23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 10:00

Pour ses détracteurs, rien n'illustre mieux le caractère "stupide" de l'austérité généralisée américaine que la fermeture prévue de la tour de contrôle de Salisbury, un petit aéroport régional à deux heures de Baltimore, sur la côte Est américaine.

En 1999, le comté local a investi 640.000 dollars pour ajouter une tour à cet aérodrome utilisé par des pilotes amateurs, des avions militaires et quelques vols US Airways. Depuis, l'Administration fédérale de l'aviation (FAA) paie le salaire des contrôleurs aériens, sous-traitants privés, comme dans de nombreux autres aéroports.

Mais la FAA se voit aujourd'hui forcée d'économiser environ 600 millions de dollars d'ici septembre 2013, sous le coup de coupes budgétaires automatiques votées par le Congrès et promulguées par le président Barack Obama.

Conséquence: le gouvernement a annoncé vendredi que 149 tours de contrôles privées (sur 251) allaient fermer à partir du 7 avril, un chiffre légèrement réduit par rapport à une liste prévisionnelle publiée en février.

A celles-ci devaient s'ajouter 49 autres, directement gérées par la FAA, qui avaient été marquées en février pour fermeture plus tard dans l'année, soit au total 38% des tours du pays --pas dans les grands aéroports comme New York, mais dans les aérodromes où elles ne sont pas jugées cruciales, comme Salisbury.

Ces coupes affectent chaque agence gouvernementale uniformément et ont été qualifiées de "stupides" par des élus car elles ne distinguent pas les services importants des autres.

Le directeur de l'aéroport de Salisbury, Robert Bryant, veut toutefois mettre les points sur les "i": un pilote sait atterrir sur une piste sans tour.

Mais les contrôleurs aériens ont un travail de chef d'orchestre pour séparer les avions, à l'atterrissage et au décollage, et faire en sorte qu'ils n'entrent pas en collision.

Sans tour, "il sera de la responsabilité des pilotes de communiquer sur la même fréquence radio et de se parler pour dire quelle est leur position, quelles sont leurs intentions, et on espère que tout le monde écoutera bien la même fréquence" dit-il à l'AFP.

Dans sa tour, un contrôleur veille, une paire de jumelles sur son plan de travail. Ce jour-là il neige et la visibilité est mauvaise.

"Quand il y a des vols commerciaux, des avions militaires, beaucoup de trafic, on a vraiment besoin d'une paire d'yeux supplémentaire", explique Tom, 46 ans, qui s'attend à perdre son emploi.

A Salisbury, 53.000 "opérations" (un décollage ou un atterrissage compte comme une opération) ont eu lieu en 2012, et le gouvernement a fixé la barre éliminatoire à 150.000 par an.

Les six vols quotidiens d'US Airways seront maintenus. Mais le président du comté, Richard Pollitt, craint que les passagers n'évitent son aéroport.

Ses premiers mots fusent: "la sécurité ne sera pas affectée", assure-t-il.

La décision de fermer la tour n'en est pas moins absurde, selon lui, fruit de l'impasse entre démocrates et républicains à Washington, aucun des camps n'ayant voulu céder sur le budget pour permettre une annulation ou un report des coupes automatiques. "C'est des conneries", dit-il.

"Les gens pensent que la décision a été prise de cibler les services qui seraient le plus ressentis par la population", ajoute Robert Bryant. "Ils voulaient faire quelque chose de visible, et l'aviation est une cible facile".

Les républicains sont d'accord: selon eux, Barack Obama aurait intérêt à envenimer la situation pour mettre l'opinion de son côté et forcer ses opposants à accepter d'annuler l'austérité.

"Apparemment, certains à Washington veulent nous faire croire que la fermeture des tours de contrôles prouvera une fois pour toutes (...) qu'il est impossible de réduire les budgets", déclarait le sénateur Jerry Moran mercredi.

