12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:28

sur LeParisien.fr

 

Les conditions de circulation sont particulièrement difficiles sur les routes. La Basse-Normandie était quasi paralysée par la neige vers 5h30, en particulier dans la Manche et le Calvados où plus d'un millier de naufragés de la route ont été recensés dans la nuit. Dans la soirée de lundi, un accident sur l'autoroute A27, près de Lille, a fait 14 blessés, dont six pompiers. Deux d'entre eux sont grièvement touchés.

La neige et le froid privent également d'électricité plusieurs dizaines de milliers de foyers.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 10:10

Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon

 

La Révolution bolivarienne, initiée en 1998, a ouvert un cycle historique majeur et inédit en Amérique latine et a permis le développement et la consolidation de l'ensemble des processus démocratiques et sociaux dans la région. Elle a ouvert la voie à un cycle victorieux de Révolutions citoyennes dans la région et permis un saut historique de l'intégration régionale de cette partie de monde. Elle a constitué un point d'appui singulier pour l'autre gauche mondiale et certainement une inspiration pour nous, le Parti de Gauche. La Révolution bolivarienne a également mis un coup d'arrêt aux prétentions impérialistes des Etats-Unis en Amérique latine. Le Parti de Gauche exige de l'opposition de droite au Venezuela, des Etats-Unis et de leurs relais en Europe, ainsi que des médias, le strict respect de la mort du président réélu par le peuple vénézuelien le 7 octobre 2012 et du gouvernement constitutionnel dirigé par Nicolas Maduro.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:59

 

Nouvel Observateur

 

La semaine dernière, j’ai travaillé 80 heures, alors que mon contrat fixe le maximum à 48 heures. Nous sommes 18 médecins urgentistes répartis sur les hôpitaux de Roubaix et Wattrelos – 19, si l’on compte notre chef de service Marie-Anne Babé, qui, après plus de 30 ans de bons et loyaux services, a choisi de démissionner la semaine dernière. Avec 86.000 entrées par an, soit 233 par jour, cela fait des années qu’on est obligés de faire des heures supplémentaires pour pallier le manque de médecins.


Il arrive régulièrement qu'un médecin s'occupe de 40 malades en même temps lors des pics d'affluence, voire 50, comme c’était le cas il y a quelques semaines.

 

Une situation qui devient intenable et dangereuse


Cela fait deux ans qu’on a commencé à discuter avec la direction et six mois qu'on effectue des calculs avec des référentiels, qui montrent clairement que l’on est en sous-effectif. Nos revendications sont restées sans réponse pendant un an et demi, dans l’indifférence la plus totale, que nous avons forcément ressentie comme du mépris.

 

Nos responsables ont alors proposé de mettre en place une expertise pour vérifier et valider nos conclusions de travail, ce qui a été très mal perçu par la chef du service, mais on a accepté. Leurs observations étaient les mêmes que les nôtres. Or depuis, le temps passe sans que rien ne change.

 

Nous avons eu une dernière réunion avec la direction il y a une semaine. Sa réponse ? Maintenant que les médias se sont emparés du problème, elle ne peut plus rien faire : "Tout est entre les mains de l’ARS" (Agence régionale de santé).

 

Nous sommes actuellement deux médecins de 18h à 00h, puis un seul pour assurer la nuit jusqu’à 9h, ça devient impossible à gérer. Nous demandons la création de cinq postes, pour une ligne de garde supplémentaire, afin que les docteurs ne soient plus seuls pour assurer la nuit. Ce n’est pas une demande d’enfants gâtés, on doit absolument se remettre à niveau par rapport aux autres urgences.

 

Non seulement notre situation est illégale, épuisante et stressante, mais elle est surtout dangereuse pour les patients.

 

On a peur qu'un patient décède sur un brancard

 

Quand on a attendu quatre heures sur un brancard et qu’on est reçu à peine quelques minutes, il y a forcément une forme de déception vis-à-vis du service public. Heureusement que nous disposons d’équipes paramédicales très fiables qui nous alertent sur les patients prioritaires, mais les cas cliniques s’aggravent obligatoirement avec l’attente et le risque zéro n’existe pas. Notre plus grande crainte est qu’un patient décède sur un brancard, comme cela a déjà pu arriver dans d’autres hôpitaux.

 

Pour en avoir discuté avec certains collègues, je sais que la situation est dramatique partout, mais le Nord-Pas-de-Calais est particulier. Roubaix est la ville la plus pauvre de France et représente donc un bassin social difficile qui nécessite une attention particulière.

