une saine consommation. Ce qui fait fonctionner normalement le cercle économique. A la lettre "N" nous tentons d'expliciter ce qu'est un "NON" avec un rappel des 55% de votants opposés à l'Europe de 2005. Monique Renouard Bretagne. Nous exprimons nos condoléances à toutes les victimes des attentats avec une grande tristesse en évitant d'exciter la haine et en appelant les gouvernants à ne pas se tromper de cible. 19 août 2017.
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