Son amendement pour annuler les fermetures des tours de contrôle a été enterré sans même un vote.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:34

Le chiffre est effrayant : 400.000 cas par an. Mais plus encore la progression: 30% de plus en trois ans. C'est le taux de personnes conduites aux urgences dans un état d'ivresse en France. Comas éthyliques, hépatites, cirrhoses ou encore troubles psychiques dus à l'addiction, ils sont de plus en plus nombreux à subir les conséquences d'une soirée trop arrosée, voire de l'alcoolisme.                                    

 

Selon le rapport de la Société française d'alcoologie dévoilé par Europe 1, les hospitalisations de ce genre sont deux fois plus nombreuses que celles causées par le diabète ou les maladies cardiovasculaires.

Etre ivre dans une soirée est devenu banal

Parmi ces personnes ivres, on note que les femmes et les jeunes sont de plus en plus présents. Ces derniers sont parfois déjà malades à cause de l'alcool. Le foie et le pancréas souffrent en premier. Des cirrhoses apparaissent dès l'âge de 25 ans, alors qu'elles épargnaient cette tranche d'âge il y a encore quelques années. Sans compter qu'en commençant plus tôt, les dépendances sont plus tenaces. Pis, un changement de mentalité a dédramatisé le phénomène: selon le Professeur Michel Reynaud, addictologue à l'hôpital de Villejuif et co-auteur de l'étude, «le fait d'être ivre mort dans une soirée est banal».

Les «cuites deviennent un titre de gloire pour un grand nombre, y compris, et c'est particulièrement inquiétant, chez les jeunes femmes», poursuit le spécialiste. A l'hopital, les séjours «courts», c'est à dire de moins de deux jours, ont augmenté de 80% en trois ans. Autrement dit, en plus du problème d'alcoolémie classique s'ajoute ce nouveau phénomène d'ivresse ponctuelle mais sévère. «On voit de plus en plus de jeunes qui se présentent aux urgences très fortement alcoolisés, qui vont rester 24 heures, parfois deux jours, pour dégriser. On les trouve aussi dans les services de réanimation», commente le Dr Damien Labarrière, médecin gastro-entérologue au CHR d'Orléans au micro de la radio.

LeParisien.fr

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 09:53

Par Sihem Souid sur Le Point.fr

Il y a des traditions républicaines que des républicains piétinent régulièrement. Nicolas Sarkozy avait donné l'exemple en distribuant les bons et les mauvais points aux juges, faisant fi de la séparation des pouvoirs. Manuel Valls - est-ce un hasard ? - marche dans ses pas. En remettant en cause une décision de justice, l'arrêt Baby-Loup pris par la Cour de cassation, la plus haute juridiction française, le ministre de l'Intérieur rompt avec tous les usages. Quand la gauche crie avec les islamophobes, il n'y a plus de digues pour contenir les discours et les actes que les fonctionnaires qui dépendent de Valls ont le devoir de réprimer.

 

Laïcité ? La belle affaire ! Le locataire de la place Beauvau lui-même, comme son prédécesseur devenu président de la République, n'hésite pas à promener son Chalghoumi partout où il peut pour dire aux musulmans qu'il est leur représentant. Là également, le premier flic de France au menton prognathe oublie la séparation de l'État et de la mosquée. Exactement ainsi que le révèle le nègre et l'ancien bras droit du prétendu imam de Drancy, comme Nicolas Sarkozy a fait campagne dans les mosquées lors de la présidentielle de 2012 avec l'aide de Chalghoumi, toujours sous le coup d'une interdiction du territoire américain pour sa formation religieuse extrémiste, et du recteur de la Grande Mosquée de Paris.