 

Il faut également prendre en compte le fait que la population vieillisse. Les cas des patients, de plus en plus âgés, comportent un risque d’aggravation rapide et sont plus compliqués à gérer. Les personnes âgées restent également plus longtemps aux urgences. La semaine dernière, une dame de 93 ans est restée plus de 92 heures !

 

Une réunion de "médiation avec la direction" doit avoir lieu à l’ARS ce mardi à 17h30. Nous n’avons aucune idée de ce qui peut, ou non, y être décidé. Si nos revendications ne sont pas entendues, nous déposerons une lettre de démission collective le 7 mars, comme nous l’avions annoncé.

 

 

 

Propos recueillis par Rozenn Le Carboulec

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:47

Empêcher l'adoption du projet de loi sur l'emploi. C'est l'objectif que visent quatre syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires) soutenu par le Front de gauche et certains parlementaires socialistes en appelant à des manifestations et des grèves ce mardi, à la veille de la présentation du texte en Conseil des ministres.                                       

 

Depuis la signature le 11 janvier de l'accord sur la sécurisation de l'emploi par trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) et le patronat, la CGT et FO, qui ont refusé leur paraphe, dénoncent une «régression sociale» et reprochent à l'accord de faciliter les licenciements et d'accroître la précarité.

Manifestation à 14 heures à Paris

174 manifestations et rassemblements sont prévus sur le territoire national, selon la CGT.

 

A Paris, le leader de la CGT, Bernard Thibault, et le patron de FO Jean-Claude Mailly, vont défiler côte à côte pour la première fois. Le rendez-vous est donné aux manifestants à 14 heures place du Châtelet (1er arrondissement). Le cortège prendra ensuite la direction de l’Assemblée nationale via la rue de Rivoli et la place de la Concorde. Des préavis de grève ont été déposés dans de nombreux secteurs. Mais à la SNCF et à la RATP les directions prévoient un trfic normal. Dans des départements, les syndicats étudiant UNEF et lycéen UNL se sont notamment associés au mouvement.

Thibault espère des «centaines de milliers de personnes
»


Interrogé sur France Inter, Bernard Thibault espère voir défiler plusieurs «centaines de milliers de personnes dans les rues». Il avait pourtant appelé à voter pour François Hollande lors de la présidentielle. «C'est assez inconfortable d'appeler à manifester contre François Hollande. Là où il y a une déception, c’est de constater que, dans les rangs du gouvernement, il y a sur un certain nombre de sujets sur lesquels il y a plus d'écho fait aux théories patronales qu’à ce que peut dire la CGT. Selon nous, ce projet de texte va affaiblir les droits des salariés», a-t-il confié sur Europe 1. Et si cela ne suffit pas, «nous continuerons à accroître la pression», a-t-il promis.

Un texte applicable dès le mois de mai

L'accord des partenaires sociaux a été transposé sans grande modification par le gouvernement et le projet sera sur la table du Conseil des ministres mercredi. Il sera ensuite en débat, début avril, à l'Assemblée nationale en procédure d'urgence, et au Sénat fin avril. «Début mai ce texte sera applicable», a affirmé M. Sapin. «Il faut sauver des emplois le plus rapidement possible, il y a urgence, donc on agit dans l'urgence», a-t-il dit.

 

sur Le Parisien.fr

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 09:33

sur Nouvel observateur

 

Le premier cas de guérison apparente d'un jeune enfant contaminé à la naissance avec le virus du sida (VIH) transmis par sa mère séropositive non traitée, annoncé dimanche 3 mars aux Etats-Unis, conforte l'espoir de pouvoir vaincre cette infection dévastatrice.

Le virus n'a pas été complètement éradiqué mais sa présence est tellement faible que le système immunitaire de l'organisme peut le contrôler sans traitement antirétroviral, ont expliqué les chercheurs qui ont présenté ce cas à la 20e conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) réunie ce week-end à Atlanta, en Géorgie.

La seule guérison complète officielle reconnue au monde est celle de l'Américain Timothy Brown, dit le patient de Berlin. Il a été déclaré guéri après une greffe de moelle osseuse d'un donneur présentant une mutation génétique rare empêchant le virus de pénétrer dans les cellules. Cette greffe visait à traiter une leucémie.