 

La laïcité, nous dit a contrario la Cour de cassation, c'est la nounou qui l'a respectée et non la direction de la crèche soutenue par Manuel Valls et sa cohorte d'islamophobes, dont Jeannette Bougrab, l'ex-présidente de la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), qui règle ses problèmes psychologiques et identitaires personnels sur la place publique. Monsieur le Ministre de l'Intérieur, vous faites fausse route, et comme on dit dans une maison que j'ai bien connue, force doit rester à la loi. Et il semble que dans votre département, l'Essonne, on en soit revenu aux attaques de diligence. C'est dire si vous avez du travail... On n'imagine pas Christiane Taubira, ministre de la Justice, commenter une décision du ministère de l'Intérieur.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 08:09

sur Libération

 

Le rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée Gérard Bapt (PS) préconise de diviser par deux les allocations familliales des ménages aisés, dans le cadre d’économie sur les prestations familiales, au cours d’un entretien publié mardi par les Echos.

«Avec Pascal Terrasse, secrétaire national du PS à la protection sociale, nous jugeons nécessaire de diviser par deux les allocations familiales au-delà d’une certain niveau de revenus», déclare Gérard Bapt.

«Nous proposons de fixer ce plafond au niveau de celui de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant. Soit environ 53 000 euros par an pour un couple avec deux enfants, et un peu plus de 61 000 euros pour une famille avec trois enfants», détaille le rapporteur qui estime que «cela permettrait d’économiser un milliard d’euros.»

 

Le député de la Haute-Garonne, médecin cardiologue, suggère en outre «de supprimer le complément mode de garde, qui prend en charge la garde d’enfants à domicile ou chez une assistante maternelle, pour les ménages qui dépassent ces plafonds de ressources.» Cela «permettrait de dégager deux milliards supplémentaires», assure-t-il.

«Les allocations familiales ne seraient pas supprimées, elles seraient seulement réduites. On ne remet pas en question le principe d’universalité», explique-t-il.

Et le rapporteur de conclure : «Le déficit de la branche famille est encore plus inacceptable que les autres. Nous pensons que nos concitoyens sont prêts à admettre une modulation en fonction des revenus.» Les allocations familiales sont actuellement versées à tous les foyers à partir de deux enfants sans condition.

Le gouvernement doit annoncer prochainement des économies pour la branche famille de la sécurité sociale, pour la faire revenir à l’équilibre en 2016.

 

Commentaire:

 

Les familles aisées les plus raisonnables le demandent elles-mêmes depuis des années sans être entendues, notamment chez les démocrates chrétiens.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 11:34

sur LaVoixduNord

 

Éric Delhaye est le président du Samu social du Nord. Depuis lundi, en fin de matinée, le niveau 2 du dispositif d'hébergement d'urgence géré par le 115 a été déclenché : les structures prévues de novembre à mars sont ouvertes aussi la journée. « Tardivement » et, surtout loin des promesses, selon cette voix des sans-abri, qui en profite pour « interpeller les pouvoirs publics ».(...)