Des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance

Dans le cas de l'enfant pouvant désormais contrôler sans traitement son infection, il avait reçu des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance, soit beaucoup plus tôt que ce qui est normalement fait pour les nouveaux-nés à haut risque d'être contaminés. Ce traitement précoce explique probablement sa guérison "fonctionnelle" en bloquant la formation de réservoirs viraux difficiles à traiter, selon ces chercheurs. Ces cellules contaminées "dormantes" relancent l'infection chez la plupart des personnes séropositives dans les quelques semaines après l'arrêt des antirétroviraux.

"Faire une thérapie antirétrovirale chez les nouveau-nés très tôt pourrait permettre d'obtenir une très longue rémission sans antirétroviraux en empêchant la formation de ces réservoirs viraux cachés", souligne le Dr Deborah Persaud, une virologue du Centre des enfants de la faculté du centre hospitalier universitaire Johns Hopkins à Baltimore dans le Maryland. C'est ce qui s'est apparemment passé avec cet enfant, estime cette chercheuse, principal auteur de cette étude clinique.

Les tests avaient montré une diminution progressive de la présence virale dans le sang du nouveau-né jusqu'à ce que le virus soit indétectable 29 jours après la naissance. L'enfant a été traité avec des antirétroviraux jusqu'à 18 mois, âge à partir duquel les médecins ont perdu sa trace pendant dix mois. Pendant cette période il n'a pas eu de traitement antirétroviral.

Aucun des tests sanguins effectués ensuite n'a détecté la présence du VIH (virus de l'immunodéfience humaine). Seules des traces du virus ont été détectées par des analyses génétiques mais pas suffisantes pour sa réplication.

Changer la pratique médicale actuelle

La suppression de la charge virale du VIH sans traitement est excessivement rare, étant observée dans moins de 0,5% des adultes infectés, appelé "contrôleurs", dont le système immunitaire empêche la réplication du virus et le rend cliniquement indétectable, précisent ces virologues. Une étude présentée en juillet à la conférence internationale sur le sida à Washington avait indiqué que douze patients en France de la "cohorte dite de Visconti" infectés avec le VIH et mis peu après leur infection (8 à 10 semaines) sous antirétroviraux pendant près de trois ans, continuaient à contrôler leur infection six ans après sans traitement.

Selon les virologues le cas du jeune enfant apparemment guéri pourrait changer la pratique médicale actuelle en mettant en lumière le potentiel d'un traitement antirétroviral très tôt après la naissance pour ces nouveau-nés à haut risque. Mais, soulignent ces chercheurs, le premier objectif est la prévention pour empêcher la transmission de la mère à l'enfant. Les traitements antirétroviraux des femmes enceintes permettent actuellement d'éviter de transmettre le virus à l'enfant dans 98% des cas, précisent-ils.

Elle pourrait bénéficier aux quelques 300.000 enfants nés séropositifs chaque année dans le monde pour la plupart dans les pays pauvres où seulement 60% des femmes enceintes infectées avec le VIH bénéficient d'un traitement anti-rétroviral. La recherche a été financée par les Instituts nationaux de la santé et l'American Foundation for AIDS Research

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 18:34

sur Libération

 

Les Suisses l'ont décidé, ils viennent de décider d'interdire les parachutes dorés de leurs patrons dont les salaires seraient désormais fixés par les actionnaires. Lors d’une initiative populaire contre les «rémunérations abusives» dimanche, les Suisses ont voté à 67,9% des voix l’initiative Minder, du nom de son initiateur, et tous les cantons ont dit «oui», ce qui est très rare. En Suisse, les initiatives – un droit donné aux citoyens suisses de faire une proposition de modification de loi – doivent être approuvées par la majorité du peuple et des cantons.

Selon ce texte, quiconque ne se conforme pas à ces nouvelles règles – qui ne s’appliqueront qu’aux sociétés suisses cotées en bourse en Suisse et à l’étranger – pourra être sanctionné d’une peine d’emprisonnement de trois ans au plus et d’une «peine pécuniaire pouvant atteindre six rémunérations annuelles», prévoit le texte de l’initiative.

Cette initiative s’attaque aux «rémunérations excessives» à travers trois principales dispositions.

La durée du mandat des membres du conseil d’administration sera limitée à une année, et certaines formes de rémunérations, telles que les indemnités de départ – communément appelées parachutes dorés – ou les primes pour des achats d’entreprises, seront interdites.