- Le préfet a activé avant-hier le niveau 2 du dispositif d'hébergement d'urgence et de veille sociale en période hivernale destiné aux personnes en situation d'exclusion...
« Une activation tardive, décidée lundi en fin de matinée, à 11h, quand les personnes hébergées sont déjà dehors. Pourtant, tout le monde savait que le mauvais temps était à nos portes. Pour moi, le niveau 2 pouvait être déclenché dès vendredi. On a connu des périodes où le niveau 2 était déclenché avec moins de difficultés… »
- Le nouveau gouvernement avait pourtant annoncé la fin de la gestion de l'urgence « au thermomètre », c'est-à-dire en fonction de la température extérieure…
« Cécile Duflot l'a dit. Jean-Marc Ayrault l'a dit. Le regard sur la personne à la rue semblait changer, on se décidait à accompagner vraiment vers le logement. Mais on ne sait toujours pas quel est le cap. On est à la mi-mars et on ne sait pas du tout ce qu'il en sera de la poursuite éventuelle des campagnes hivernales. Normalement, le dispositif hivernal ferme dans quinze jours et nos salariés sont en contrat jusqu'à cette date. On nous dit que la gestion au thermomètre est « inappropriée », mais qu'il faut faire mieux avec moins...
On nous dit de faire du travail social, de respecter le principe de la continuité, c'est-à-dire de ne pas remettre les gens à la rue le lendemain à 8 h. Mais on le fait. Comment faire autrement avec 31 euros par jour (le « prix de journée » fixé pour la période hivernale par personne) pour loger, nourrir et accompagner la personne ? On est conscient des difficultés économiques du pays, mais on a le sentiment d'un gaspillage économique et humain. On estime qu'il manque 700 places d'hébergement sur l'arrondissement de Lille. Au début de la campagne hivernale, en novembre, on a donné rendez-vous à l'État le 31 mars, à la fin de la campagne, pour faire le point : il ne faudrait fermer ces places hivernales que quand on aura trouvé des solutions pour tout le monde. »
- Comment le 115, numéro d'urgence du Samu social, gère-t-il la situation actuelle ?
« Plus de 450 places sont ouvertes sur l'arrondissement de Lille (celui où, après Paris et Lyon, la situation est la plus tendue en France), certaines de nos structures d'hébergement étant en suroccupation. Mais hier, nous avons dû refuser 327 personnes, par manque de places disponibles ou incompatibilité du profil du demandeur avec l'hébergement proposé. Près de la moitié des demandes qui émanent de familles - beaucoup sont des Roms -, ou de femmes seules avec enfants (22 %). Ensuite viennent les hommes seuls (13 %), les femmes seules (5 %). »
- Lors des maraudes, y a-t-il beaucoup de sans-abri qui refusent un hébergement provisoire lors de nuits comme celle d'hier à aujourd'hui ?
« On en a eu cinq la nuit dernière. Ca peut aller jusqu'à une trentaine. Certains craignent de ne plus retrouver leur squat après, d'autres ne supportent pas la promiscuité, craignent les vols, les agressions, le racket qu'il peut y avoir dans les foyers. Il y a aussi le problème des personnes accompagnées d'animaux. On a repéré 114 personnes dans ce cadre, qui n'accèderont pas à l'hébergement puisque sur tout l'arrondissement, une seule place est prévue pour une personne et son animal. »
- On vous interroge régulièrement à La Voix du Nord. Souvent, on vous sent indigné. Cette fois, on vous sent désabusé...
« Comment voulez-vous qu'on arrive à lutter contre ce fléau qu'est le sans-abrisme ? Celui qui tombe à la rue en avril doit attendre sept mois - l'ouverture des places hivernales - pour avoir un toit très provisoire. Ca veut dire sept mois d'insécurité, d'agressivité, de violence, tous les tourments de la rue. Malgré les promesses, ce qui se passe cette année est la réplique des années précédentes.
Mais au moins cette neige qui fait l'actualité nous permet d'interpeller les pouvoirs publics : que vont devenir les personnes hébergées à la fin de la campagne hivernale, le 31 mars, alors que le froid ne sera peut-être pas fini ? Etre à la rue, ce n'est pas qu'une histoire de thermomètre. C'est une véritable souffrance. »

RECUEILLI PAR CLAIRE LEFEBVRE

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:28

sur LeParisien.fr

 

Les conditions de circulation sont particulièrement difficiles sur les routes. La Basse-Normandie était quasi paralysée par la neige vers 5h30, en particulier dans la Manche et le Calvados où plus d'un millier de naufragés de la route ont été recensés dans la nuit. Dans la soirée de lundi, un accident sur l'autoroute A27, près de Lille, a fait 14 blessés, dont six pompiers. Deux d'entre eux sont grièvement touchés.

La neige et le froid privent également d'électricité plusieurs dizaines de milliers de foyers.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 10:10

Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon

 

La Révolution bolivarienne, initiée en 1998, a ouvert un cycle historique majeur et inédit en Amérique latine et a permis le développement et la consolidation de l'ensemble des processus démocratiques et sociaux dans la région. Elle a ouvert la voie à un cycle victorieux de Révolutions citoyennes dans la région et permis un saut historique de l'intégration régionale de cette partie de monde. Elle a constitué un point d'appui singulier pour l'autre gauche mondiale et certainement une inspiration pour nous, le Parti de Gauche. La Révolution bolivarienne a également mis un coup d'arrêt aux prétentions impérialistes des Etats-Unis en Amérique latine. Le Parti de Gauche exige de l'opposition de droite au Venezuela, des Etats-Unis et de leurs relais en Europe, ainsi que des médias, le strict respect de la mort du président réélu par le peuple vénézuelien le 7 octobre 2012 et du gouvernement constitutionnel dirigé par Nicolas Maduro.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:59