En outre, les rémunérations du conseil d’administration et de la direction devront être approuvées obligatoirement par l’assemblée générale des actionnaires. Concrètement, les actionnaires devront voter chaque année, à l’assemblée générale, la somme des rémunérations qui sera soumise à disposition des membres du conseil d’administration et de la direction.

Trop de parachutes

Apparus aux États-Unis au début des années 1980, les «golden parachutes» devaient permettre d’attirer des dirigeants capables de redresser la situation des multinationales. Peu à peu, les sociétés européennes ont, elles aussi, eu recours à ce dispositif. Mais d’énormes indemnités de départ touchées par certains patrons, indépendamment de leur bilan, ont suscité de vives polémiques.

La prime de départ de 72 millions de francs suisses (60 millions d’euros), que le conseil d’administration du groupe pharmaceutique Novartis avait prévu pour son futur ex-président Daniel Vasella, avait soulevé en Suisse un véritable tollé fin février. Daniel Vasella, qui a été pendant des années le patron le mieux payé de ce pays, a finalement renoncé à ce parachute en or massif.

Les montants astronomiques de certains hauts cadres ont ainsi fini par convaincre quelque 100.000 Suisses de signer l’initiative populaire dite «initiative Minder» du nom de son initiateur.

Thomas Minder a repris en 1999 les rênes de Trybol, l’entreprise familiale dédiée aux produits cosmétiques, et est devenu depuis sénateur UDC (Union démocratique du centre, droite populiste). Mais c’est la faillite de Swissair, la compagnie aérienne qui faisait la fierté de la Suisse, qui a scellé son engagement politique. Quelques mois après la suspension des vols, les Suisses apprennent que Mario Corti, le dernier patron de Swissair, avait touché une avance de 12,5 millions de francs suisses (10,2 millions d’euros actuels) pour quitter son poste chez Nestlé et rejoindre la compagnie aérienne au bord du gouffre.

Excédé, Thomas Minder part alors en campagne et propose son texte, qui devrait donc bientôt faire loi.

Le gouvernement, qui craint que certaines grandes entreprises décident de «transférer leur siège à l’étranger», et la Chambre haute (sénateurs) suisses se sont prononcés contre cette initiative.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:23

L'Express.fr

 

Les jurys populaires en correctionnelle sont-ils condamnés à disparaître? Cette mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy est vivement critiquée dans un rapport remis jeudi soir à Christiane Taubira. Expérimenté dans une dizaine de cour correctionnelle, ce dispositif "se résume en définitive à l'amélioration de l'image de la justice auprès des quelques citoyens assesseurs qui découvrent la réalité de l'activité juridictionnelle", assurent les deux auteurs, Didier Boccon-Gibod, premier avocat général, et Xavier Salvat, avocat général de la Cour de cassation.

L'instauration de deux citoyens assesseurs siégeant aux côtés des trois magistrats pour le jugement de certains délits passibles d'au moins cinq ans de prison devait permettre de durcir les peines, selon l'ancien gouvernement. Ce dispositif est "sans doute le seul moyen de répondre à l'attente forte, pas toujours rationnelle (...), de nos concitoyens d'une plus grande sévérité de notre justice sur la délinquance du quotidien", avait expliqué l'ancien président de la République lors de l'instauration de la réforme. Or, "aucun élément ne permet de penser que les décisions rendues sont plus sévères", écrivent les deux magistrats dans leur rapport. Car les assesseurs, pas habitués à juger leurs concitoyens, ont souvent tendance à s'identifier aux prévenus et ont des scrupules à les condamner.

300 euros par dossier

Ce dispositif déstabilise le tribunal correctionnel dans son ensemble. Seules trois affaires sont jugées en présence de citoyens assesseurs lorsque dans un même temps une douzaine est traitée. "Les appréciations sont diverses sur l'allongement de la durée d'une audience qui varie selon la pratique du président d'audience de 30% à 100%", écrivent les magistrats dans leur rapport. En cause: le temps de formation des jurés, les efforts didactiques de la cour, les délibérés bien plus longs qu'à l'ordinaire. Du fait de l'allongement des délais, cette "réforme qui était censée rapprocher les citoyens de la justice en éloigne d'autres, prévenus et victimes, dont les affaires sont retardées", souligne Didier Boccon-Gibod.

D'autant que cette mesure, censée être indolore pour le budget de la justice, coûterait en réalité environ 300 euros par dossier. "Encore ne s'agit-il ici que du coût direct, auquel il conviendrait d'ajouter, d'une part, un coût induit plus délicat à évaluer (travail supplémentaire du greffe, faible 'productivité' des magistrats professionnels qui, pour le même traitement vont prononcer un nombre moindre de décisions) et, d'autre part, le coût des indispensables audiences supplémentaires qu'il faudra bien", assurent les magistrats.