 

Nouvel Observateur

 

La semaine dernière, j’ai travaillé 80 heures, alors que mon contrat fixe le maximum à 48 heures. Nous sommes 18 médecins urgentistes répartis sur les hôpitaux de Roubaix et Wattrelos – 19, si l’on compte notre chef de service Marie-Anne Babé, qui, après plus de 30 ans de bons et loyaux services, a choisi de démissionner la semaine dernière. Avec 86.000 entrées par an, soit 233 par jour, cela fait des années qu’on est obligés de faire des heures supplémentaires pour pallier le manque de médecins.


Il arrive régulièrement qu'un médecin s'occupe de 40 malades en même temps lors des pics d'affluence, voire 50, comme c’était le cas il y a quelques semaines.

 

Une situation qui devient intenable et dangereuse


Cela fait deux ans qu’on a commencé à discuter avec la direction et six mois qu'on effectue des calculs avec des référentiels, qui montrent clairement que l’on est en sous-effectif. Nos revendications sont restées sans réponse pendant un an et demi, dans l’indifférence la plus totale, que nous avons forcément ressentie comme du mépris.

 

Nos responsables ont alors proposé de mettre en place une expertise pour vérifier et valider nos conclusions de travail, ce qui a été très mal perçu par la chef du service, mais on a accepté. Leurs observations étaient les mêmes que les nôtres. Or depuis, le temps passe sans que rien ne change.

 

Nous avons eu une dernière réunion avec la direction il y a une semaine. Sa réponse ? Maintenant que les médias se sont emparés du problème, elle ne peut plus rien faire : "Tout est entre les mains de l’ARS" (Agence régionale de santé).

 

Nous sommes actuellement deux médecins de 18h à 00h, puis un seul pour assurer la nuit jusqu’à 9h, ça devient impossible à gérer. Nous demandons la création de cinq postes, pour une ligne de garde supplémentaire, afin que les docteurs ne soient plus seuls pour assurer la nuit. Ce n’est pas une demande d’enfants gâtés, on doit absolument se remettre à niveau par rapport aux autres urgences.

 

Non seulement notre situation est illégale, épuisante et stressante, mais elle est surtout dangereuse pour les patients.

 

On a peur qu'un patient décède sur un brancard

 

Quand on a attendu quatre heures sur un brancard et qu’on est reçu à peine quelques minutes, il y a forcément une forme de déception vis-à-vis du service public. Heureusement que nous disposons d’équipes paramédicales très fiables qui nous alertent sur les patients prioritaires, mais les cas cliniques s’aggravent obligatoirement avec l’attente et le risque zéro n’existe pas. Notre plus grande crainte est qu’un patient décède sur un brancard, comme cela a déjà pu arriver dans d’autres hôpitaux.

 

Pour en avoir discuté avec certains collègues, je sais que la situation est dramatique partout, mais le Nord-Pas-de-Calais est particulier. Roubaix est la ville la plus pauvre de France et représente donc un bassin social difficile qui nécessite une attention particulière.

 

Il faut également prendre en compte le fait que la population vieillisse. Les cas des patients, de plus en plus âgés, comportent un risque d’aggravation rapide et sont plus compliqués à gérer. Les personnes âgées restent également plus longtemps aux urgences. La semaine dernière, une dame de 93 ans est restée plus de 92 heures !

 

Une réunion de "médiation avec la direction" doit avoir lieu à l’ARS ce mardi à 17h30. Nous n’avons aucune idée de ce qui peut, ou non, y être décidé. Si nos revendications ne sont pas entendues, nous déposerons une lettre de démission collective le 7 mars, comme nous l’avions annoncé.

 

 

 

Propos recueillis par Rozenn Le Carboulec

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:47

Empêcher l'adoption du projet de loi sur l'emploi. C'est l'objectif que visent quatre syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires) soutenu par le Front de gauche et certains parlementaires socialistes en appelant à des manifestations et des grèves ce mardi, à la veille de la présentation du texte en Conseil des ministres.                                       

 

Depuis la signature le 11 janvier de l'accord sur la sécurisation de l'emploi par trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et le patronat, la CGT et FO, qui ont refusé leur paraphe, dénoncent une «régression sociale» et reprochent à l'accord de faciliter les licenciements et d'accroître la précarité.

Manifestation à 14 heures à Paris

174 manifestations et rassemblements sont prévus sur le territoire national, selon la CGT.

 

A Paris, le leader de la CGT, Bernard Thibault, et le patron de FO Jean-Claude Mailly, vont défiler côte à côte pour la première fois. Le rendez-vous est donné aux manifestants à 14 heures place du Châtelet (1er arrondissement). Le cortège prendra ensuite la direction de l’Assemblée nationale via la rue de Rivoli et la place de la Concorde. Des préavis de grève ont été déposés dans de nombreux secteurs. Mais à la SNCF et à la RATP les directions prévoient un trfic normal. Dans des départements, les syndicats étudiant UNEF et lycéen UNL se sont notamment associés au mouvement.

Thibault espère des «centaines de milliers de personnes
»


Interrogé sur France Inter, Bernard Thibault espère voir défiler plusieurs «centaines de milliers de personnes dans les rues». Il avait pourtant appelé à voter pour François Hollande lors de la présidentielle. «C'est assez inconfortable d'appeler à manifester contre François Hollande. Là où il y a une déception, c’est de constater que, dans les rangs du gouvernement, il y a sur un certain nombre de sujets sur lesquels il y a plus d'écho fait aux théories patronales qu’à ce que peut dire la CGT. Selon nous, ce projet de texte va affaiblir les droits des salariés», a-t-il confié sur Europe 1. Et si cela ne suffit pas, «nous continuerons à accroître la pression», a-t-il promis.

Un texte applicable dès le mois de mai

L'accord des partenaires sociaux a été transposé sans grande modification par le gouvernement et le projet sera sur la table du Conseil des ministres mercredi. Il sera ensuite en débat, début avril, à l'Assemblée nationale en procédure d'urgence, et au Sénat fin avril. «Début mai ce texte sera applicable», a affirmé M. Sapin. «Il faut sauver des emplois le plus rapidement possible, il y a urgence, donc on agit dans l'urgence», a-t-il dit.

 

sur Le Parisien.fr

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 09:33

sur Nouvel observateur

 

Le premier cas de guérison apparente d'un jeune enfant contaminé à la naissance avec le virus du sida (VIH) transmis par sa mère séropositive non traitée, annoncé dimanche 3 mars aux Etats-Unis, conforte l'espoir de pouvoir vaincre cette infection dévastatrice.

Le virus n'a pas été complètement éradiqué mais sa présence est tellement faible que le système immunitaire de l'organisme peut le contrôler sans traitement antirétroviral, ont expliqué les chercheurs qui ont présenté ce cas à la 20e conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) réunie ce week-end à Atlanta, en Géorgie.

La seule guérison complète officielle reconnue au monde est celle de l'Américain Timothy Brown, dit le patient de Berlin. Il a été déclaré guéri après une greffe de moelle osseuse d'un donneur présentant une mutation génétique rare empêchant le virus de pénétrer dans les cellules. Cette greffe visait à traiter une leucémie.