Jeudi soir, dans un communiqué, la Chancellerie a indiqué que "sur la base de ce rapport, la ministre annoncera dans les tous prochains jours les orientations qu'elle aura retenues concernant le rôle du citoyen dans l'oeuvre de justice". La Garde des Sceaux ne s'est jamais cachée d'être totalement hostile à cette mesure: lors de sa prise de pouvoir, l'une de ses premières mesures a été d'empêcher l'extension de jurys populaires dans les affaires plus graves.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:16

Le Sénat a adopté la proposition de loi d'amnistie sociale déposée par le groupe CRC. Une satisfaction?
C'est une belle victoire et un point marqué par tout le Front de Gauche. Nous portions cette revendication depuis la victoire de François Hollande et nous avions regretté, contrairement à toutes les traditions de la gauche, qu'une loi d'amnistie ne soit pas votée au début de la session parlementaire. L'initiative de notre groupe au Sénat a permis que cette discussion s'enclenche et débouche sur la loi d'amnistie. Elle couvre largement les condamnations dont ont été victimes les syndicalistes durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

«Notre diagnostic de la politique gouvernementale est unanime»Plusieurs amendements socialistes ont quand même restreint le champ d'application du texte… Certains parlent d'une loi a minima.
Mercredi j'ai reçu beaucoup de SMS de syndicalistes concernés et je crois que c'est tout sauf une loi a minima. Les militants pour le droit au logement restent concernés mais pas ceux pour les droits des migrants ou la défense de l'environnement. Nous le regrettons. La proposition va continuer son chemin à l'Assemblée, donc nous allons essayer de convaincre pour avoir une amnistie complète. Mais c'est d'ores et déjà un beau signal envoyé aux syndicalistes.

Ces derniers jours, notamment sur ce texte, Jean-Luc Mélenchon avait vivement critiqué le gouvernement et François Hollande. "Ceux qui ne votent pas la loi ne sont pas de gauche, mais des suppôts du Comité des Forges, du Medef et du CAC 40." Vous partagez ces propos?
Après le vote de mercredi, j'ai surtout envie de souligner que ce point gagné a été marqué par toutes les forces du Front de Gauche. Par Jean-Luc Mélenchon, par moi-même, par notre groupe de sénateurs. Chacun, à sa manière, a contribué à ce succès. Toutes les autres polémiques ne m'intéressent pas.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:52

sur Europe1

 

Le directeur général sortant de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a fustigé vendredi le diagnostic et la politique économiques d'Arnaud Montebourg, pourfendeur de la mondialisation, en estimant qu'il avait "quelques problèmes de GPS". Pascal Lamy, ancien commissaire européen, un socialiste souvent présenté comme ministrable lorsque son mandat à Genève prendra fin le 31 août, a par ailleurs souligné sur RMC Info et BFM TV la nécessité pour la France de "faire de la réforme" pour retrouver de la compétitivité.

 

"Une partie du problème vient que, disons, le GPS des Français est un peu détraqué", a-t-il estimé. Et "s'il y a un exemple de GPS qui à mon avis a quelques problèmes, c'est lui", a-t-il poursuivi alors qu'il était interrogé sur le ministre du Redressement productif, qui a déclaré en octobre dernier que "le bilan du libre-échange mondial proposé par l'OMC est un désastre".

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:01

 

TF1 NEWS

Amériques

Le compte à rebours est lancé : après le difficile accord obtenu tout début janvier sur les recettes du budget américain, il reste aux républicains et aux démocrates à s'accorder sur les dépenses. Faute de quoi, rattrapés par le fameux "mur budgétaire", les Etats-Unis risquent une cure d'austérité brutale.