Des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance

Dans le cas de l'enfant pouvant désormais contrôler sans traitement son infection, il avait reçu des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance, soit beaucoup plus tôt que ce qui est normalement fait pour les nouveaux-nés à haut risque d'être contaminés. Ce traitement précoce explique probablement sa guérison "fonctionnelle" en bloquant la formation de réservoirs viraux difficiles à traiter, selon ces chercheurs. Ces cellules contaminées "dormantes" relancent l'infection chez la plupart des personnes séropositives dans les quelques semaines après l'arrêt des antirétroviraux.

"Faire une thérapie antirétrovirale chez les nouveau-nés très tôt pourrait permettre d'obtenir une très longue rémission sans antirétroviraux en empêchant la formation de ces réservoirs viraux cachés", souligne le Dr Deborah Persaud, une virologue du Centre des enfants de la faculté du centre hospitalier universitaire Johns Hopkins à Baltimore dans le Maryland. C'est ce qui s'est apparemment passé avec cet enfant, estime cette chercheuse, principal auteur de cette étude clinique.

Les tests avaient montré une diminution progressive de la présence virale dans le sang du nouveau-né jusqu'à ce que le virus soit indétectable 29 jours après la naissance. L'enfant a été traité avec des antirétroviraux jusqu'à 18 mois, âge à partir duquel les médecins ont perdu sa trace pendant dix mois. Pendant cette période il n'a pas eu de traitement antirétroviral.

Aucun des tests sanguins effectués ensuite n'a détecté la présence du VIH (virus de l'immunodéfience humaine). Seules des traces du virus ont été détectées par des analyses génétiques mais pas suffisantes pour sa réplication.

Changer la pratique médicale actuelle

La suppression de la charge virale du VIH sans traitement est excessivement rare, étant observée dans moins de 0,5% des adultes infectés, appelé "contrôleurs", dont le système immunitaire empêche la réplication du virus et le rend cliniquement indétectable, précisent ces virologues. Une étude présentée en juillet à la conférence internationale sur le sida à Washington avait indiqué que douze patients en France de la "cohorte dite de Visconti" infectés avec le VIH et mis peu après leur infection (8 à 10 semaines) sous antirétroviraux pendant près de trois ans, continuaient à contrôler leur infection six ans après sans traitement.

Selon les virologues le cas du jeune enfant apparemment guéri pourrait changer la pratique médicale actuelle en mettant en lumière le potentiel d'un traitement antirétroviral très tôt après la naissance pour ces nouveau-nés à haut risque. Mais, soulignent ces chercheurs, le premier objectif est la prévention pour empêcher la transmission de la mère à l'enfant. Les traitements antirétroviraux des femmes enceintes permettent actuellement d'éviter de transmettre le virus à l'enfant dans 98% des cas, précisent-ils.

Elle pourrait bénéficier aux quelques 300.000 enfants nés séropositifs chaque année dans le monde pour la plupart dans les pays pauvres où seulement 60% des femmes enceintes infectées avec le VIH bénéficient d'un traitement anti-rétroviral. La recherche a été financée par les Instituts nationaux de la santé et l'American Foundation for AIDS Research

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  • : Le blog a été créé le 14/06/2007 en vue d'un programme social, économique et politique nettement égalitaire, démocratique et à gauche. Toute présentation sur internet différente de la nôtre -notamment avec de nombreuses publicités- n'est pas de notre responsabilité. L'article fondateur de la coordination suite au 6 mai 2007 est le premier inscrit en date sur ce blog. La rédaction d'un programme arrimé à des principes fondamentaux et écrite en quatre ans est intitulée "programme de A à Z". La lettre "i" nous a inspirés pour parler d'investissement. A la lettre "K" nous sommes keynésiens c'est-à-dire pour le maintien du pouvoir d'achat et d'une saine consommation. Ce qui fait fonctionner normalement le cercle économique. Pour le "N" nous tentons d'expliciter ce qu'est un "NON" avec un rappel des 55% de votants opposés à l'Europe de 2005. Monique Renouard Bretagne. Nous exprimons nos condoléances à toutes les victimes des attentats avec une grande tristesse en évitant d'exciter la haine et en appelant les gouvernants à ne pas se tromper de cible. 19 août 2017.
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