La première étape du bras de fer avait eu lieu en décembre dernier ; républicains et démocrates s'étaient alors affrontés jusqu'à l'ultime limite, et même un peu au-delà, sur le chapitre difficile du budget américain... et des moyens de réduire un déficit sidéral : plus de 16.000 milliards de dollars. Avec des positions simples et tranchées, les premiers réclamant des coupes budgétaires au nom de la nécessité de réduire le poids du financement public pesant sur la population des Etats-Unis, les seconds arguant de la nécessité d'augmenter les impôts. Un premier round remporté par Barack Obama (et grâce au patient travail de sape de Joe Biden) qui avait réussi à arracher un accord entérinant notamment des hausses fiscales pour les plus hauts revenus. "L'un des piliers de ma campagne présidentielle", soulignait alors le président américain, "était de changer un code des impôts qui était trop favorable aux riches aux dépens de la classe moyenne". Mais le deuxième round s'annonce d'autant plus rude qu'il va porter, cette fois, sur deux enjeux cruciaux volontairement laissés de côté lors de l'accord arraché dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier : le relèvement du plafond de la dette, et les coupes budgétaires.

Et le temps est court. La mécanique budgétaire infernale mise au point à l'été 2011, à la suite d'un bras de fer semblable qui avait fini par coûter aux Etats-Unis leur précieux "triple A" auprès de l'agence de notation Standard and Poor's, va se déclencher dès ce vendredi. Barack Obama réunit donc dans le Bureau ovale dès 10 heures (soir 16 heures, heure française) les hauts responsables de la Chambre des représentants, où les républicains sont majoritaires, et du Sénat, dominé par les démocrates. Une réunion en forme de marathon dont beaucoup redoutent déjà aux Etats-Unis qu'elle ne permette pas d'éloigner la cure d'austérité drastique qui se profile.

Des positions bloquées

Car c'est bien tout l'enjeu de ces discussions. Faute d'un compromis de dernière minute, le gel de 85 milliards de dollars de dépenses publiques, appelé "séquestre", s'appliquera automatiquement jusqu'à fin septembre. Il affectera principalement les dépenses de défense et les programmes sociaux - mais aussi, de manière plus inattendue, l'attente aux aéroports pour les passagers en provenance de l'étranger en raison de restrictions pour les douanes et les contrôles d'immigration. Le budget fédéral sera ensuite sabré de 109 milliards par an pendant les dix prochaines années. Une perspective qui, sur le plan politique, fait un peu l'effet d'une bombe atomique et devait avoir un aspect suffisamment dissuasif pour obliger les deux camps à trouver un accord, coût que coûte. Mais ce qui a fonctionné pour "l'accord du Nouvel An" révèle désormais son plus mauvais côté : pressés par l'urgence, républicains et démocrates avaient alors laissé à plus tard les discussions les plus douloureuses.

Pour les républicains qui ont déjà lâché du lest sur le chapitre des impôts, plus question de réculer. "Le président a déjà eu ses hausses d'impôts", a souligné jeudi le président de la Chambre, le républicain John Boehner. "Combien d'argent voulons-nous encore voler aux Américains pour financer encore plus d'Etat ? Je dis zéro". Mais Barack Obama affiche la même intransigeance et a, lui aussi, lancé les hostilités dès jeudi en faisant endosser aux républicains toute la responsabilité de l'impasse qui se profile. Plutôt que de négocier, ils ont préféré, a souligné le président américain, "menacer notre économie avec un ensemble de coupes budgétaires automatiques et arbitraires qui vont nous coûter des emplois et ralentir la reprise". La veille, il avait avancé des chiffres : "Tant le secteur privé que le secteur public estiment que nous pourrions perdre 0,6 point de croissance économique", avait-il souligné devant un parterre d'hommes d'affaires. "Cela veut dire que moins de consommateurs auront de l'argent. Cela veut dire que l'économie mondiale sera plus faible"

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  • : Coordonne6
  • Coordonne6
  • : Le blog a été créé le 14/06/2007 en vue d'un programme social, économique et politique nettement égalitaire, démocratique et à gauche. Toute présentation sur internet différente de la nôtre -notamment avec de nombreuses publicités- n'est pas de notre responsabilité. L'article fondateur de la coordination suite au 6 mai 2007 est le premier inscrit en date sur ce blog. La rédaction d'un programme arrimé à des principes fondamentaux et écrite en quatre ans est intitulée "programme de A à Z". A la lettre "K" nous sommes keynésiens c'est-à-dire pour le maintien du pouvoir d'achat et d'une saine consommation. Ce qui fait fonctionner normalement le cercle économique. A la lettre "N" nous tentons d'expliciter ce qu'est un "NON" avec un rappel des 55% de votants opposés à l'Europe de 2005. Monique Renouard Bretagne. Nous exprimons nos condoléances à toutes les victimes des attentats avec une grande tristesse en évitant d'exciter la haine et en appelant les gouvernants à ne pas se tromper de cible. 19 août 2017.
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